Good News for you, we give more choice to read good articles, such as: about Abercrombie UK Clothing:Abercrombie UK,about Hollister Clothing UK:Hollister Outlet UK,about Burberry UK:Burberry outlet uk,About Louis Vuitton fr:Louis Vuitton Pas Cher,about canada goose canada:canada goose outlet,ralph lauren fr:ralph lauren pas cher,moncler fr:moncler pas cher, and moncler uk:moncler outlet,ralph lauren uk:ralph lauren outlet online,Polo Ralph Lauren fr:Polo Ralph Lauren Pas Cher,moncler fr:moncler jackets,Hollister fr:Hollister Pas Cher,Louis Vuitton uk:Louis Vuitton outlet UK. Best canada dvd shop Every people like beautiful things, but they donot know how to different.Today, we just show you some good articles to let you know more about beautiful things. first is ralph lauren sale uk, and ralph lauren soldes fr. about winter coats moncler outlet uk, and canada goose outlet canada direct,canada goose uk outlet clothing.doudoune moncler pas cher moncler fr, and goose ca canada goose sale. When you want watch tv, you can buy cheap dvd us,dvd Australia. Play golf, you can visit cheap golf clubs, Golf Sale uk. Women will like fashion bags, Louis Vuitton Outlet UK, and fr Sacs Louis Vuitton Pas Cher, and beats headphone uk cheap beats by dre, fashion clothing hollister outlet uk, and vêtements pas cher Hollister Pas Cher, hollister outlet uk, burberry uk Burberry Outlet. How it popular? we should let you know more information about beautiful things, please read carefully and get some useful things!
Beats By Dre Black Friday Beats By Dre Canada Hollister UK Michael Kors outlet uk ugg pas cher New Balance pas cher new balance 574 pas cher new balance canada New Balance Trainers New Balance Trainers New Balance shoes north face canada north face outlet Isabel Marant Sneakers ugg pas cher Ralph Lauren Paris Ralph Lauren Canada

Voyage au gré du son – Ingrid Obled et son nyckelharpa

ingrid

LVER, mon domicile.

Un beau matin, un mail. « Écoute cette vidéo, tu veux pas faire un article dessus ? ». J’appuie sur « jouer ». Entrée d’Ingrid Obled (prononcez « Oblé ») avec un instrument que je ne connais pas. Ouhaou, poésie, luxe, calme et volupté. Nyckelharpa kesako ? Direction Framabee (j’évite Google parfois). On me répond sur Wikipédia : « instrument-de-musique-traditionnel-à-cordes-frottées-d’origine-suédoise-apparu-au-Moyen-âge-appartenant-à-la-même-famille-que-la-vièle-et-la-vielle-à-roue ». Je respire. Pas très médiévale la musique de la dame en rouge. Direction son site perso. Artiste multicarte, composition, installations sonores et plastiques. Passionnée. Intéressant. Faut que je la rencontre. Un autre mail.

Un autre matin, à une terrasse de café dans le quartier Saint-Cyprien. Une femme en jean arrive, cheveux courts, menue, dynamique et souriante. On se salue, on commande un café. Bon d’accord, le mien était froid, pétillant, parfumé au houblon et alcoolisé, mais chut, ce sera notre secret.

La place est animée voire bruyante, mais le magnéto de mon smartphone vaincra. J’appuie sur « enregistrer ». Et nous plongeons dans la vie musicale d’Ingrid…

rite-pour-pieds-et-chevilles-cinejardin-4r

La Vi(ll)e En Rose : alors pour commencer, êtes-vous toulousaine ?

Ingrid Obled : pas d’origine, mais ça fait 14 ans que je suis dans la région.

LVER : bien adoptée donc.

IO : oui et j’aime beaucoup Toulouse.

LVER : qu’est-ce qui vous a attirée par ici ?

IO : j’ai passé le DUMI (Diplôme Universitaire de Musicien Intervenant, qui sert à enseigner la musique en primaire et maternelle) à Lille où ils étaient très branchés musique contemporaine/improvisée. Ils partaient du principe qu’il fallait expérimenter soi-même avant d’expérimenter avec les enfants, donc on a eu plein d’intervenants vraiment super comme Jean-Léon Pallandre en musique improvisée, Philippe Mion en musique électroacoustique, et d’autres grosses pointures. Du coup j’ai voulu faire de la musique électroacoustique, mais il n’y avait pas de classe dans le nord. Un ami m’a dit qu’il y avait beaucoup de choses à Toulouse du coup je suis venue pour le conservatoire de Toulouse.

LVER : pratiquiez-vous un instrument avant ?

