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Rencontre à l’Orangerie

MUZA3-Rochemontès-14-02-2016©Céline-Lamodi-1024x683

Le 14 février dernier, alors que certains roucoulaient au restaurant, La Vi(ll)e En Rose a choisi de roucouler au son du piano de Muza Rubackyté à l’Orangerie de Rochemontès.

Un concert prestigieux, car la pianiste nous offrait la primeur de son nouveau récital ! Du caviar pour les oreilles : du Schumman, du Prokofiev, du Čiurlionis joués avec la délicatesse, le charisme, la puissance et la virtuosité de l’artiste. Autant te dire que si tu as raté son second passage à l’Orangerie, nous te conseillons fortement de guetter le suivant !

Avant de s’envoyer les oreilles au 7ème ciel, LVER a fait une rencontre intéressante, celle d’Eric Callégari, accordeur et loueur de piano. Un rôle de l’ombre lors des concerts, mais essentiel. Lors du concert, la température s’est promenée plusieurs fois entre le soleil et la grêle, perturbant la mécanique et les cordes du piano. Heureusement Eric était là lors de l’entracte pour empêcher que des fausses notes ne gâchent notre plaisir. LVER s’est approchée de cet homme fort sympathique à l’accent bien de chez nous et lui a posé quelques questions.

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Eric Callégari en action

LVER : bonjour Eric, depuis quand et où exercez-vous ce métier  ?

Eric Callégari : ça fait 35 ans maintenant. Je suis basé sur Auch et rayonne dans la région.

LVER : depuis combien de temps travaillez vous avec les Concerts à l’Orangerie ? Avez-vous déjà travaillé avec Muza ?

EC : depuis le début, ça fait 4 ans. C’est la deuxième fois que je travaille avec elle à l’Orangerie, c’est aussi arrivé une autre fois sur Auch.

LVER : est-ce que vous vous occupez d’autres instruments ?

EC : que de piano, mais je ne fais pas que les accorder : je les entretiens et je restaure des pianos anciens du début du XXème, fin XIXème. On garde le corps du piano et on change les points de frottement, d’usure, les feutres, on vérifie les axes. Un piano est avant tout une mécanique, quand on joue, elle s’use.

LVER : la facture de piano vous a intéressé ? Qu’est-ce qui vous a dirigé vers l’accord et l’entretien de l’instrument ?

EC : La facture de piano se fait dans des unités de production, c’est de la manufacture, de la petite industrie. Il faut des machines, un outillage précis pour ça. J’en ai fait puisque j’ai appris mon métier dans une usine. Il y a quelques rares personnes qui font de la facture de piano seulement, mais généralement les gens comme moi restent sur l’entretien, l’accord et la restauration.

LVER : vous occupez-vous d’instruments similaires ? Comme les pianoforte par exemple ?

EC : il m’est arrivé de m’occuper de pianos très anciens comme des pianoforte du début du XIXème. Mais ça reste très rare, c’est une niche même si depuis quelques années on entend de nouveau quelques pianoforte ou pianos anciens. Souvent ce sont des instruments qui ont été refabriqués à l’identique plutôt que restaurés. Dans un piano il y a des contraintes, les cordes exercent plusieurs tonnes de tension. Sur des pianos très anciens, ça peut beaucoup les déformer. Comme les cadres sont en bois car il n’y a pas d’armature au début du XIXème, c’est donc trop compliqué à restaurer.

LVER : quelle est la durée de vie d’un piano à peu près ?

EC : ça c’est très compliqué à dire. Si on prend par exemple ce piano à queue Steinway, s’il est joué 4 heures par jour de façon intensive, au bout de 10 ans on va devoir changer les marteaux, les feutres, les cordes et il va repartir pour 20-30 ans. Un piano comme ça peut durer 100 ans, et même au delà, on en restaure des plus anciens parfois. Ça ne dure pas aussi longtemps qu’un violon, mais ça peut durer quand même.

LVER : quels sont les requis pour la formation ? Une oreille exceptionnelle ?

EC : non, l’oreille de l’accordeur est une oreille technique, pas une oreille de musicien. En fait tout le monde est capable d’entendre ce qu’il faut pour accorder, c’est juste qu’on ne vous a jamais mis l’oreille dessus. Donc quand on apprend l’accordage, on apprend à écouter des choses très spécifiques : des différences de fréquence qui émettent des battements. On apprend à les identifier, les gérer, les quantifier.

LVER : quel genre d’accordage utilisez-vous ?

EC : en général on utilise le tempérament égal. Il n’y a qu’en musique ancienne qu’on va utiliser des tempéraments plus spécifiques. Le tempérament égal lui, permet de jouer dans toutes les tonalités sans que ce soit vilain à l’oreille. Quand on utilise d’autres tempéraments, on va pouvoir jouer avec une ou deux altérations, si on veut en rajouter, on est obligé de modifier un peu.

LVER : les pianistes vous demandent-ils parfois un son particulier ?

