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Julie Espiau-Morin : JEM les initiales du bonheur !

plaquette julie espiau expo aiguillon

Une annonce qui m’avait attirée l’yeux sur la grande toile… Une artiste cherchait une modèle ronde pour un projet artistique traitant de l’obésité. Allons bon… Pourquoi pas tiens ? J’avions déjà osé poser en photo en février pour Lionel Pesqué… Pourquoi ne pas voir ma tronche en peinture puis en sculpture ?! Rendez-vous pris chez Julie. Nous n’habitons pas loin l’une de l’autre. Elle m’accueille dans sa planète-atelier. M’ouvre ses portes parfois blindées. Et son cœur. Viens, je te la présente… Chut, pas de bruit, elle est en train de créer…

Son histoire avec les pinceaux…

La petite Julie a 7 ans lorsque son père encadre un de ses dessins – un âne ! Avec la curieuse légende la âne ! -, c’est le début de son histoire avec des crayons et des pinceaux. A 18 ans elle exposera son premier tableau et s’oriente tout naturellement vers les beaux arts de Bordeaux.

Après, j’ai posé les pinceaux, j’ai eu des enfants, j’ai étudié la communication… Puis j’ai repris mes études et changé de voie pour la gestion finance en école de commerce pour devenir responsable financier… J’ai pris cette tangente pour assurer financièrement avec 4 enfants à cette époque. En 2005  une nouvelle vie professionnelle et personnelle m’amène dans le Tarn dans un métier plus commercial, plus proche des équipes de création et de production, et là l’orange est apparu dans ma vie, un vent de liberté est revenu…

Une exposition à Aiguillon

Une exposition à Aiguillon

Oui faut dire que l’orange – la couleur pas le fruit – fait partie intégrante de la vie de Julie ! Y en a quasi partout chez elle. Et ça lui va bien…

Puis sa vie bascule en 2006. Un accident de travail qui lui laisse – encore aujourd’hui – des séquelles, un passage en fauteuil roulant, des opérations… Au milieu de tout ça est né son cinquième enfant. Et la peinture est revenue, une manière de mettre en couleur ces moments difficiles.

Je pourrais dire en fermant les yeux dans quelle situation, dans quel état émotionnel ou physique j’ai crée chacun de mes personnages et chacune des ambiances. J’ai exprimé la douleur du  décès de mon père sur les toiles « Alone », « Partie ailleurs » qui sont des toiles douces empreintes de la mélancolie de l’absence de l’être cher. D’autres travaux à la peinture plus saccadée sont le reflet de la souffrance : « Emma in the street » ou le portrait « Ella », pour lesquels la touche de peinture est vive. Je fais aussi des tableaux abstraits, le dernier ayant été fait pour mon père… Quand les émotions me submergent il y a des moments où je bloque… Puis ça revient.

Mon atelier est une caverne d’Ali Baba où je me cache au milieu de mes innombrables croquis, dessins, toiles finies, en cours ou en impasse passagère, mes terres cuites patinées, mes essais, mes chevalets, mes tubes de peinture…

Des rencontres

Les rencontres de ma vie influencent forcément beaucoup mon travail… Par exemple celle de Ludivine Pradines, artiste peintre. Pendant 4 ans j’ai participé à des séances de modèle vivant à Albi pour retrouver la sensation que j’avais eu aux beaux arts, mais j’ai appris avec elle la liberté, à retrouver le dessin instinctif les yeux fermés.
La rencontre également avec Casimir Ferrer, artiste peintre reconnu et renommé qui a gentiment donné de son temps pour être parrain du salon de Florentin (Tarn) que j’organisais. J’ai ensuite rejoint ses stages, pour apprendre la peinture à l’huile. Il a su respecter mon style, ma palette de 40 couleurs tout en me transmettant beaucoup pendant 5 ans.
Après un épisode familial tragique, j’ai peint le néant : soit du noir. Soit rien. Impossible de reprendre tout de suite les couleurs… J’ai quitté complètement les pinceaux, pour repasser à la terre que j’avais aussi étudiée pendant un an aux beaux arts… La terre m’a apporté l’apaisement, la sensualité du toucher, et j’ai mis en forme ce que je dessinais. Avec le Sculpteur Frédéric Pélissier,  j’ai étudié le corps humain pendant un an, avec Danielle Bertholdt le portrait. Un stage avec Tarik Essailhi m’a appris la musculature, le squelette et son implication sur les attitudes, et l’émotion.
J’ai continué avec d’autres rencontres dont la sculptrice Myr dont j’adore le travail et avec laquelle j’ai fait un stage sur une approche par la forme. Elle m’a surtout ouvert les portes du monde de la patine de l’émail, les couleurs peuvent enfin reprendre leur chemin. Une prochaine rencontre avec Sandrine Suères va m’ouvrir le monde du raku (ndlr : technique d’émaillage japonaise pour laquelle les pièces sont soumises à de forts écarts de température).
Le retour à la couleur se fait maintenant progressivement.

La Vi(ll)e En Rose : ce que tu préfères faire ?

