Good News for you, we give more choice to read good articles, such as: about Abercrombie UK Clothing:Abercrombie UK,about Hollister Clothing UK:Hollister Outlet UK,about Burberry UK:Burberry outlet uk,About Louis Vuitton fr:Louis Vuitton Pas Cher,about canada goose canada:canada goose outlet,ralph lauren fr:ralph lauren pas cher,moncler fr:moncler pas cher, and moncler uk:moncler outlet,ralph lauren uk:ralph lauren outlet online,Polo Ralph Lauren fr:Polo Ralph Lauren Pas Cher,moncler fr:moncler jackets,Hollister fr:Hollister Pas Cher,Louis Vuitton uk:Louis Vuitton outlet UK. Best canada dvd shop Every people like beautiful things, but they donot know how to different.Today, we just show you some good articles to let you know more about beautiful things. first is ralph lauren sale uk, and ralph lauren soldes fr. about winter coats moncler outlet uk, and canada goose outlet canada direct,canada goose uk outlet clothing.doudoune moncler pas cher moncler fr, and goose ca canada goose sale. When you want watch tv, you can buy cheap dvd us,dvd Australia. Play golf, you can visit cheap golf clubs, Golf Sale uk. Women will like fashion bags, Louis Vuitton Outlet UK, and fr Sacs Louis Vuitton Pas Cher, and beats headphone uk cheap beats by dre, fashion clothing hollister outlet uk, and vêtements pas cher Hollister Pas Cher, hollister outlet uk, burberry uk Burberry Outlet. How it popular? we should let you know more information about beautiful things, please read carefully and get some useful things!
Beats By Dre Black Friday Beats By Dre Canada Hollister UK Michael Kors outlet uk ugg pas cher New Balance pas cher new balance 574 pas cher new balance canada New Balance Trainers New Balance Trainers New Balance shoes north face canada north face outlet Isabel Marant Sneakers ugg pas cher Ralph Lauren Paris Ralph Lauren Canada

La Compagnie Changer l’Ampoule : une vraie famille d’artistes

Une toute jeune compagnie s’est attaquée au fabuleux texte Famille d’Artistes... Gros plan sur la compagnie Changer l’Ampoule !

 12973417_846967405407759_9159554985661684358_o

Famille d’artistes

Cette pièce qui date de 1989 est co-écrite par Alfredo Arias et Kado Kostzer, deux auteurs argentins. Tu vas découvrir les Finochietto, une famille d’artistes désargentée menacée d’expulsion. Pour trouver c’est facile c’est la dernière maison encore debout parmi les décombres. Et la mairie attend pour construire l’autoroute…

Argentine, Buenos Aires. Les émigrés européens sont arrivés, dans un passé pas très lointain, pour y chercher une vie meilleure. Ils l’ont trouvée. Quelques-uns ont fait aussi fortune, mais la richesse n’amène pas nécessairement le prestige. Par contre, l’art anoblit tout.
Etre artiste ! C’est le but des Finochietto. « Nous portons tous un artiste enfermé en nous-mêmes. Le libérer est le plus important », proclame Doña Emma, le chef de cette famille d’artistes.
Elle et ses cinq enfants ont libéré ces artistes prisonniers dans leur corps. Ils ont volé aussi bas que peut le faire une poule et néanmoins aussi haut que seul peut le faire un esprit.
Peu importe le fruit de leur habileté plastique, musicale ou scénique. L’intention de tout artiste est bonne et noble : pénétrer jusqu’à l’âme de l’homme. Et ils le font avec leur naïveté, leur folie, leur fantaisie… et surtout avec authenticité. Leur art est lancé comme une flèche qui brise leur cœur et qui produit un sourire tragique, une larme tendre, un rire plein de pitié, jamais d’indifférence.
Les Finochietto sont les derniers survivants d’une étrange race d’anges. [Kado Kostzer]

Kado Kostzer a également écrit les paroles des chansons dont la musique originale est d’Astor Piazzolla.

En partenariat avec les villes de Villeneuve-Tolosane et Saint-Gaudens la pièce a vu le jour début mai. Une première devant une salle comble composée d’un public enthousiaste et également de gens du milieu…  »Beaucoup de stress mais je suis ravi !, explique Adrien Galaup le metteur en scène, maintenant le spectacle appartient aux comédiens, il faut le tourner et il prendra de plus en plus de force. Nous avons tous hâte de le rejouer ! ».

