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Llinares met Satie dans les cordes – Guitare Vs Piano

Satie-Llinares-CDParaty

Point de boxe, ni de catch ! Encore moins de free-fight, pour cette rencontre au sommet entre le pianiste le plus épuré du XXème siècle Erik Satie et le guitariste classique Sébastien Llinares dont l’idée follement originale est de transcrire pour les cordes pincées les célèbres Gymnopédies, les Gnossiennes mais aussi les étonnantes Parade ou Españaña !

Cadeau bonus de ton webzine préféré : un dyptique numérique et digital s’offre à toi, avec la mise en regard du présent entretien avec celui du luthiste Marc Loopuyt. Dans les deux cas on y parle de jouer avec un accent, d’articulation et de projection, avec la même passion brûlante pour l’instrument à cordes. Si tu ne l’as pas lu, lecteur-trice trop pressé-e par le dynamisme de la ville rose, reviens sur tes pas et découvre cet entretien dès maintenant !

La Ville En Rose : Bonjour Sébastien Llinares, comment êtes-vous venu à la guitare classique ?

SebastienLlinares@GuillaumeDambreville

Photo de Sébastien Llinares par Guillaume Dambreville

Sébastien Llinares : Je viens des guitares nord-américaines et du rock. De là vient mon éducation guitaristique et musicale mais après la fac de musicologie à Toulouse, je me suis ensuite beaucoup intéressé au jazz et à la musique contemporaine de l’Ecole de Vienne jusqu’à Boulez.

Ma rencontre avec Rafael Andia  à l’Ecole Normale Supérieure de Musique de Paris m’a fait découvrir un répertoire incroyable à la guitare, riche de plusieurs siècles. La guitare a connu en France des pics de popularité énormes et de creux aussi. Au XXème siècle après le succès d’Alexandre Lagoya, on a vécu un énorme creux.

En ce moment la guitare classique est en train de réoccuper l’espace scénique. On sort de l’idée qu’un guitariste joue uniquement seul, pour quelques amis, dans un salon. La guitare a un peu souffert de cette tendance des musiciens à vouloir jouer chacun à leur manière. Si cela a produit des poètes magnifiques, il en eut beaucoup à jouer de manière très approximative.

Il faut savoir qu’il existe pourtant des modes de jeux qui permettent d’articuler la guitare pour travailler avec tout un orchestre. Il faut s’adapter même si techniquement c’est parfois difficile. Ça s’apprend au fil des répétitions, grâce aux expériences et aux rencontres. Pour porter la musique d’un compositeur, il faut répondre à ce qu’il demande avec une grande précision.

LVER : Sur quelle guitare jouez-vous ? Utilisez-vous un instrument ancien ?

S. L. : 
Je joue souvent du luth, de la guitare romantique, de la guitare électrique. J’ai une guitare baroque. Je travaille chaque répertoire sur l’instrument qui lui correspond afin de retrouver la gestuelle spécifique à chaque musique, et ensuite je la retranscris pour la guitare que j’utilise. C’est une guitare classique australienne qui repose sur le modèle de la guitare espagnole avec son timbre chaleureux et intimiste, mais qui a la particularité de projeter beaucoup plus pour pouvoir jouer dans de grandes salles.

LVER : Faut-il retranscrire les partitions anciennes pour la guitare moderne ?

S. L. : 
Je pense que jouer de la guitare aujourd’hui, c’est forcément retranscrire pour la guitare moderne. Il y beaucoup de traités qui indiquent comment tenir une guitare mais en fait c’est très sensuel. Il y a le poids, la taille, les cordes et les espacements entre les cordes ; tant de choses qui sont différentes d’une guitare à l’autre.

C’est en retrouvant la gestuelle qu’on comprend ce qu’a voulu dire le compositeur et surtout comment phraser, comment articuler. Il faut savoir toucher l’instrument qui correspond au répertoire que l’on joue, même pour le répertoire relativement récent du XIXème siècle. Je fais un travail d’adaptation, mais tout le monde ne fait peut-être pas cela.

LVER : La transcription est un peu votre « spécialité » ?

S. L. : 
Oui et non. J’adore faire ce travail mais dans les musiques anciennes nombreux sont les musiciens qui utilisent plusieurs instruments et savent retranscrire. Pour ma part, j’aime jouer sur scène avec un instrument solide, que je n’ai pas besoin d’accorder souvent et qui puisse fonctionner dans des salles différentes. J’aime avoir cette sûreté en enregistrement aussi. Par ailleurs, comme vous l’avez déjà compris, j’aime savoir ce que je fais historiquement.

Récemment j’ai retravaillé les Suites pour Luth de Jean-Sébastien Bach. Il faut savoir qu’à l’époque de Bach le luth tel que nous le connaissons n’existait plus. En fait, la partition de Bach a été composée sur un type de clavecin particulier, qui actionnait des cordes de luth. C’était c’est très important à savoir quand je le joue sur le luth, pour pouvoir ensuite la transposer sur ma guitare moderne.

LVER : Avec la transcription des pièces d’Erik Satie vous vous aventurez encore plus loin… Comment avez-vous procédé pour passer du piano aux cordes de guitare ?