Julie Espiau-Morin : j’aime les corps, tous les corps et surtout ceux des femmes. La chaleur des corps me rassure, les formes généreuses respirent une féminité libérée de toute tension. J’ajoute les couleurs. Les couleurs et les formes me guident et m’aspirent dans mes univers créatifs où enfin je peux vivre.
Ce désir d’exprimer la féminité est d’abord celui du bonheur d’être devenue femme en ayant 5 enfants. C’est aussi la poursuite d’un dialogue inachevé avec mon père, épicurien amoureux des corps et des femmes.
Alors ce que je préfère, c’est prendre ma palette aux milles couleurs et façonner les corps en les réchauffant et en les éclairant avec la matière. J’aime faire exploser les couleurs sur un tableau, une sculpture ou une aquarelle, pour moi c’est de la joie, de la vie, de la musique chromatique.
Les choses lisses ne m’intéressent pas, l’histoire, le caractère, l’émotion, tout doit rentrer en ligne de compte. Cela débute par le support, comme on commencerait par une caresse, la toile elle-même doit parler, la texture, la matière. Je déteste les musées qui interdisent qu’on touche les tableaux. Passer ses mains sur une toile permet d’en comprendre la douceur ou la force.
Le portrait où les corps doivent raconter une histoire, la leur et la mienne…

LVER : tes inspirations et maîtres(ses) à penser ?

la belle au parapluie 640 artmajeurJEM : ma famille, les femmes, mes filles, ma vie et la couleur. Souvent on me dit que certaines toiles me ressemblent mais ce sont Maylis et Marion, mes filles, qu’il faut voir au travers de La belle sous la pluie. La série des Emma a été réalisée en collaboration avec un projet photographique et artistique de Marion.
Mais aussi comme beaucoup d’artistes, une souffrance du corps, un accident qui fait repartir de rien, un monde en noir et blanc, un défi à ma vitalité, mais toujours la couleur revient.
Ce qui m’inspire c’est l’expression des émotions que procurent les femmes avec leurs attitudes et leurs corps, cette séduction si naturelle, source de vie. Je m’y plonge pour être cette femme, ce corps, ces couleurs et prolonger ainsi mes sensations de femme.
J’aime certains artistes comme Delaunay, Miro, Picasso ou Kandisky, on retrouve chez eux des compositions de couleur qui m’inspirent. Hopper avec ses femmes qui incarnent tout à la fois la sensualité, le doute, la tristesse, la solitude, l’inaccessibilité dresse des portraits dont la recherche d’expression est proche de ce que je souhaite pouvoir peindre un jour.

LVER : la toile dont tu es la plus fière ?

JEM : une toile à venir, qui ne sera pas forcément la plus belle, ni la mieux dessinée mais dont je pourrai me dire, j’ai fini, je suis en phase et apaisée. C’est donc un idéal, une quête de soi. Il y aura peut-être un jour où je serai fière d’une exposition, mais d’une toile non, le rapport est trop intime.

LVER : tes projets en cours ?

JEM : je suis arrivée à Toulouse depuis le mois de septembre 2014, mon mari estJULIE pour la ville en rose toulousain d’origine, je me suis donné un an pour m’installer, faire des travaux dans mon atelier de 40 m2 aux Minimes et pouvoir recevoir des visiteurs en septembre. Pour l’instant je ne reçois que les modèles.  J’ai des projets plein la tête, sans doute trop. Je voudrais peindre, sculpter et avancer dans l’affirmation de mon style. Je voudrais aussi monter de nouveau un salon de peinture dans mon quartier – sur les bases de celui que j’avais créé à Florentin. Je voudrais aussi donner des cours de peinture à l’huile pour adultes ou de modelage pour enfants, reprendre ma participation à des salons et des expositions. Et plein d’autres choses, ma tête fourmille d’idées… Autour de la transversalité entre différents modes d’expressions (graphisme, dessin, écriture… Je dois reprendre ma formation en graphisme à distance).
Il y a aussi ce projet sur le corps obèse : c’est une opportunité grâce à la revue d’art Imagine. (NDLR : la revue paraîtra le 6 juin). Michel Smekens et Martine Barrier, depuis la Belgique ont été partenaires de salons dont je m’occupais. Ils m’ont demandé si je voulais bien participer à leur numéro thématique. Ce projet est dans la continuité de l’ensemble de mon travail sur les corps. Exacerber la féminité par la matière, les couleurs, le corps obèse est juste un corps aux formes voluptueuses  dont j’aime illuminer et mettre en scène la beauté. C’est une manière de se voir différemment. Le fait de faire poser des personnes et faire exprimer leur personnalité, ce qu’elles dégagent, ce que je comprends d’eux en les emmenant dans mon univers… Mais cette participation n’est que le prémisse d’une exposition que je souhaite monter.
Là aussi de belles rencontres s’annoncent, une demande pour une modèles aux formes généreuses et me voilà dans La Vi(lle) En Rose. Merci !

C’était une très belle rencontre. Et il y en aura d’autres. J’ai adoré poser pour Julie. Même si la toile blanche angoisse un peu. Même s’il y a un divan comme chez Sigmund. C’est un peu pareil tu me diras. Mais ça fait moins mal. Et c’est plus joli ! L’artiste sait mettre le modèle à l’aise et la complicité fut vite établie. Questions de confi(d)ance sans doute ?!

Le site de Julie n’est pas très à jour mais si tu patientes un peu… ça va venir.

Pour finir, voilà un petit coup de pub pour ses ami-e-s artistes… Vide-atelier samedi 30 mai chez l’Atelier de la Main Gauche et Expo vendredi 29, samedi 30 et dimanche 31 lors de laquelle deux tableaux et une sculpture de Julie seront vendues au profit de la maladie de Charcot.

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