13133242_860321310739035_6131903866447453075_n

Un piano à queue, le lit de la mère au centre, une table et un buffet, une baignoire sur roulettes, le plafond qui s’écroule déjà, pas de doute, on est chez les Finochietto ! La dernière maison de la rue on t’a dit. Les autres sont déjà rasées pour laisser place à l’autoroute. Mais cette famille résiste. Et combat. Une famille d’artistes qui espère le retour de la fille prodige Fryda. Avec son talent de danseuse elle seule pourrait sortir la famille des emmerdements financiers… Car un contrat l’attend c’est sûr, il y a une lettre qui le prouve ! Et puis l’huissier, entraîné par le flot familial de manigances et manipulations, va-t-il se laisser embarquer… ?

fada

Un texte qui dépote avec chaque mot qui sonne et claque comme dans une symphonie. Des personnages hauts en gamme qui composent en groupe mais aussi en duo, trio ou solo. Une mise en scène ficelée et réglée comme du papier à musique. Une partition un peu folle où ça chante où ça danse où ça poétise où ça peint et où ça joue. On touche ici à l’Art avec une majuscule. Et l’intervention audacieuse d’une dizaine de danseurs déplaçant les accessoires et le décor telle une bande d’huissiers-vautours, donne une touche de cruauté supplémentaire envers ces pauvres vies. Ce décor tout en symbolique… Jusqu’au(x) tableau(x) de la fin.

Tu as compris : j’ai surkiffé !!! Je connaissais le texte de la pièce. J’en avais vu d’autres modèles plus classiques. Plus conventionnels. Mais si je ne suis pas fan d’un théâtre où l’on peut tout se permettre (avec l’alibi culturel que l’art n’a ni limite ni frontière) j’aime quand une mise en scène surprend sans déranger. J’aime quand des comédiens sont parfaitement à leur place et mis en valeur, et ce, seuls ou ensemble ! J’aime ressentir surtout, ce qui n’est pas montré. Ce qui se devine en coulisses et hors scène. Et là c’est plus que réussi : il y a, chez la Compagnie Changer l’Ampoule, ce liant qui fait d’une troupe une famille. Le casting est parfait : les personnages sont habités physiquement, vocalement et spirituellement par les comédiens qui les ont apprivoisés à souhait.

Ainsi, dans cette famille désargentée certes mais surtout bien déjantée, Muriel Darras campe une Doña Emma excentrique et tyrannique, Noémie Larroque est Marietta la fille (presque) aînée, cantatrice et bigote. Magalie Esteban se divise entre Raimonda l’astrologue farfelue et sa jumelle Carola la peintre névrosée. Emmanuel Demonsant interprète Pocho, le seul fils, poète ambigu. Et Mirabelle Miro dansera Fryda, celle qui revient. Carmen est la jeune bonne sensible, quasi adoptée par tous, jouée par Rose-Hélène Michon Enfin, Marc Faget, en Maître Boris Sitbon, huissier coincé termine ce tableau truculent.

Côté technique, du beau monde également :

Cédric Guerri est assistant à la mise en scène et également créateur des décors avec Florian Pagès et Adrien. Après avoir débuté dans des ateliers de l’école amateur de théâtre du FITE (Festival International de Théâtre d’Enfants), et participé à l’organisation du festival éponyme à Toulouse, Cédric Guerri devient professeur de théâtre pour enfants et adolescents au sein de l’association. Il intègre la formation professionnelle de LEDA en 2010.
Il y étudie notamment le mime corporel dramatique avec Fabio Ezechiel Sforzini, le clown avec Didier Pons et la danse contemporaine avec Neige Salinas. Il commence dès 2011 à travailler avec la Compagnie l’Etoile d’Araignée pour les créations Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit et Burn Baby Burn. En septembre 2014 il intègre la compagnie de L’Esquisse (pour Les Fourberies de Scapin et L’avare) et Les Patropathes pour des spectacles jeunes publics. Il rencontre la Compagnie du Grenier de Toulouse à laquelle il se joint pour participer à la création 2015 Les Misérables dans le rôle de Marius puis Les Boulingrins.

