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Christelle Richard-Dauphinot, photographe de comptoir dans la ville rose…

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21743215_1645157058891542_3314810785523663660_nJ’ai passé mes jeunes années à construire des cabanes, sous les draps, sous la toile cirée d’une table de jardin, ou prétextant des expéditions robinsonnes. J’ai réactivé cette passion enfantine par la photographie, en dressant un inventaire ludique et compulsif de ces petites constructions rudimentaires et anonymes. Mes images restent soigneusement naïves. Mes trouvailles sont le fruit d’une pérégrination buissonnière, le long des routes, au fond des bois, par-dessus les clôtures de jardin, en bord de mer ou au-delà du cercle polaire. Je multiplie les destinations souvent dans la seule intention de cueillir des cabanes, comme d’autres vont aux champignons.

Christelle Richard-Dauphinot est une artiste plasticienne et photographe de 46 ans. Elle vit à Toulouse depuis de nombreuses années. Son appartement lui ressemble. Il y a de l’orange partout, elle a les cheveux soleil et le sourire éclatant. Il y a des cadres, des photos, des bibelots, des souvenirs. Partout. Elle est multiple.
Plurielle, la fille aux cabanes passe aussi du temps dans les cafés de la ville rose et t’invite à découvrir sa nouvelle expo Photographies de Comptoir. Viens, je te la présente !

La Vi(ll)e En Rose : Comment as-tu commencé la photo ?
Christelle Richard-Dauphinot : On ne m’a pas offert un appareil photo quand j’étais adolescente, je ne suis pas allée révéler ni fixer dans un labo photo argentique durant ma jeunesse. Je viens des arts plastiques. C’est avec mes premiers salaires d’enseignante que j’ai fait l’acquisition d’un reflex argentique, d’abord pour faire des reproductions diapo d’œuvres d’art que j’allais projeter en classe, puis à des fins de création personnelle. Je m’autorise enfin à avoir cette seconde passion, jusqu’à acquérir un œil bionique, à penser photo.

LVER : Quels appareils photo utilises-tu ?
CRD : Je suis passée au numérique avec le reflex Nikon D5100, qui n’est pas un bolide mais qui me suffit. L’étape suivante pour un photographe est souvent l’acquisition d’un reflex plein format, plus cher, plus lourd, plus performant. Impossible pour moi, car mon handicap moteur ne me permet de transporter et manipuler une telle machine. C’est l’année dernière je me suis rendue à l’évidence que je sortais de moins en moins avec mon reflex. J’ai décidé de prendre le contre-pied du problème, et j’ai trouvé la solution dans le Sony DSC-RX100, un petit compact expert, de ceux que l’on peut débrayer en manuel, de ceux avec lequel on reste en fichier raw. Il est tout le temps dans mon sac. C’est grâce son potentiel technique et de sa discrétion que j’ai élaboré la démarche artistique qui a aboutit à l’exposition Photographies de Comptoir.

LVER : Quelle est la photo que tu préfères ? Ou que tu aurais aimé prendre ?
CRD : Une photo célèbre m’a toujours fascinée : Gun 1, New York, 1955 de William Klein. Me fascine cette brutalité feinte, cette complicité entre le jeune garçon et le photographe, l’effet miroir entre ce pistolet et l’objectif. En 2001, Klein a procédé à un agrandissement de la planche contact, sur lequel il est intervenu avec de la peinture rouge. Cela me renvoie à la question des allers-retours possibles entre photographie et peinture.

LVER : Quelle est la photo dont tu es la plus fière ?
CRD : C’est une photo issue de ma série des cabanes, prise à l’arrache au 300 mm, en poussant les ISO. Oui, cette compulsion de la cabane, emblématique du souvenir d’enfance, qui parle à tout un chacun, me poursuit depuis bientôt 20 ans. Tu l’as compris, Photographies de Comptoir  est une rupture par rapport ce thème.

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LVER : Quels sont les endroits où l’on peut te croiser dans Toulouse ?
CRD : J’aime boire un café allongé au bar le Matin, aux Carmes. Passer quelques soirs d’été à la Guinguette, quai de Tounis. Écouter longuement le bruit de l’eau au Bazacle. Je boycotte Amazon et préfère arpenter la librairie Ombres Blanches. Et aussi passer rue de la Concorde chez Anthony, mon tireur photo du Studio Profil.

Avec ou sans sucre ?

Ce qui est nouveau avec Photographies de Comptoir, c’est que j’annonce la couleur sur mon handicap moteur, que cette caractéristique est une partie prenante assumée dans les prises de vue, qui sont toutes faites en position assise. J’invite donc le lectorat à réfléchir sur les impératifs d’adaptation propre aux personnes handicapées, qui se révèlent souvent être des handicapables…

Ayant des difficultés pour se déplacer, Christelle choisit de faire de la Street Photo à sa manière : elle s’installe dans les cafés toulousains et sort discrètement son appareil.

Les prises de vue dans les cafés toulousains ont duré une année, pendant laquelle personne ne s’est rendu compte que je prenais des photos. Je n’ai jamais porté le viseur à mon œil, préférant poser l’appareil et contrôler par l’écran. J’avais l’air d’une blonde qui visualisait des photos déjà dans la boîte.

Avant d’intégrer le collectif le Cactus ça pique, elle photographiait juste pour elle. Voyeuse et voleuse de ces instants éphémères à l’intérieur ou en terrasse des cafés. Puis quand l’expo se décide, se pose alors la question de l’autorisation d’image.

Lorsque s’est finalisé le projet, j’ai dû repérer tout de suite les images susceptibles d’être exposées, et aller voir les figurants et leur dire presque invariablement «Bonjour, je suis photographe, j’ai pris une photo dans laquelle vous figurez. J’ai un projet d’expo au bar Le Cactus, j’aurais besoin de votre autorisation, pour peut-être exposer cette image. Puis-je vous la montrer ?» Je n’ai pas essuyé de refus.

Une fois, au café de la Concorde, sa demande fait beaucoup rire un ami de la figurante qui lui dit en partant «Je te laisse avec cette histoire de photo». Effectivement, elle ne s’était pas présentée, mais en lisant son adresse mail, Christelle s’aperçoit qu’elles sont en contact Facebook, et qu’elle est elle-même une photographe travaillant au Château d’Eau. Toulouse est un village.

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L’expo pour tout le mois d’octobre

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Photographies de Comptoir

Christelle Richard-Dauphinot fait partie cette année du collectif de photographes Le Cactus ça pique : 11 photographes qui investissent , chacun-e un mois, les cimaises du bar Le Cactus.
Elle a choisi d’investir le thème de la vie de café : du fait de son handicap, elle ne peut sortir en ville ni pour le lèche-vitrine, ni pour faire de la street photo avec un reflex. Munie d’un appareil discret, elle se plante dans un café, assise, et elle observe. L’air de rien, elle fait de la « photographie de comptoir ». Elle entretient le métissage entre un public populaire, ici avec un effet miroir, et le milieu photographique toulousain.
L’ événement est inscrit dans le label Une saison Photo à Toulouse.

Le vernissage aura lieu jeudi 5 octobre de 19 h à 22 h 30. Le Cactus se situe au 13 boulevard Lacrosses, à quelques pas du métro Compans Cafarelli.

Christelle sur la toile

Son site La Fille aux Cabanes et sa page Facebook.

Cet auto-portrait c’est tout à fait elle. De l’orange. De l’humour. Et un aperçu de son appartement kitch et chic.

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