IO : j’ai fait du piano plus jeune, après j’ai étudié la contrebasse au conservatoire d’Amiens. J’ai eu un prix d’ailleurs, donc j’étais plutôt musique classique. J’ai fait de l’orchestre, ce fut une belle révélation. On a monté une fois une pièce de Christian Eloy, un compositeur de musique contemporaine. Je trouvais cette musique très étrange mais ça m’a beaucoup parlé. Ce fut mon premier pied dans la musique contemporaine. Après je suis allé à Lille pour passer le DUMI.

LVER : vous êtes donc partie du classique vers le contemporain et l’improvisation. Comment ça marche la musique électroacoustique avec les enfants ?

IO : (rires) ça marche super bien ! Surtout avant 7 ans. Ils n’ont pas encore d’idées préconçues de ce qu’il faut faire, ne pas faire. De mon expérience, à partir du CP, il y a un début de vie sociale, ils commencent à être un peu gênés par des choses qui leur semblent étranges alors qu’avant, ils adorent. J’ai fait des séances d’écoute allongé de 20 minutes à des petits de 6 ans avec du Parmegiani (musique électroacoustique). Ils ont tripé.

LVER : comment ça marche, les expérimentations, les assemblages sonores avec les enfants ?

IO : j’apportais des objets qui sonnent, par exemples des objets métalliques que j’avais ramené d’une usine par exemple. C’est bien d’avoir différents modes de jeu possibles, des objets qu’on peut frapper, qui font différentes choses. Après j’ai aussi travaillé en individuel ou petit groupe : faire pas fort, plus fort, un peu d’exploration dirigée avec des moments où ils font tout ce qu’ils veulent pour s’approprier l’instrument.

LVER : ça leur permet de développer leur propre langage musical à partir de rien finalement.

IO : oui, en plus ils ont plein d’idées. J’avais exploré plein d’objets et trouvé plein de trucs, ils ont encore trouvé d’autres choses, c’était drôle. Cet atelier concernait surtout les objets qui sonnent, avec une belle résonance, qu’on peut arrêter ou prolonger de la main, avec un bon volume qui permet de jouer fort, pas fort. Ce sont des principes de base pour jouer ensemble, c’est-à-dire s’écouter, la créativité, jouer avec les autres, comment s’écouter, des fois on joue, des fois on ne joue pas et c’est l’autre qui joue. Le résultat est étonnant parfois.

LVER : des idées saugrenues ?

IO : aussi, des choses surprenantes et intéressantes. C’est chouette.

LVER : l’étape suivante fut donc Toulouse, puis le Portugal ?

IO : alors j’ai fait 3 ans au conservatoire de Toulouse pour passer mon diplôme de composition électroacoustique avec Bertrand Dubedout. Nous n’étions que 3 et il y avait beaucoup de matériel c’était très bien. Après j’ai envoyé une pièce que j’avais faite à un concours international au Portugal, j’ai fait partie des 3 lauréats.

LVER : c’est bien sur un CV !

IO : oui, quand on travaille beaucoup ça donne de la confiance, j’en manquais beaucoup. Même si on sait que c’est ça, la musique, qui nous fait vibrer, c’est sympa d’avoir des retours.

LVER : la musique électroacoustique n’est pas un genre très connu, et l’accueil n’est pas toujours facile, comment ça se passe au niveau du désir de faire écouter, de produire, de la diffusion ?

IO : justement la diffusion est très importante. Il y a un dispositif avec plusieurs haut-parleurs sur différent canaux. En studio, on travaillait en stéréo ou en 4 pistes, certains travaillent même sur 8 pistes ou plus. En concert parfois je travaillais avec jusqu’à 14 haut-parleurs qui ont des textures différentes. Souvent les haut-parleurs graves sont placés au sol et plutôt au fond, il y a des haut-parleurs suspendus et tout autour. Je crois que dans cette musique la spatialisation c’est vraiment important. Dans les gens qui découvrent certains n’aiment pas, mais beaucoup aiment, il y a un côté magique avec tous ces haut-parleurs. Il y a des effets très intéressants, par exemple des sons qu’on localiserait à un endroit précis avec l’oreille alors qu’il n’y a rien, les haut-parleurs sont plus loin. Ça crée un espace.

LVER : je me souviens de concerts d’électroacoustique, les sons venaient de toutes les directions ou bougeait, on se sentait trimbalé dans l’espace, c’était grisant en effet. Du coup vous travaillez avec des ingénieurs du son ?

IO : il y a toujours quelqu’un pour les concerts que j’ai fait au conservatoire. Pour un que j’ai fait au Ring, c’était en partenariat avec Eole, un collectif de compositeurs contemporains en résidence à Odyssud à Blagnac. J’avais été aidé par François Donato qui est aussi compositeur. C’est bien d’être aidé par quelqu’un en fait, pour réfléchir ensemble selon les salles, où est-ce qu’on met quoi. Après faut tester ! Les acoustiques changent selon les salles.