Florian Pagès gère les lumières. Il a 28 ans et un parcours qu’il décrit comme assez chaotique : il est sorti du lycée de Castres avec un bac S en poche avant de se décider d’aller faire du théâtre. Il suit donc une formation pendant 3 ans à Agen, au Théâtre École d’Aquitaine dirigé par Pierre Debauche que lui avait recommandé son professeur de théâtre Gilles Guerrin. En 2010 il s’installe sur Toulouse. Puis j’ai galéré comme n’importe quel comédien. Parallèlement à ça j’étais assistant à la mise en scène sur des opéras qui se montaient en décembre à Agen, et qui se reprenaient en été à Condom. En été, la reprise ne me donnait pas beaucoup de travail alors pour occuper mes journées au lieu de rien faire, je filais un coup de main au technicien de là-bas, Bruno Porterie, qui du coup m’a formé sur le tas. En 2012-2013, je savais assumer le côté technique d’un spectacle. Et ça m’a plu, je me suis senti vachement plus à ma place à la régie qu’en scène et j’ai pris le tournant en 2015, en ne me consacrant qu’à la technique en tant que métier.
Florian intègre alors la compagnie Changer l’ampoule.

L’histoire de cette compagnie, si je ne m’abuse c’est avant tout une histoire de potes. Et ça s’est passé comme ça pour moi : j’ai rencontré Adrien, Rose-Hélène et Cédric dans une compagnie de spectacles jeunes publics où j’étais comédien, il y a quoi, 4 ans je crois. On a sympathisé, puis on a pris des apéros ensemble et on est devenu des amis. En traînant pas mal chez eux (on est quasi-voisins) j’ai rencontré Noémie, puis j’ai vu les spectacles mis en scène par Adrien. Et puis un jour ils m’ont demandé de leur faire les lumières pour Famille d’artistes, et j’ai dit oui !
Avec Adrien et Cédric, nous sommes les trois personnes à avoir le plus vu cette pièce. Elle a évolué au fil des répétitions pour devenir cet objet particulier où se mêle théâtre, chant, danse comme dans cette famille où toutes les formes d’art sont mélangées. Et puis au fil du temps il m’est arrivé de voir d’autres lignes de lecture.
Parce que derrière le vernis des artistes qui vivent et meurent pour leur art j’y vois aussi des vies broyées. Parce que je ne peux m’empêcher de voir Doña Emma attachant un pinceau dans la main de Carola pour qu’elle peigne, obligeant Pocho à lui écrire un poème sur elle à 4 ans, accablant de travail et d’étirements Fryda, faisant hurler Marietta bébé pour étirer la voix…
Après plusieurs répétitions il m’est apparu que ces pauvres gamins, on leur avait pas laissé le choix, ils seraient artistes ou sinon dehors ! Bref une histoire de broyage de jeunesse qui se cacherait là-dessous, mais peut-être que c’est l’actualité qui oriente ma vision. En même temps quand on voit la biographie d’Alfredo Arias, on est en droit de se poser la question !

En régie avec Cédric, ces deux-là ont un peu leurs rendez-vous rire pendant le spectacle. En soi chaque jour apportait son lot de blagues et ils riaient aux mêmes moments. Florian se dit qu’on peut aller plus loin encore au niveau des lumières, chaque salle a ses particularités auxquelles il faut s’adapter mais je pense qu’on peut encore aller chercher plus (bon, si on n’est pas limité matériellement bien sûr…), donc j’ai hâte !

La réalisation des costumes a été confiée aux stylistes Doops Création et Sophie Lafont.

Une dizaine de danseurs viennent compléter l’équipe artistique. En effet habillés de longues robes identiques, ces dix danseurs, représentant les huissiers de justice viendront se saisir tant du décor que de l’espace par la danse contemporaine. Petit a petit l’espace scénique se dépouillera, le décor disparaîtra au fil des allées et venues de ce ballet pour y laisser un vide… explique le metteur en scène. Cette intervention en effet, que je qualifiais plus haut d’audacieuse, donne du rythme et la notion du temps. Le ballet est orchestré avec finesse et justesse.

