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La Vie en Rose de Mahrk Gotié, un « enfoiré » de Monsieur Tout le Monde

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Mahrk GotiéMahrk Gotié est un patronyme insensé choisi par un jeune auteur mi-philosophe mi-provocateur dont l’objectif sera de te titiller, de te provoquer, de te démanger, de te faire rigoler : « Mon pseudo n’a aucun sens. Tout comme mon œuvre, ma vie, l’univers et le reste ! »

« Tout ceci n’est seulement qu’un jeu »

Ne cherche pas à en savoir plus sur cet écrivain toulousain. Il te répondra, selon son humeur et un hasard aussi aléatoire que sa chevelure, par une boutade, une pirouette ou un doigt d’honneur. Sur la quatrième de couverture de son oeuvre, on peut lire :  

Après des études de lettres dont l’unique intérêt était de retarder le plus possible le moment où il devrait pointer à l’usine, Mahrk Gotié se réfugie durant trois ans sur l’île de la Réunion où il passe son temps à se dorer la pilule au soleil. Cette inactivité prospère aboutit aujourd’hui à la parution d’un petit roman comique invraisemblable, d’un cynisme à toutes épreuves.

Chez La Vi(ll)e En Rose, il se présente comme « un factotum errant » qui ne cesse de vagabonder pour se donner l’impression de faire quelque chose. Grâce à ses économies, il est parvenu à s’acheter « un petit chinois » qui vit désormais dans sa cave : « c’est lui qui écrit mes poèmes et nouvelles qui sont publiés dans des revues obscures, et c’est encore lui qui a pondu mon premier roman. »

Un auteur made in China dont l’ouvrage Les Invraisemblables aventures de Monsieur Tout le Monde saura révéler au fil des pages ses multiples fonctionnalités :

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Pas encore convaincu-e ? Mahrk a un dernier argument imparable pour achever de te séduire : « Si vous aimez pas lire, et bah essayez mon bouquin. Comme ça vous continuerez à pas aimer lire après. Et du coup, le seul bouquin que vous aurez lu ça sera le mien, héhé ! »

Publié chez IS Edition (une maison pleine d’obsédés facilement corruptibles, nous précise Mahrk qui souhaite partager son expérience et ses conseils avisés), Les Invraisemblables aventures de Monsieur Tout le Monde sont disponibles sur toutes les plateformes de vente en ligne ainsi que sur le site d’IS Edition. Tu pourras également commander ce livre peu recommandable dans ta librairie préférée.

La Ville rose-Kir de Mahrk Gotié

Tu rencontreras Mahrk au bord du Canal du midi, tard dans la nuit. Il y apprécie la compagnie des dames qui savent l’encourager contre quelques biffetons. Tu le retrouveras aussi facilement dans tous les lieux de beuverie : « J’aime cette ville parce qu’il y a de très bonnes salles de concerts et de nombreux bars, et les seules personnes que je côtoie fréquentent assidûment ces deux types d’endroits. »
Mais un conseil, si tu le croises, change de trottoir. Son idole n’est autre que Max Stirner (le théoricien de l’égoïsme). « Le rêve ultime » de Mahrk ? « Ne rien foutre » et « ne plus voir personne » !

A défaut de le voir, tu pourras l’entendre sur Up Radio à la fin du mois.

D’autre part, Mahrk prendra son Pied (revue littéraire de l’université de Montréal) pour y semer quelques aphorismes de son crû sur l’absurdité universelle dans un dossier web.

Le magazine Chiz publiera également une nouvelle « complètement stupide » intitulée Toc Toc dans son numéro de mars.

« Rigolote. Absurde. Marginale. »

C’est ainsi que Mahrk choisit de présenter son œuvre. En voici quelques extraits afin que tu goûtes enfin aux mots acides et colorés du Gotié.
Attention : ce texte n’est pas un bonbon Arlequin. Il est adressé à un public majeur et averti. Tout effet secondaire (sensations de picotements, démangeaisons, irritabilité, excitation, hilarité…) devra conduire à acheter le livre au plus vite. A lire en cas de breaking bad (pétage de plomb aigu), sans utiliser son cerveau et en écoutant la musique à fond.

Chapitre 1 : Comme un bon vieux morceau punk

        Ce soir-là, nous étions tous à table et comme d’habitude, personne n’avait rien à me dire. La plupart du temps, ça ne me dérangeait pas. Les histoires de boulot de ma femme ne m’intéressaient pas et mes mômes, ils s’arrangeaient toujours pour éviter de m’adresser la parole. Parfois, l’un d’eux me demandait de lui passer le pain ou le sel et je me contentais de ça.

        J’étais Monsieur Tout Le Monde. J’avais un travail merdique, une femme moche et des enfants qui ne pouvaient pas m’encadrer. J’étais exactement comme vous.