LVER : il y a une grosse partie technique pour les concerts ?

IO : oui, comme il y a beaucoup d’amplitude dans les pièces électroacoustiques, des très très graves, des très aigus, il faut être capable de jouer avec des haut-parleurs capables de rendre ce spectre.

LVER : d’après votre site vous composez pour des spectacles ?

IO : oui, notamment avec la compagnie du Rêvoir fondée par Céline Verdier. Ils ont un super projet de création de Rêvoir. Ils font des collectes de rêves nocturnes écrits auprès des gens et font des spectacles éphémères. C’est beau et très touchant d’avoir ces confidences.

LVER : et ce sont les gens qui ont donné leurs rêves qui viennent ?

IO : oui, mais pas qu’eux. D’autres sont curieux aussi.

LVER : qu’est-ce que ça provoque comme réaction ? Les rêves sont parfois des choses intimes.

IO : c’est vrai. Après, d’écrire et de donner quelque chose, la démarche est déjà acceptée. La réaction dépend du rêve. En tout cas, ça les touche.

LVER : au niveau sonore quel est votre travail ?

13925138_287474001615388_5999110763027329799_nIO : ce qu’il y a de bien avec eux c’est qu’il n’y a pas de place précise, tout le monde fait un peu tout. Je ne suis pas comédienne, forcément je dis moins de texte, mais j’en dits quand même. Bon je suis toujours accompagnée par des comédiens. La dernière fois nous étions 4, un faisait de l’électronique, et moi de la contrebasse, de l’accordéon et du nyckelharpa.

LVER : justement venons-en au nyckelharpa. Comment avez-vous découvert cet instrument ?

IO : je suis allée voir en concert les Möng, un duo féminin. L’une fait du nyckelharpa, l’autre de l’accordéon/percu et chante aussi. Elles ont pas mal d’influence d’Europe de l’Est. Elles chantent des chansons dans un langage qu’elles ont inventé pour exprimer des émotions. La première fois que je les ai vues en concert je suis tombé amoureuse de cet instrument, ça m’a fait quelque chose. Du coup je suis allé voir sur internet où est-ce qu’on peut en trouver. Il y a un luthier en France, Jean-Claude Condi à Mirecourt dans le nord-est. Ensuite j’ai rencontré Eléonore Billy qui est une spécialiste du nyckelharpa en France. Elle a fait des études en Suède, fait de la musique suédoise, c’est une pointure. Je suis montée à Mirecourt, j’ai fait un stage de 2 jours avec d’autres personnes, j’en ai profité pour louer un nickelharpa. Puis je suis descendue et j’ai appris un peu toute seule.

LVER : autodidacte donc ?

IO : oui, j’avais fait déjà beaucoup d’années de conservatoire, j’avais envie d’apprendre toute seule (rires).

LVER : c’est une approche différente de la musique il me semble. Peut-être plus intime ?

IO : oui. En tout cas en contrebasse, au sortir du conservatoire je ne savais pas faire autre chose que de la musique classique, j’ai dû me réapproprier l’instrument. Désapprendre pour réapprendre. Ce qui était bien avec la musique improvisée, c’est que ça m’a fait chercher d’autres sons, ça m’a ouvert l’angle opposé, ça m’a permis de faire de la chanson, du jazz, d’autres musiques plus intermédiaires que l’improvisation pure sans grille sans rien.

LVER : quel type d’improvisation ? Qu’est-ce qui vous a attirée, quel genre ?

IO : c’est à l’époque où j’ai connu la musique électroacoustique. Je trouvais ça génial car ce qu’il fallait développer comme écoute c’est une musique de l’instant. Même si c’est une écoute qu’il faut développer tout le temps, même quand on joue des morceaux qu’on connait. Sauf que là comme on ne sait pas ce qu’on va faire la seconde d’après, il faut bien être à l’écoute et de soi et des autres et chercher d’autres sons. On a le plaisir de rechercher d’autres palettes de jeu, de textures, ce qui se fait aussi beaucoup dans la musique contemporaine.

LVER : on vous a découvert grâce à votre belle vidéo de nyckelharpa, était-ce de l’impro, une compo ?

IO : c’est parti d’improvisations, puis j’ai enregistré. Il y avait des choses que j’aimais vraiment dans les enregistrements, que j’ai gardé et posé, comme les boucles par exemple. Beaucoup d’essais, et on arrive au morceau final.

LVER : ça porte un projet ? J’ai vu que vous jouiez en appartement, qu’est-ce que c’est ? Des concerts privés ?

