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#GPS# Gros Plan Sur Elsa Montensi, auteur à fleur(s) d’âme(s)…

Elsa Montensi, auteur à fleur(s) d'âme(s)

Désordres

Elsa Montensi a écrit Désordres à 40 ans. Un âge charnière ? Un âge frontière ? J’ai toujours voulu écrire. J’avais réglé le problème…

A 12 ans elle écrivait de la poésie. Pas des journaux intimes comme la plupart des petites filles de cet âge. Non. De la poésie. Elsa –qui ne s’appelle pas encore Elsa- vient d’un milieu paysan. Un monde rural. Taiseux. Peu intellectuel… J’ai toujours voulu écrire mais… dans ma famille ça n’était pas sérieux. Elle écrit. Jusqu’à ses 22 ans. Cancer. Les médecins ne donnaient pas cher de sa vie. Et pourtant. Elle survit. Revient de loin. Mais arrête d’écrire. Net. Je n’ai jamais raconté d’histoire(s)… J’ai tout jeté. Je regrette. Elle s’oriente vers la philosophie et la spiritualité. Elle cherche un sens à la vie. Qu’est-ce qu’on fait là ? D’où on vient ? Un jour on lui offre Le liseur (de Bernhard Schmink). C’est un déclic. Je me remets à écrire…

Elle lit Charles Juilet. Lambeaux. Et le rencontre à Lyon en 2011. Lui aussi vient d’un milieu paysan. Elle lui confie De chair et d’encre. un roman qu’elle a écrit. Pourquoi vous écrivez de la fiction ? Vous avec une histoire. Ecrivez ce que vous avez vécu lui dit-il.

 

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Et puis France Culture la contacte pour une émission qui traite de la honte et qui cherche des témoignages. Lors de l’enregistrement elle raconte… Le lendemain la journaliste l’appelle pour lui conseiller d’écrire ce qu’elle a dit. Elle écrit. C’est court c’est brutal c’est sa honte.

Tu préfères le corps des hommes à celui des femmes. Tu es né ainsi. Tu n’as pas choisi. Mais il y a la société, le poids de son regard. Un regard trop lourd à porter. Celui de la différence. A vingt-trois ans, tu fais le choix de te marier. Pendant neuf ans, tu fais semblant, mènes une double vie. L’engrenage est enclenché, tu pousses la comédie jusqu’à faire un enfant.
1971, je naîtrai de ce mensonge. Il faudra attendre encore quatre ans avant que la vérité n’éclate au grand jour.
Une vérité synonyme de honte.
Tu es homosexuel, nous sommes au cœur du monde rural au début des années 70.
J’aurais pu rester dans l’ombre, mais les mots ne m’ont pas laissé le choix, ils voulaient sortir, voir le jour.
Je lève le voile sur ce qui ne se montre pas, je tourne à l’envers du temps les pages d’un carnet vieux de quarante ans.
Je dis ce qui ne se dit pas, ce qui d’ordinaire doit rester tapi au fond des mémoires et des corps.
J’écris pour que la honte et le silence n’aient pas le dernier mot. J’écris pour oublier.
Naître d’un pantomime, drôle d’entrée en matière. Je suis arrivée dans un univers factice, avec pour seul élément réaliste le décor. Ton rôle de père de famille, inventé de toutes pièces pour les besoins du scénario que tu écrivais chaque jour à l’insu de ton entourage. Toi seul connaissais les dessous de la scène.
Personne ne se doutait de rien. Personne n’aurait pu imaginer pareil mensonge. On pourrait invoquer un mauvais rêve.
Je reste la preuve que tout ceci a bien existé, je rappelle ce que les mémoires auraient voulu effacer.
Avec toi, la honte est entrée dans la famille.
Avec moi elle n’a pu en ressortir.
Ma présence l’a retenue prisonnière.
Sous mes traits, elle s’est incarnée.

Le début de Désordres est né.

On lui demande ensuite de venir à Paris de lire ce texte à l’antenne. Le ver est dans la pomme… J’ai mis plus de six mois à écrire le livre. J’écris lentement. Par petits bouts. C’était comme un puzzle. Le titre est venu à la fin. Désordre familial désordre social.