Non visibles en direct par le public mais pourtant tout aussi présents sur les planches, des plasticiens créateurs viendront défendre et aider l’équipe à créer ce spectacle haut en couleurs. En effet la place de la scénographie, réalisée par de jeunes artistes en devenir, ainsi que les costumes aiguillés par de jeunes mains en apprentissage, achèveront de compléter, à l’image de cette famille, la richesse de la diversité artistique. Famille d’Artiste sera une pièce évolutive en tous points. Sur scène les corps des personnages et des danseurs ne cesseront d’être en mouvement, le décor surchargé évoluera vers la pureté du vide, les costumes seront le prolongement des pensées et le public, quant à lui, ressortira de cette salle changé, car il aura été «pénétré jusqu’à l’âme» par l’authenticité de ces artistes…

Itinéraire d’un enfant très gâté : Adrien Galaup

13015124_850740308363802_4486299083307860666_nCe jeune metteur en scène, a couvé ce projet depuis 4 ans. Lors de sa dernière année à LEDA, (L’Ecole De l’Acteur à Toulouse) attiré plutôt par la mise en scène, il participe au projet Famille d’artistes (avec déjà Noémie, Rose-Hélène et il y jouait même feu Don Pietro en apparaissant dans un tableau). A 28 ans, il est aussi danseur, et a également joué du Tchekov, puis dans des spectacles pour enfants et des courts-métrages.  Si c’est sa première mise en scène au sein de la compagnie Changer l’ampoule, Adrien Galaup n’en est pas moins un débutant. Avec la compagnie L’étoile d’Araignée il avait créé les magnifiques Autour de ma pierre il ne fera pas nuit (avec Cédric et Rose-Hélène) puis Burn Baby Burn (avec toujours Noémie et Cédric). C’est donc empreint de maturité qu’il décide de monter Famille d’artistes pour la seconde fois. (La famiiiiiiiiiiillleee on te dit !).

 

Ce n’est pas par hasard que je décide de monter ce magnifique texte aujourd’hui. La place de l’artiste dans notre société est malmenée par différentes réformes gouvernementales et les multiples chiffres lancés dans les médias donnent une image faussée et négative des artistes. Famille d’Artistes soulève à travers ces protagonistes l’importance de l’art et la nécessité de le pratiquer dans le monde actuel. Peu importe si les praticiens sont doués, s’ils sont connus, l’important est de s’écouter et oser laisser place à sa créativité. L’art est aussi vieux que le monde et reste primordial pour divertir, faire rêver, instruire, dénoncer, avancer…

Artistes

Pour tout ça la barre était haute. Mais comme les anges sont à l’aise en apesanteur, aucun souci, il a su s’entourer. Gros plans sur les artistes sus-cités…

Muriel Darras alias Doña Emma

Muriel Darras est Doña Emma

Muriel Darras – Doña Emma – A 41 ans, on ne la présente plus. Celle que j’appelle affectueusement LA Darras (ouais y a eu La Callas avant elle…) a commencé le théâtre dès 10 ans. Pilier de la prestigieuse troupe du Grenier de Toulouse depuis 2001, elle enchaîne des rôles plus cocasses les uns que les autres.

J’ai été invitée pour ce spectacle. Adrien me l’a proposé il y a un an et demi. J’avais vu deux de ses mises en scène que j’avais adoré. C’était donc un plaisir d’être dirigée par lui. J’ai abordé le rôle de Doña Emma comme un travail de clown. Adrien voulait que je sois extravagante !

Nous te parlerons d’elle avec plus de détails dans un prochain article tellement y en a à dire !

Noémie Larroque est Marietta

Noémie Larroque – Marietta – Après une licence de lettres modernes mention Arts du Spectacle et de nombreux ateliers théâtre amateur, elle se lance dans la pratique théâtrale professionnelle. Elle se frotte aux spectacles déambulatoires, à la rue et aux festivals. En 2009 elle entre à LEDA, travaille avec entre autres Patrick Pezin, Laurent Collombert ou encore Didier Pons. En 2010 elle joue le personnage principal du moyen métrage Décalages de Archie Ndjo Megni et intègre la Compagnie des 3T, à Toulouse. Noémie a 31 ans et tu l’as sûrement vue dans Toulouse j’adore qui se joue encore et encore à la Comédie de Toulouse.