        Evènement rarissime, j’avais enfin quelque chose à dire à ma fille et je ne savais pas trop comment elle allait réagir. La dernière fois qu je lui avais parlé, c’était pour la sommer de ne plus se saper comme une pute. Même les gothiques cherchaient à plaire maintenant; on vivait en plein délire !

        Après avoir toussoté, je me lançai gentiment :

– Euh, dis-moi ma chérie, le monsieur qui chante sur tes disques qui traînent dans la voiture, il est encore vivant ?

        Elle se tourna vers moi, vraiment surprise par ce qu’elle venait d’entendre. Son père s’intéressait à ses goûts musicaux ! Cela devait cacher quelque chose.

– Qu’est-ce que ça peut te foutre ? me répondit-elle dans son infinie bonté.

        Ma femme coupa le son du téléviseur et se précipita sur l’occasion de me témoigner son soutien :

– Dîtes donc jeune fille, ce n’est pas une façon de s’adresser à son père, sermonna-t-elle. Tu dois lui témoigner un minimum de respect; tu n’es pas avec l’un de tes amis dans la cour de récréation. Et puis en plus…

        Je devais l’arrêter sur-le-champ, sinon ça finirait en engueulade et je n’obtiendrais pas les renseignements nécessaires sur ce chanteur que j’avais découvert quelques jours plus tôt. Une minute de dialogue en famille et déjà ça partait en couille.

– Oui, bon, je crois qu’elle a compris la leçon, dis-je à ma femme.

        Puis, à l’attention de ma fille :

– Donc, ce type-là, comment il s’appelle déjà ?

– Marilyn Manson.

– Ah lui ? répliqua mon épouse. Ce malade ? Ne me dis pas que tu écoutes encore cette musique de sauvages !

– Je fais ce qui me plaît ! hurla la gamine.

– Là, je trouve que tu exagères…

– Pardon ? murmura ma femme.

– Oui, j’ai écouté l’un de ses disques et je trouve ça super. En fait, je préfère savoir que notre enfant s’intéresse à ce genre de musique plutôt qu’à la merde que tu écoutes au bureau […]

        Ma femme, humiliée, quitta la table en pleurant.

– Ce que je voulais savoir, repris-je comme si de rien n’était, c’est si ce gars prévoit de donner un concert dans la région. Parce que j’aimerais beaucoup y aller.

– Tu déconnes là ? brûla-t-elle d’un air énervé.

– Ben non.

– Manson passe à cinquante kilomètres de là, au Zénith, dans moins de quinze jours. Je vous ai demandé l’autorisation d’y aller avec mes amis et vous avez refusé sous prétexte qu’il devait y avoir un tas de mecs louches dans ce genre de spectacles !

– Alors ça, c’est marrant…

– Ce n’est pas marrant du tout ! pleura ma gosse en balançant son verre contre le mur.

– Ecoute, déclarai-je en posant ma main sur son bras qu’elle repoussa aussitôt, nous pouvons peut-être y aller ensemble ? Qu’en dis-tu ? […]

        Ma fille quitta la table à son tour, suivie par son petit frère qui voulait juste me faire savoir qu’il appartenait au camp adverse.  Nous étions une famille typique : on pouvait pas se blairer mais on faisait bonne figure devant les voisins. J’en avais marre de jouer la comédie.

        Je crois que c’était ça, le truc. Je ne pouvais plus faire semblant […]

Marilyn Manson, ancien Monsieur Tout le Monde, sans doute. Source photo mansongallery.net

Marilyn Manson, ancien Monsieur Tout le Monde, sans nul doute. Source photo mansongallery.net

Chapitre 4 : Comme un grain de sable qui se prend pour le centre de l’univers

        […] Mon bonheur ne dura pas longtemps. Une fin d’après-midi plus un petit début de soirée. Pendant lesquels je n’ai rien branlé. Je crois que c’est comme ça que j’aime la vie : quand je n’en profite pas et que je ne fais absolument rien. Je savoure le temps qui passe et ça me fait du bien. Ouais, je rate toutes ces choses qui valent le coup et ça me plaît, parce que c’est moi et personne d’autre qui décide de les rater. J’apprécie la beauté de l’inutile.

        Bien sûr, il y avait d’autres êtres humains dans cet hôtel et ils n’ont pas attendu pour me les briser menu. On dit qu’il faut être sociable, mais ça paraît impossible : partout, tout le temps, à chaque instant, il y a un humain qui se cache, un pauvre con qui ne pense qu’à sa gueule, qui ne songe même pas aux autres personnes qui existent autour de lui et qui fait chier son monde. Et comme il n’y a pas d’exceptions, moi aussi j’ai eu droit à ma dose d’abrutis. Mais je n’étais plus capable de les supporter sans mot dire comme la plupart de mes compatriotes civilisés. J’avais aussi quitté ma bonne femme pour ne plus me sentir obligé de me conduire en type bien. Ils le regretteraient, c’est moi qui vous le dis !