Elle envoie ensuite son tapuscrit à quelques maisons d’édition. Même pas dix… Celles qu’elle aimait qu’elle lisait. L’Harmattan lui répond positivement. Elle lit le mail trois semaines après seulement… Un mois plus tard c’est enclenché. Le livre va sortir…

Elsa se pose dans son discours. Nous sommes toutes les deux en pleine campagne. Elle est venue de sa Provence pour quelques jours à Toulouse. Nous sommes sur un banc au soleil. Elle retire ses chaussures. Remonte ses jambes. Se met à l’aise. Laisse voir ses yeux brillants en soulevant ses lunettes de soleil. Plus détendue qu’au début de notre entrevue, elle parle. D’autres choses. D’elle. Je mentionne qu’elle n’a qu’à me signaler ce qui doit être dans l’article ou pas…

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J’ai lu Désordres il y a plusieurs mois déjà. Je voulais le relire avant l’interview mais notre réseau de chroniqueur-se-s littéraires a fait qu’une fois lu –déjà prêté par une dévoreuse de mots pour qui Désordres avait fait boum boum très fort- il a circulé auprès d’autres… Et je n’ai pas pris eu le temps de me le procurer. Tant pis. C’est comme si elle le savait. Elle m’offrira à la fin de notre rendez-vous un exemplaire qu’elle me dédicace. Avec plaisir(s).

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Mais revenons au livre.

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Sur les murs de chez Elsa… Désordres…

– Les silences sont importants…


– Tu écris à voix haute ?


– 
Je relis à voix haute. Je colle mes pages sur un mur. J’ai besoin de marcher devant. Je les relis. Debout.


– 
Les mots sont à la même hauteur que toi alors ? Tu danses avec les mots…


– 
Voilà…

 

 

Photo1666[page 15] Face à mes questions des réponses à ton image, troubles. Un jour, tu évoques une promesse faite à ta grand-mère sur son lit de mort, celle de te marier pour faire comme tout le monde. Peu de temps après, tu nies, assures n’avoir jamais mentionné ça. Une autre fois encore, tu prétendras avoir voulu un enfant. Est-ce bien si sûr ? Tu sembles inconscient  de tes mobiles. Etais-tu à ce point le jouet de tes zones d’ombre ?
Tu emporteras avec toi les clés de l’énigme. Je continuerai à avancer avec le vertige et le vide de celle qui ignore le sens de son existence.

[page 21] A l’école primaire, une mère refuse que sa fille continue à s’asseoir à côté de moi. Sous prétexte que mon père est homosexuel, je pourrais être lesbienne, dévergonder sa progéniture.
Mes seules armes, les sourires. Sourire. Et puis me taire. Un moyen comme un autre de me frayer un chemin dans une vie où je ne trouve pas ma place.Photo1667

 

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[page 66] Ta mère est opposée à ce mariage. Connait-elle la vérité ? Elle ne dit rien, assiste malgré tout à la cérémonie. Tu devras prendre son bras de force devant témoins pour qu’elle t’accompagne jusqu’à l’autel. Elle continuera de manifester sa désapprobation avec le peu d’intérêt porté à ta femme et à ta fille. Rejet qui se perpétue.

 

Photo1614Un peu plus tard elle avoue qu’elle rêve depuis longtemps d’une lecture théâtralisée de son livre. Je souris. Elle sait pourquoi. Ce projet était comme une évidence lorsque j’ai refermé Désordres pour la première fois. Lu en à peine une heure. Ce projet a pris forme lorsque j’ai relu Désordres : le spectacle s’appellera Re père(s). Et à la troisième lecture –depuis que j’ai mon exemplaire !- les extraits sont déjà choisis. Repérés. Elus.

Ces mots écrits sont faits pour être entendus. Criés. Ils ne doivent pas rester des mots tus.

– Après le spectacle on t’organisera une dédicace !
– 
Je viens !

Elle viendra.

Un nouveau roman

En ce moment Elsa écrit son deuxième roman. Sur son expérience de la maladie. Ce cancer qu’elle a eu à 22 ans. J’en suis aux balbutiements.

Elle suit un chemin émotionnel Elsa… Je n’écris pas avec ma tête mais uniquement à partir de mes sensations. J’ai besoin de sentir les mots, les sentir dans mon corps, mes cellules, même chose pour la musicalité, le rythme. Ce n’est pas moi qui décide. L’écriture se fait à travers moi. 

Il y a quatre ans elle a changé de ville. Changé de vie. Tout quitter pour ne faire qu’écrire. J’écris lentement. Je fais des allers retours.

– Peut-être que tu doutes beaucoup ?
– Le doute c’est ma spécialité !

 Je lui parle de son père. Il n’a pas lu. Il sait. Mais il n’a pas lu. Il a 71 ans aujourd’hui et il vit encore dans la honte. Sa honte.