EC : on amène un piano qui est ce qu’il est, mon rôle c’est de le maintenir au top. Un piano a son son, sa vie, son âme, ce qu’il faut c’est que la mécanique marche bien. Là où on intervient c’est sur l’harmonisation, c’est à dire sur le timbre du piano. Par exemple les marteaux qui tapent sur les cordes sont en partie en feutre, à force de jouer ils peuvent se tasser un peu et le piano avoir un son un peu plus dur. A nous d’égaliser ça, de le rendre un peu plus doux. De temps en temps on intervient pour changer des pièces. Après les pianistes, quand ils vont faire un enregistrement par exemple, peuvent faire venir un piano particulier parce qu’ils ont trouvé le son très beau, ou une certaine marque ou modèle. En ce qui me concerne, je ne me balade pas avec 10 pianos dans le camion. Bien que ça puisse arriver quand même dans certains grand festivals. Il y a plusieurs pianos et le pianiste peut en choisir un en particulier. Après c’est aussi une question de budget.

LVER : on a tendance à imaginer un accordeur sachant bien jouer. Est-ce vous jouez du piano vous-même ?

EC : Au clair de la lune en version améliorée, ha ha ha ! C’est ce que je disais tout à l’heure, accorder un piano, c’est technique. Le musicien va avoir une demande et nous apportons un réponse technique à ça. Depuis 20 ou 30 ans, les accordeurs sont tous plus ou moins un peu musiciens, mais moi j’ai appris avec des gens qui ne jouaient pas une note. Et quand je dis pas une note, c’est pas une seule ! Autrefois, les accordeurs étaient seulement des techniciens. Dans les usines de piano, on n’en jouait pas. Après le fait de jouer peut éventuellement permettre de comprendre certaines petites choses, mais ce n’est pas indispensable.

LVER : ça ne vous a pas tenté, en vous occupant d’un instrument, d’aller un peu plus loin ?

EC : disons que du piano, j’en joue et j’aime ça, mais si j’étais pianiste professionnel, je ne serai pas accordeur.

LVER : en effet, ce sont finalement deux approches différentes du même instrument. Qu’est-ce qui vous a fait choisir ce métier ?

EC : un jour quand j’étais gamin, je faisais un peu de musique, et un monsieur m’a dit «Tu sais il y a un beau métier c’est réparer les instruments de musique». C’est rentré dans une oreille, c’est resté au milieu du cerveau et ça n’est jamais ressorti. Après j’ai cherché à me former et ça s’est fait comme ça. Je ne savais pas du tout ce que c’était, chez moi personne ne faisait ça, on n’était pas du tout dans le milieu. Après j’ai appris le métier, je me suis installé à mon compte, j’ai fait de l’entretien, de la restauration pour les particuliers. Pour la partie concert, ça fait une quinzaine d’années que je fais ça.

LVER : j’imagine qu’ensuite vous avez rencontré pas mal de musiciens ? Une rencontre en particulier ?

EC : oui en effet depuis qu’on fait les concerts, on rencontre énormément de musiciens. Une chose qui m’a éclaté, c’est de travailler pour des pianistes que j’écoutais quand j’avais 17 ou 18 ans. A l’époque où je commençais à écouter beaucoup de musique, des pianistes comme Bruno Rigutto, Jean-Philippe Collard m’ont fait découvrir plein de choses. Travailler pour eux plus tard, c’est quelque chose !

LVER : un petit mot sur la musique, quel genre écoutez-vous ?

EC : j’écoute énormément de musique classique, de Bach à aujourd’hui, beaucoup de piano parce que j’aime ça, mais également des quatuors, des symphonies ou d’autres encore.

Eric Callégari a de splendides pianos Steinway de toutes tailles et autres qu’il loue dans toute la région, son site internet est par ici. Il les transporte SEUL, même les plus gros et fragiles, avec une espèce de machine qui les met sur la tranche, il les monte sur les scènes les plus acrobatiques et les range dans son camion. Puis il les prépare, les chouchoute en fonction du pianiste, du répertoire, les accorde avant la répétition et les retouche juste avant le concert. Son rôle, bien que discret est primordial car un mauvais piano peut ruiner un concert. En revanche, un bon piano ne fera pas de miracle sur un mauvais pianiste. Mais Catherine Kaufman-Saint-Martin est là pour sélectionner les meilleurs.

Marc-CoppeyLiana-Gourdjia-e1453734253830-350x350A venir pour cette 4ème saison « Honneur aux Dames », le 10 avril, un duo de violon et violoncelle composé de Liana Gourdjia et de Marc Coppey, nous interprétant des suites, sonates et inventions de Bach, Ysaÿe et Mozart.

Violoncelliste reconnu mondialement et à la discographie éclectique, Marc a récemment enregistré les 6 suites pour violoncelles de Bach pour Arte.

Liana est une violoniste prodige venant de Russie. Célèbre depuis ses 6 ans, elle joue dans des occasions ou des lieux prestigieux comme les jeux olympiques d’Atlanta, l’Unesco à Paris, pour le pape Jean-Paul II au Vatican.

Les deux musiciens joueront tour à tour des pièces de soliste et des duos. LVER y sera pour découvrir leur talent, ainsi que celui des compositeurs. Tu viens avec nous ?

Informations pratiques

Dimanche 10 avril à 16 h 30

Tarifs : 24 € – étudiants 15 € – gratuit pour les moins de 10 ans

Programme et renseignements ici. Réservations .

05 62 72 23 35 – cskm@orange.fr

Orangerie de Rochemontès – Route de Grenade 31840 Seilh

Crédits photo Muza Rubackyté ©Céline Lamodi

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