        Bon, on peut leur accorder qu’ils ne faisaient rien de mal. J’étais vraiment bourré. Ils écoutaient juste la musique un peu trop fort à mon goût. Non… Ils foutaient vraiment un bordel monstre ! […]

        J’ai littéralement pété un câble sur ce coup-là. Sans réfléchir, j’ai quitté ma piaule et j’ai tambouriné à leur porte en les sommant de bien vouloir fermer leurs gueules. Je ne m’attendais pas à une réaction aussi vive qu’instinctive. Un type a ouvert et m’a regardé droit dans les yeux; un type énorme avec un regard de tueur, un type qui savait qu’il foutait les boules à tout le monde. Et il m’a cogné, l’enfoiré ! Il m’a balancé une droite d’une puissance assommante, qui m’a d’ailleurs assommé.

         Quand j’ai repris connaissance, j’étais attaché sur une chaise au milieu d’une piaule […] Il s’agissait d’un couple de jeunes pervers qui devaient passer la majeure partie de leurs temps à séquestrer des braves gens comme moi. Je chiais de trouille. A chaque fois qu’une larme m’échappait, la gonzesse m’envoyait une claque dans la gueule. Qu’est-ce qu’elle était charmante, cette gonzesse ! Je voulais pas crever ici alors j’ai essayé de les apitoyer.

– S’il vous plaîîîît, suppliai-je. J’ai une femme que j’aime et des gosses qui attendent impatiemment le retour de leur père…Ne me tuez pas, par pitié.

– Tu vas fermer ta gueule ! ordonna le mâle.

– Bon, tentai-je, désespéré. Laissez-moi partir et je ne vous embêterai plus. Je ne parlerai de ça à personne. Tout ce que je souhaite, la seule chose qui m’importe, c’est de retrouver ma famille…

        Vous devez vous dire que je méritais vraiment de clamser ici, et si nous ne parlions pas de moi, je vous donnerai presque raison.

Cat-o'-nine-tails_(PSF)

Chapitre 9 : Comme un enfoiré de première catégorie qui n’a pas l’intention de changer

        Je fais l’apologie du monde moderne dans tout ce qu’il a de salace et de brutal. Je le soutiens dans ses délires et dans son refus de penser à l’avenir. Je le préfère avec sa violence que muselé par la télé. Je n’ai pas peur de dire que je ne veux pas le voir s’améliorer.

        J’aime la décadence et la saleté, et tout ce qui ne tourne pas comme vous le voulez. Parce que je ne suis qu’un vieux con qui n’en a plus rien à foutre car il sait qu’il va bientôt crever.

        Et ça ne s’arrête pas là les gars, parce que plus je m’améliore, plus j’empire. Plus je me sens libre, plus je deviens vulgaire et violent. Plus je me crois heureux, plus je multiplie les conneries. Plus je prends confiance, plus je dépasse mes limites et plus j’évolue méchamment.

         Mon « moi » refoulé qui se réveille se révèle cynique, pervers, alcoolique, misanthrope, machiste, insolent et le plus idiot dans tout ça, c’est que ça me fait marrer de me comporter comme ça.

        Selon moi, Monsieur Tout le Monde est un sale con. Mais comme Monsieur Tout le Monde est stupide, il veut absolument se faire aimer par le plus de gens possible, y compris par ceux qu’il déteste. Alors Monsieur Tout le Monde revêt un masque pour combler ses troubles affectifs et se donner bonne conscience en appelant cela « moralité ».

        J’étais Monsieur Tout le Monde. J’incarnais du mieux que je pouvais l’utopie d’une civilisation et je me débrouillais plutôt bien. Mais ce type qui ne baisait plus, qui faisait honte à ses gosses, qui n’osait pas élever la voix face à on patron, qui cherchait toujours à faire bonne figure, qui ne buvait pas, ne fumait pas t mangeait cinq fruits ou légumes par jour, qui habitait dans un pavillon modeste, qui ne s’accordait aucune folie et qui n’avait plus rien à attendre de la vie à part la mort, ce n’était plus moi.

        Moi, vous savez à quoi je ressemblais : à un homme de quarante ans avec un ventre naissant qui ne se rasait plus, se lavait une fois de temps en temps et débordait d’envie de cracher à quiconque sa propre satisfaction. J’ai testé la réussite mais le goût m’a semblé amer. Alors, j’ai décide de tout perdre […]

Les Invraisemblables aventures de Monsieur Tout le Monde, Mahrk Gotié (IS Edition, 2014)

Propos recueillis par Nathalie Gautreau
www.gautreauteur.com

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