Désordres elle l’avait envoyé à Annie Ernaux. Puis à Christian Bobin. Qui ont répondu… Elsa partage leurs écrits…

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Les mots -flous- d’Annie Ernaux

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Les mots de Christian Bobin…

Elles ont lu. Elles ont aimé. (Mes copines chroniqueuses littéraires)

Le blog du petit carré jaune

Sabine, blogueuse littéraire, est l’amie qui m’a prêté le livre. Je ne me souviens plus très bien comment mais je crois bien qu’elle m’en avait presque imposé la lecture.

Ce livre je l’ai lu en apnée, les yeux embués, le cœur à la limite de l’implosion. BOUM BOUM BOUM BOUM. A peine terminé, je n’ai eu qu’une envie le relire, le relire et encore une fois le relire. Ne pas l’oublier, le savourer, l’aimer. (…) Elsa Montensi nous prend par le cœur directement. Et c’est fort, puissant, terriblement juste. En peu de mots, elle nous transporte dans son univers troublant. C’est magnifique.
Avec elle, on suit son chemin. Un chemin qui côtoie les ravins, les ténèbres. Mes cicatrices s’entrouvent de nouveau, mes yeux me piquent, des larmes coulent à sa lecture. Mais Elsa Montensi ne culpabilise pas, ne juge pas. Elle poursuit son itinéraire, sa quête de trouver son chemin. Et je la suis… Ne peux me détacher de ses maux, de ses mots. Oui je la suis. Mes mains tremblent, mon cœur bât la chamade, mes yeux s’embuent de nouveau. Je ne respire même plus, je m’engouffre, je renais. (…)
Ce recueil est tellement fort, poignant, sincère, beau, émouvant, vivant que mes mots ne pourront jamais suffire à exprimer tout ce que je ressens. C’est un livre voyageur… mais il finira dans ma bibliothèque au rayon Pépites et encore plus je crois, oui encore plus. L’acheter pour laisser celui que j’ai entre les mains continuer son voyage, poursuivre ses rencontres, ses partages. Un vrai et réel plaisir. J‘ai rarement lu un livre aussi puissant, aussi fort, aussi passionné, aussi aimant. J’en ai versé des larmes de bonheur, j’en ai versé et même si cela s’est vu… C’était juste des larmes, des larmes de joie, des larmes de vie. Encore une fois merci Elsa Montensi, merci. Mes cicatrices se sont rouvertes mais je les regarde et elles sont belles.

Lire sa chronique ici  en entier. Et une rencontre avec Elsa.

Merci Sabine. C’est toi qui es à l’origine de cette jolie rencontre avec Elsa. Je te garde une place à côté d’elle pour la première lecture de Re père(s)

Les facéties de Lucie

Lu d’une traite. Debout. M’appuyant sur une jambe puis sur l’autre. Ne pensant même pas à m’asseoir, ni à respirer. Une fois le livre refermé, abasourdie. Une claque.
Elsa Montensi a eu le courage de tremper sa plume au plus profond de son cœur et de son ventre. Le résultat est bluffant. Cette lettre à un père homosexuel, elle nous la donne à lire sans pour autant faire de nous des voyeurs. (…)
Ce premier roman d’Elsa Montensi est court mais intense. C’est du concentré. Elle ne passe pas sous silence les moments les plus sombres mais on perçoit quand même un rai de lumière.

Lire sa chronique en entier ici.

Charlotte l’insatiable

Le récit n’est jamais accusateur, le verbe toujours respectueux. Aucune facilité, aucun préjugé. Juste une fille face à son père.
Un témoignage touchant, sensible et profond dans lequel la place est laissée à l’émotion brute, sans masque, sans fard.
Une écriture comme j’aime : âpre, des phrases courtes et percutantes, pas de longues tirades mièvres.
La forme utilisée ajoute à la gravité et à l’intensité du récit.
Une réussite !

Lire sa chronique en entier ici.

A suivre donc…

Le spectacle de lectures naîtra en 2015. On te tient au courant bien entendu !

Merci Elsa. Merci pour tes mots. Merci pour tous ces désordres.

Merci pour ceux et pour celles en qui ça fera écho.

Merci pour tout merci pour toi.

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2 Commentaires

  • Répondre MARIS Christophe 17 novembre 2014 at 11 h 11 min

    ça vous arrive comme ça en pleine face… On lit… Et puis on recule. Y a des quantités de choses qui remontent. De loin.
    je note, j’écris, je prends les références, car tout ce que je viens d’absorber fait mouche.
    c’est violent, c’est tendre, c’est juste, merci !
    Je cours lire Désordres et découvrir Charles Juliet,
    C.M.

  • Répondre macha seruoff 17 novembre 2014 at 17 h 10 min

    merci mon ami ! prépare tes mouchoirs.

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