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Photo d’Erik Satie en 1909

S. L. : En général, il y a beaucoup de notes au piano et on ne peut pas toutes les jouer sur la guitare. Il faut faire des choix et imaginer une réorchestration. Il y a surtout un naturel à retrouver. La part créative est très importante dans ce travail.

La particularité des pièces d’Erik Satie est d’avoir des lignes simples avec des harmonies relativement resserrées. Elles sont déjà très épurées et on arrive à mettre presque toutes les notes à la guitare. Le travail porte donc ailleurs.

Pour bien le comprendre, je dois vous faire entrer dans la technique de jeu : à la guitare il y a des tonalités « qui marchent », en raison des 3 cordes à vide (celles sur lesquelles on n’appuie pas avec la main gauche mi, la, ré). On peut tout transposer facilement en mettant les pièces pour piano dans ces tonalités là. Donc, c’est justement ce que j’essaie de ne pas faire ! Je recherche des positions intéressantes pour faire émerger des couleurs qu’on n’a pas l’habitude d’employer à la guitare… et au final, j’ai réussi à garder les tonalités du piano.

LVER : C’est donc la « couleur » qui s’impose quand vous transcrivez cette musique ?

S. L. : 
Oui, pour les pièces pour orchestre comme Parade, une œuvre créée pour Les Ballets Russes, on ne peut pas tout retranscrire et j’ai dû hiérarchiser. J’ai fait le choix de la jouer sur deux guitares.

Parade est une musique un peu foraine, de cirque, et Satie qui était très tourné vers l’avant-garde, a mis une réduction des moyens dans les notes, des lignes répétitives.

Les deux guitares sonnent comme une musique gitane, manouche par moment, et aussi comme une musique répétitive et minimaliste, qui annonce tout un pan de la musique américaine dont Satie a été le précurseur. J’ai fait ressortir ces deux aspects. Je crois que c’était déjà dans la composition originale, mais la guitare le met vraiment en lumière.

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Sébastien Llinares en concert à l’Orangerie de Rochemontès le 20 novembre 2016, photo de Jean-Jacques Jader

LVER : Vous connaissez intimement la musique française Satie, Poulenc, Wissmer, Sauguet, Roussel (CD Soliloque) et vous la transcrivez pour un instrument très lié à l’Espagne. Que doit la musique française à l’Espagne ? Et en tant que guitariste justement, quel est votre rapport à la culture musicale espagnole ?


S. L. : 
Historiquement, il y a eu une grande mode de l’hispanisme avec Debussy et Ravel, pour ne citer qu’eux. Dans mon disque précédent, je joue une pièce complètement espagnole de Roussel : Segovia. Quand on touche à l’Espagne avec la guitare, c’est direct, dansant, dramatique et toujours très humain ; mais à part Roussel, peu de Français ont utilisé la guitare pour l’intériorité qu’elle inspire.

La musique espagnole est un fantasme, jusqu’à la caricature parfois. D’ailleurs Satie détestait cette mode espagnole ! J’ai transcrit une pièce très ironique qui s’appelle Españaña, dédiée à la fille de Debussy, qui adorait ce style. Satie était d’une école qui n’aime pas s’épancher, ni marquer fortement la partition. J’ai essayé de rester dans cet esprit transparent.

Pour vous répondre plus personnellement, l’Espagne possède une culture que j’adore mais que je ne connais pas assez bien. Je pense qu’il faut y habiter longuement pour réellement se revendiquer de cette culture.

Quand je travaille le répertoire de la guitare baroque (pas pour le jouer en concert, pour moi seulement), si je joue du Gaspar Sanz, un compositeur espagnol du XVIIème siècle  je me pose plein de questions sur la manière de jouer alors qu’avec du Robert de Visée qui est de la musique française je sais où ça va. Même si c’est une musique très ancienne, il y a une question de culture, d’accent.

La culture espagnole, andalouse et catalane principalement, m’est venue grâce à mon professeur Rafael Andia, qui habite cette musique là. Il « est flamenco » et moi je suis français à la guitare, j’ai un rapport de Français à la musique espagnole.

Pour voir tout ça en vidéo : Erik Satie par Sébastien Llinares c’est ici .
Tu peux aussi retrouver Sébastien Llinares sur son site!

Actualités :

Satie-Llinares-CDParatyFévrier 2017
Sortie nationale de son nouveau CD consacré à Erik Satie, avec ses transcriptions pour guitare (Paraty / Distribution Harmonia Mundi).
DVD « Variations Goldberg de Bach & Musique espagnole » par le Duo Mélisande, Sébastien Llinarès et Nicolas Lestoquoy. Nous t’en parlions d’ailleurs par ici.

Jeudi 16 février 2017 à 18h30
Récital à L’institut Cervantes de Toulouse à l’occasion de la sortie du disque sur Erik Satie et de la présentation du livre de Rafael Andia « Labyrinthe d’un guitariste » (Edition L’Harmattan).

Mardi 30 mai à 20h00 
Concert à la Fondation Bemberg (Hôtel d’Assézat) avec le guitariste Nicolas Lestoquoy Duo Mélisande

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