Marietta… C’est la chanteuse de la famille, ne l’étant pas moi-même (mais alors pas du tout), ça a été un vrai défi. Adrien m’a fait une confiance sans limite… Haha. J’ai pris des cours avec Madame Faget (ancienne chanteuse lyrique et professeur de musique), et j’ai bossé pour ne pas chanter trop faux…
Et ça m’a rapproché du personnage de Marietta, de par la rigueur du travail et de l’entraînement quotidien.
Elle est la cadette de la famille, mais suite à une « faute de jeunesse », elle échange sa place avec sa sœur Fryda, l’aînée. Les deux sœurs sont liées par un secret, ce qui engendre pour Marietta, regret, souffrance et sacrifice. Parce que catholique dans l’âme, elle sacrifie clairement « son bonheur aux conventions et aux préjugés », elle porte les malheurs de sa famille sur ses épaules. C’est un peu la seconde maman, elle fait attention à chacun, s’occupe de la maison, de sa mère, elle aurait pu avoir une toute autre vie, mais son attachement pour sa famille a été plus important que son propre bonheur. Elle est de ces personnes qui ravalent leurs blessures et font bonne figure tandis qu’à l’intérieur elles pleurent. Et puis il y a Carmen, de qui elle très proche et qui la ramène sans arrêt à ce qu’elle aurait pu devenir si elle avait fait d’autres choix. Bref, elle est forte, subtile, drôle, nuancée, blessée, c’est un bonheur d’interpréter un tel personnage, j’ai dix mille choses à jouer, à donner et à prendre. Et puis je me suis sentie libre, les répétitions ont été supers, il y a une vraie cohésion dans cette équipe (des comédiens en passant par Adrien, Cédric, Flo, les danseurs, les membres du bureau de la compagnie et tous ceux qui nous ont aidés pour ce spectacle), ça n’a été que du bonheur de travailler sur ce projet. Très riche en émotions !

Pendant la première Noémie a vraiment pris son pied :  on était prêt, on avait l’envie de montrer notre travail au public, on a mouillé notre chemise et c’était magique ! On a été très bien dirigé, et on s’est senti en confiance. Adrien est un très bon directeur d’acteur, il ne juge pas et prend soin de ses comédiens, ils ont été, avec Cédric, un vrai soutien. Bref, il me tarde de rejouer et de retrouver l’équipe!
Des anecdotes ?  Des fous rires surtout ! Qu’est-ce qu’on a ri ! Le soir, après une journée de répétition, je me tapais des barres toute seule chez moi quand je repensais à certaines scènes ou que je les racontais à mon amoureux. Si le rire augmente l’espérance de vie, en trois semaines j’ai dû gagner 10 ans…

Emmanuel Demonsant est Pocho

Emmanuel Demonsant – Pocho – A 28 ans, il se forme au CMDT (Conservatoire de Musique et de Danse du Tarn) en trompette avant d’obtenir une licence de musique option jazz à l’Université Toulouse Le Mirail en 2008. Il intègre ensuite LEDA à Toulouse (où il rencontre les futurs créateurs de la compagnie Changer l’ampoule) pendant 3 ans puis entre au GEIQ Théâtre (Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification) à Lyon pour un contrat jusqu’en 2015. Il joue notamment le rôle d’Ivanov d’Anton Tchekhov mis en scène par Patrick Pezin. Au cinéma et à la télévision, il obtient un rôle dans le long métrage 2 automnes 3 hivers de Sébastien Betbeder présenté au Festival de Cannes 2013. En parallèle, il est auteur-compositeur-interprète au sein du groupe Les Autres.

Je joue Pocho Finochietto, le seul fils de la famille et même le seul homme, le père étant décédé. Je l’ai approché en partant de ce qui l’anime : la poésie et ce qui va avec, sa sensibilité (il a en effet un plaisir des mots, du langage et de communiquer). J’ai aussi cherché sa place dans ce qui lui est le plus cher et qu’il ne manque pas d’honorer : sa famille. Comme lui, la sensibilité et l’imagination sont constamment mis à l’épreuve. Et j’ai une forte envie de les cultiver et de les partager avec les autres. C’est un véritable besoin. « Un artiste sans fantaisie est fini », comme il dit.

 

Mirabelle Miro est Fryda

Mirabelle Miro -Fryda – A 36 ans, elle a toujours eu trois passions : le théâtre, la danse et la littérature, et a toujours cherché à les vivre conjointement. Elle découvre la danse à l’âge de 8 ans, débutant par la danse contemporaine pour se tourner ensuite vers le flamenco. Licenciée en Lettres, elle développe à travers ses études la maîtrise de la langue et le goût pour l’écriture. C’est vers le théâtre qu’elle décide de se tourner de manière professionnelle à l’âge de 20 ans, en intégrant la Compagnie de l’Esquisse. Quand elle n’est pas sur les planches, elle forme et met en scène des groupes d’enfants, d’adolescents et d’adultes, désireuse de partager et de transmettre son amour du théâtre.