IO : pas forcément. Ça peut être des gens qui veulent organiser un concert chez eux, ils choisissent s’ils ouvrent à tout le monde ou à un public sélectionné selon les capacités d’accueil. Ca commence à se faire de plus en plus. C’est très chouette, on est près des gens. Je ne vais pas faire que ça, mais pour l’instant c’est ce qui s’est présenté. Je suis aussi en train de démarcher d’autres salles. Certains auditeurs m’ont demandé si j’avais un disque.

LVER : une actu prochaine donc ?

IO : un concert le 15 septembre au Caméléon à Toulouse. Pour le disque, les spectateurs m’ont parlé du crowdfunding. Je vais peut-être le faire. La vidéo est un petit extrait en fait. Je propose un concert de 50 minutes, un solo avec des pauses et des respirations. C’est un voyage avec des choses qui apparaissent, qui disparaissent. Je voulais sortir du format court «4 minutes».

LVER : c’est vraiment ce que j’ai ressenti en écoutant l’extrait. Ca m’a rappelé dans un autre genre Klaus Schulze dont chaque concert est unique. Il travaille sur des pièces improvisées avec des synthétiseurs de 10 à 40 minutes et on a l’impression d’un paysage qui se déroule. Utilisez-vous des effets électroniques ? J’ai remarqué des variations de timbres, notamment au niveau des harmoniques vers la fin de la vidéo.

IO : non. J’utilise ça à plusieurs moments dans les concerts, et c’est vraiment naturel. C’est un instrument riche, je me disais en créant ce solo qu’il y a déjà tellement de choses à faire sans effets. Je trouvais dommage d’en rajouter, c’était plus marrant de trouver ceux naturellement présents. Même au niveau des boucles, j’ai joué sur les superpositions de carrures pour que se créent des décalages, qu’on sorte de la structure de la boucle, pour brouiller les pistes.

LVER : les boucles sont préexistantes ?

IO : l’enregistrement sur les loopers (appareil rejouant des phrases en boucle) se fait en live.

LVER : pour revenir sur la sonorité, ça ressemble un peu à un vielle à roue, mais en moins sec, en plus brillant avec des graves plus ronds aussi.

IO : le nyckelharpa est apparu en Suède à la période où la vielle à roue apparaissait en France. C’est un peu comme un alto à 4 cordes, avec en plus 12 cordes sympathiques (cordes qu’on ne joue pas, qui vibrent en résonance avec celles qu’on joue) en dessous. Ces 12 cordes sont accordées chacune sur une des notes de notre gamme occidentale. Quand je joue une note, elle fait vibrer la corde sympathique correspondante, ce qui donne une brillance et une réverbe naturelle.

LVER : du coup, est-ce que vous avez approché la musique folklorique ou médiévale ?

IO : seulement avec mon stage d’apprentissage de 2 jours. Très rapidement. J’ai préféré m’approprier l’instrument et faire ma propre musique avec. Il y a déjà des spécialistes qui font ça très bien et moi je fais autre chose.

LVER : d’accord, vous êtes dans une démarche de sonorité donc. D’une certaine façon, ça donne une nouvelle vie à cet instrument. Du coup quelles sont vos influences pour la composition ?

IO : Parmegiani en musique électroacoustique dont je suis fan. Steve Reich en musique répétitive, en particulier Piano phase que j’ai adoré. Après j’aime bien beaucoup de choses comme Ibrahim Maalouf qui est un jazzman bien connu, le trio contemporain Journal intime, Olivier Mellano, les musiques de film… Et j’aime beaucoup le silence aussi. Il y a des périodes ou je fais ou écoute beaucoup de musique, des périodes où j’en écoute pas du tout. Voilà en gros mes influences, il y a beaucoup de gens qui font des trucs super.

LVER : et il y a vous.

IO : merci ! Il faudra venir alors.

LVER : comptez sur moi !

Ma bièr… pardon mon café était terminé depuis un bon moment. Nous discutâmes un bon moment sur d’autres sujets. Mais cela sera peut-être un autre épisode !
En attendant, nous te conseillons vivement de suivre l’actualité de cette artiste de talent et d’aller l’écouter le 15 au Caméléon à Toulouse. La poésie et le rêve seront au rendez-vous, et si on s’y croise, on pourra peut-être même boire une bière !

Solo de nyckelharpa (et looper)

Jeudi 15 septembre à 20 h 30 (annulé et reporté, plus d’informations prochainement)
Tarifs : participation libre et nécessaire
Renseignements ici et .


Mardi 20 décembre
#7 Concert en appartement chez Alex’ – Toulouse
réservation par mail (obled.ingrid@gmail.com) – sur réservation uniquement

Crédits vidéo Ouahide Dibane, Des ponts à la place des murs – prise de son, Sylvain Chateauvieux, Sonphonor – lieu prise de son, La Baleine – montage son, Ingrid Obled

Tu aimeras sûrement aussi...

Pas de commentaire

Un commentaire à faire ?