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La Vie en rose de Kurar, chaman du Street art

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Photo d'Aurélien, alias Kurar, prise par J-L. Gorce

Photo d’Aurélien, alias Kurar, prise par J-L Gorce

Quand Aurélien aperçoit pour la première fois des fresques alors qu’il voyage en train, c’est une évidence, comme un coup en plein cœur. « J’avais à peine 15 ans… Et je me suis dit : je veux faire ça ».

Un indien dans la ville

Aujourd’hui, c’est lui qui percute, qui désarme, qui fige avec ses œuvres : il se rebaptise Kurar. « Cela vient de Curare, qui est un paralysant puissant utilisé par les Aborigènes et les indiens d’Amérique du sud. Je l’ai orthographié à ma façon pour avoir des lettres plus intéressantes à travailler. Ce blase fait un peu old-school maintenant, mais à l’époque, c’était ce genre de nom… Ça me fait sourire ».
Le jeune artiste commence à faire du graff de façon amateur dès l’adolescence. Nous sommes à la fin des années 90. Il s’initie à différents style : fresque, vandale, pochoir… Plus de 10 ans après, il s’essaie à la toile et ses œuvres sont exposées, à Clermont-Ferrand, sa ville natale.

Une montée en flèche

C’est le pochoir qui finit par retenir toute son attention. « J’ai ensuite décidé de pousser cette technique au plus loin de ce qu’elle peut offrir. Les expos à grande échelle se sont multipliées, en France, puis en Europe, et pour finir partout dans le monde. Voir ses toiles accrochées à côté de celle de Cope2 , qui est une légende du graff, dans une galerie New yorkaise, c’est particulièrement énorme. J’ai travaillé avec des galeries de plus en plus prestigieuses, j’ai également fait mes premières ventes aux enchères chez Cornette de Saint Cyr. Et je continue dans cette dynamique aujourd’hui ! »

Un parcours qui laisse rêveur… Pourtant, Kurar le reconnaît volontiers, le chemin n’a pas été sans embûches. Lui qui vient de la classe moyenne, d’une famille peu sensible à l’ouverture culturelle et qui ne considérait pas le graffiti comme une expression artistique, il a connu « toutes les difficultés que l’on peut imaginer… Le doute sur mon travail, la volonté de proposer quelque chose de vrai, et de novateur, persévérer malgré les obstacles… » Mais il ajoute qu’il n’aurait changé de voie pour rien au monde : « En ce qui me concerne, je suis un vrai passionné par le mouvement du graff, depuis plus de 15 ans. Donc je ne pouvais pas faire autre chose ! Je cherche toujours à détourner le quotidien pour en faire le sujet d’une toile… ça me prend l’esprit tout le temps. »

Un œil de sioux

Touché très jeune par le Street art, Kurar fait souvent se promener des enfants sur ses toiles. « Elle symbolise l’innocence, et à la fois l’avenir. C’est à ce moment-là que tout se joue. » Spectateur de la société contemporaine, il tient à en dénoncer les multiples dérives par un travail de superposition d’époques : l’évolution des mœurs, les excès, sont mis en relief par  un mélange entre l’univers des années 20 et le monde actuel.
Pour capter très vite l’attention, ses toiles sont toujours dans les tons de gris, avec des touches de couleurs vives qui guident le regard vers des détails liés à la compréhension globale de la toile. «Il y a toujours un message, ou une morale à tirer de ce que je propose. »
On comprend que la rapidité de lecture soit essentielle pour ce genre d’expression, d’origine urbaine. L’impact doit être immédiat, pour que « les gens prennent ensuite le temps de réfléchir et de sourire quand il ont perçu le message ».

« Les techniques sont toujours les mêmes : pochoirs, peinture acrylique et aérosol. L’objectif de cette toile était de mettre le doigt de façon claire et direct sur le pouvoir de la télévision. La toile s’appelle Et la lumière fut, je fais volontairement le parallèle avec la religion, l’enfant est en train de prier devant la télévision qui lui délivre une lumière divine une vérité indiscutable… inquiétant. »

« Cette toile fait partie des dernières produites. Je l’aime particulièrement car je la trouve très subtile, et bien dosée. Il y a ce mélange de provocation, d’innocence, de sens, et d’esthétique qui est très difficile à trouver avec justesse. Ici je voulais mettre en avant le coté malicieux de l’enfance, mais aussi l’innocence du geste. »

« Cette toile pose une question simple : quel monde allons-nous laisser derrière nous ? Corruption, pollution, droits de l’homme, famine, etc… La liste est longue. Les générations futures n’auront certainement pas la vie belle malheureusement. »

« Les enfants ont totalement repeint et transformé ce musée, ils en ont fait un mur d’expression directe et spontanée ! C’est un visage malicieux de l’enfance que je voulais montrer. Mais cela met aussi l’accent sur le fait que l’art contemporain urbain, ou le Street art, rentre dans les galeries et les musées de façon récurrente maintenant. Il s’agit de la nouvelle école. »

  « Je voulais jouer sur l’ignorance et la stupéfaction de l’enfance. Ici l’ombre de la fillette, issue d’un pays développé, ne renvoie pas la colombe et l’image de la liberté comme elle l’aurait pensé. En effet il existe des pays ou les libertés sont bafouées »

 « Le but de cette toile, qui est un peu plus dur que les autres, et de mettre l’accent sur la société de consommation. Le code barre fait office de barreaux pour la fillette qui est emprisonnée. Dès le plus jeune âge, nous sommes tentés, et formatés pour consommer sans limite… Nous sommes prisonniers des biens matériels que nous possédons. C’est une course sans fin, ou le bonheur n’est pas au rendez-vous. »


Vers une vie… encore plus colorée

Que souhaiter à ce jeune talent ? « Mes projets sont de poursuivre mes recherches, de pousser mes techniques encore plus loin, d’être toujours plus créatif. Ce serait bien de faire de gros murs publiques, et des collaborations avec des artistes que j’apprécie. De continuer à travailler avec des galeries intéressantes, et mettre en place de beaux projets d’exposition personnelle. » Dans la ville rose, pourquoi pas ? Kurar se dit tout à fait intéressé. Note-le !

Où admirer les œuvres de Kurar ?

Les galeries qui exposent ses toiles :

La galerie NUNC à Grenoble expose Kurar tout le mois de septembre. Tu viens ?

Tu peux aussi faire un tour du côté des galeries LA BOHEME, URBAINE, ONEGA, NUNC.

A La Reunion et Vichy : galerie ART FACTORY

En Belgique : galerie Andy Marhol

En Allemagne : galerie KELLERMANN

A New York : galerie ARTEMISIA

Partout dans le monde : galerie BARTOUX

Sinon, tu peux zyeuter depuis chez toi, sans bouger, son site perso  

Et enfin, voici Kurar en action, pour le projet « Tag my bag » de la marque East Pack :

Nathalie Gautreau
www.gautreauteur.com

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