J’ai intégré le projet grâce à Cédric Guerri, avec qui je travaille dans la Compagnie de l’Esquisse, et qui a pensé à moi pour ce rôle. La pièce m’a tout de suite séduite à la première lecture, et la rencontre avec Adrien et le groupe n’a fait que confirmer mon envie de travailler avec eux. Le rôle de Fryda m’a enfin permis d’appréhender en même temps le théâtre et la danse sur scène, ce dont je rêvais depuis longtemps…! Ce rôle permet d’explorer une large palette d’états et de sentiments… La douleur d’avoir perdu l’être aimé, la culpabilité d’avoir abandonné sa famille, le bonheur de retrouver les siens et l’amour inconditionnel qu’elle leur porte, la soif de faire carrière, la séduction, la rivalité poignante avec sa sœur Marietta, la décision de vivre pour l’art avant toute chose, quitte renoncer à la vie…
Après la première du 2 mai, je me suis sentie tellement heureuse d’avoir vécu l’aboutissement de tout ce travail, et d’avoir pu le partager avec le public. J’avais envie de remercier toutes les personnes qui ont participé à ce projet. Ça a été un vrai bonheur de jouer avec tous les autres comédiens et comédiennes sur scène. La force des «liens familiaux» qui unissent les personnages, je la ressens vraiment entre nous, et c’est très fort et très porteur. Adrien a mené sa barque de main de maître, c’est un plaisir d’être dirigée par lui en tant que comédienne, il sait où il va, tout en étant ouvert aux propositions, et il sait mettre en confiance. Après le 2 mai, je me suis aussi dit : vivement la prochaine date !!!

Magalie Esteban est Carola et Raimonda

Magali Esteban – Carola et Raimonda – Formée principalement au Passage à Niveau avec Francis Azéma et Brigitte Fisher après avoir suivi la formation du Conservatoire National de Toulouse, elle participe à différents stages : chant, jeu masqué, clown, mouvement avec Yves Marc ou encore conception et manipulation de marionnettes avec le Footsbarn Travelling Théâtre. En 2006, elle cofonde avec Anouchka Pasturel sa première compagnie L’Araignée Dans le Plafond. Plusieurs créations de spectacles jeunes et tous publics sont issues de cette collaboration.
En 2011, elle intègre la compagnie Le Théâtre Des Ombres, spécialisée dans la marionnette de théâtre d’ombres.
Elle cofonde avec Celine Pagniez sa seconde compagnie en 2013 El Caracol. Actuellement  elle travaille comme comédienne et marionnettiste avec El Caracol, Anne Ma Sœur Anne, Théâtre du Grand Rond, Le Clan des Songes…
Elle joue Carola et Raimonda, jumelles, l’une peintre tabagique et l’autre voyante astrologue alcoolique. Toutes les deux névrosées.

Rose-Hélène Michon est Carmen

Rose-Hélène Michon – Carmen – Elle a 26 ans.  Elle obtient son baccalauréat littéraire spécialité théâtre à Rennes en 2007. Parallèlement elle s’intéresse à d’autres formes artistiques comme le chant et l’écriture, et expérimente lors de différents stages le mime et le clown. Avec la compagnie l’Instant T elle explore le théâtre d’improvisation ainsi que le théâtre forum. En 2008 elle intègre LEDA à Toulouse et travaille notamment les œuvres de Tchekhov sous la direction de Patrick Pezin, le masque de commedia avec Laurent Collombert et la danse contemporaine avec Neige Salinas. Diplômée de cette formation en 2012, elle part à la recherche de nouveaux projets artistiques. Elle se forme au doublage à AGM Factory, participe depuis lors à de nombreuses versions françaises, tel que Mindscape de Jorge Dorado ou Boyhood de Richard Linklater. Elle rejoint la distribution de Autour de ma Pierre il ne fera pas Nuit par la compagnie L’Etoile d’Araignée pour le festival d’Avignon 2013 et rencontre Les Patropathes, compagnie jeune public avec qui elle collabore depuis 2012. Elle intègre également le Grenier de Toulouse pour participer à la création 2015 Les Misérables dans le rôle de Cosette.

Mon rôle dans Famille d’Artistes est Carmen, C’est une jeune fille de 20 ans qui a toujours vécu chez les Finochietto. C’est la bonne de la famille, orpheline, elle ignore tout de ses origines. C’est aussi la seule à quitter le domicile, pour aller travailler dans un restaurant ce qui lui permet d’entretenir financièrement la famille et de récupérer les restes pour manger.
Malgré l’environnement déjanté dans lequel elle évolue elle est particulièrement les pieds sur terre. Bien que réaliste elle a aussi sa part de fantaisie à elle et elle est rêveuse et romantique. Elle est profondément attachée à tous les membres de cette famille, les considère avec tendresse et indulgence. Chipie, elle ne manque pas de caractère et sait se faire respecter, elle est d’ailleurs un membre à part entière de cette famille. C’est un personnage intègre, sincère et d’une grande pureté. J’ai eu l’occasion d’interpréter Carmen, il y’a plusieurs années, à LEDA lors de nos représentations de fin d’études (déjà mise en scène par Adrien et avec Noémie et Emmanuel).
J’ai eu beaucoup de plaisir à la retrouver cette année, c’est un personnage qui m’a beaucoup touché.
Le travail était très différent, plusieurs années se sont écoulées, la distribution ainsi que la mise en scène d’Adrien ont changées…
Ce qui est intéressant aussi c’est que Carmen est souvent dans le commentaire de ce qui se déroule, elle est à la fois dans l’action et hors de l’action. Elle m’a semblé être comme le lien entre le regard du spectateur et les Finochietto.
Carmen n’est pas artiste mais comme dit Doña Emma à Sitbon « A la fin tout le monde a une âme d’artiste, il suffit simplement de la laisser s’exprimer (…) » et si ce personnage me touche particulièrement en tant qu’artiste c’est parce qu’elle est la seule à être dans la réalité, elle est consciente de son temps. Elle est également d’une telle sincérité qu’elle semble naïve, pourtant elle est bien lucide. Je pense qu’un artiste se doit de vivre son temps, pour l’interroger, le sublimer, le critiquer…
Au sujet de la première, je suis ravie que nous l’ayons fait, nous avons porté ce projet si fort, avec notre cœur. C’était un tel plaisir de travailler avec cette équipe ! Toute l’équipe, le bureau de la compagnie, toutes les petites mains qui nous ont aidé à réaliser ce spectacle. J’ai hâte de pouvoir le jouer encore et encore, partager cette histoire, l’affiner, l’amener plus loin, continuer à faire vivre cette belle aventure.

Marc Faget est Maître Boris Sitbon

Marc Faget – Maître Boris Sitbon – Si le chant et la musique l’ont mis sur les planches, c’est au théâtre qu’il va donner de la voix. Comédien depuis plus de vingt-ans au sein de la Compagnie de l’Esquisse, il y interprète notamment plusieurs rôles de composition tels que Thomas Diafoirus dans Le Malade imaginaire de Molière, Bouzin dans Un fil à la patte de Georges Feydeau, Malvolio dans La nuit des rois de William Shakespeare, ou Sylvestre dans Les fourberies de Scapin. Il enchaîne les projets artistiques et joue entre autre sous la direction de Carlo Boso, (avec qui il apprend le jeu masqué de la commedia dell’arte), dans une pièce à succès, Public Or Not Public, qui a donné lieu à plus de 500 représentations à Paris et en Province. Il collabore également avec Le Grenier de Toulouse pour lequel il joue Les Misérables de Victor Hugo. Sa source d’inspiration naît d’artistes tels que Chaplin, Bourvil, Tati ou James Thiérrée. Sa curiosité, son sens de l’observation, lui permettent de composer tous ses personnages. On a pu le voir aussi dans plusieurs séries, courts et longs métrages, d’Antonin Peretjatko, Eric Valette, Aurélie Jolibert, Marc Rivière, Jérôme Py, Yvan Calbérac… Il est aussi co-scénariste sur la série Des Cinés Moi Un Film dont il est à l’origine avec Melha Bossard. Diplômé de l’ETPA photo, il exerce en tant que photographe et crée un concept original, Paulette&Marcel. C’est un artiste aux multiples talents qui met sa verve au service de la scène.

Il joue Maître Boris Sitbon, fonctionnaire municipal, philatéliste à tendance neurasthénique. Il est le colporteur de mauvaises nouvelles puisqu’il est chargé de déloger cette famille.

 

Famille

Que les artistes ne s’offensent pas de ma comparaison mais dans la définition (celle de Larousse tout de même) du mot troupeau en effet il est précisé : ensemble d’animaux d’une même espèce domestique ou de ruminants sauvages vivant ensemble. Pari réussi non ? Ils et elles sont bien de cette même espèce d’artistes vibrant-e-s ! Une famille quoi… où la notion de troupe prend tout son sens.

J’ai remarqué lors des manifestations des intermittents en hiver 2014 que des groupes se formaient dans le cortège. Les comédiens ensemble, les circassiens entres eux, les danseurs en bande… Pourtant nous représentons et défendons tous les mêmes rêves, les mêmes désirs et cela à travers l’art. Je souhaite ici, entre folie et poésie, entre rire et émotion faire vivre sur scène des comédiens et des danseurs par du texte, du chant et du corps, pour qu’ensemble nous soyons les derniers survivants d’une étrange race d’anges. [Adrien Galaup]

Suite à une belle rencontre professionnelle et surtout humaine au cœur de LEDA, Rose-Hélène, Noémie, Adrien et Cédric décident de monter leur compagnie afin de travailler ensemble et de faire perdurer leur entente artistique. Chacun apporte aux créations son savoir-faire et son originalité. Cette collaboration n’est pas le fruit du hasard, non non, elle émane d’une grande complicité et d’une complémentarité artistique :

  • en effet, Rose-Hélène amène son regard avisé sur la société et l’actualité, ce qui permet à la compagnie de créer des spectacles dans l’air du temps et jamais dénués de sens(ibilité)
  • Adrien, lui, s’est destiné à la mise en scène et à la scénographie, d’où l’importance du visuel et du travail de construction des personnages
  • Cédric apporte son enthousiasme et son inventivité
  • quant à Noémie, heureusement qu’elle est là pour recadrer les propositions fantasques de ses compères, grâce à sa technique, elle permet la concrétisation des créations.

Leur désir commun est de monter du théâtre pour tous ancré dans une réalité sociale où les mots, le visuel et les personnages transportent les spectateurs. Et depuis trois ans, ils parcourent les routes avec leur spectacle d’improvisation déambulatoire La Famille Loyal (encore et toujours la famille qu’on te dit !!). Ils amènent leur bonne humeur et leur fantaisie lors de divers événements.

1545887_521927731245063_1097176456_n

Changer l’ampoule, drôle de nom pour une compagnie ? Parce qu’on ne peut pas changer le monde glisse Adrien en souriant. Certes. Mais on peut essayer. En l’éclairant ce drôle de monde comme cette compagnie le fait. En l’illuminant. Et en devenant une étoile à suivre… Et c’est bien parti pour ! Cette étrange race d’anges laissera au fond de nous, public, une lumière qui brillera encore longtemps. Non non non, on n’est pas près de changer l’ampoule. Une compagnie qui est une vraie famille d’artistes. Avec générosité, bienveillance, modestie et talent. Une famille qui donnerait presque envie de s’y faire adopter tiens…

logo-changerlampoule-1415035868

Le site. Sur Facebook. Sur Twitter. Et sur YouTube.

Les prochains repas de famille auront lieu un peu plus loin…
A Saint-Laurent-de-Neste (65) à la Maison du Savoir le vendredi 3 juin à 21 h
Réservations fortement conseillées au 05 62 39 78 48

A Saint-Gaudens  (31) au théâtre Jean Marmignon le mardi 22 novembre à 21 h
Réservations fortement conseillées au 05 61 95 57 87

Les photos sont de Carmen Legros et Frédérick Lejeune (en répétitions) et de Stéphane Fauré (en scène). Vidéo Famille d’Artistes de Nelly Veyrié et Quentin Rossi. Encore de la famille ces artistes là hein ?

Tu aimeras sûrement aussi...

1 commentaire

  • Répondre Sophie Cortés 26 mai 2016 at 16 h 28 min

    UN ARTICLE À LIRE ABSOLUMENT ! Vous qui gravitez autour de la Cie Changer l’Ampoule, prenez quelques minutes pour comprendre leur parcours, leur passion et ce monde du spectacle pas toujours simple à vivre, à subir !
    Merci Macha, pour ces magnifiques portraits vivants et plein de vie. Pour cette plume, cette ironie parfois, et cette finesse qui relate à la perfection l’esprit de famille de cette jeune troupe.
    Difficile de ne pas aller les voir jouer ! Ahahahah ! Réservez !

  • Un commentaire à faire ?