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[Chronique littéraire] Tuez-moi demain de Dominique Terrier

Polar de Dominique Terrier

« Neuf millimètres, ce n’est pas grand-chose si on parle d’une épaisseur de neige, mais quand il s’agit d’une balle qui vient à votre rencontre, neuf millimètres c’est énorme. » Poulbot, Tuez-moi demain

Si le titre de cet ouvrage te parait familier, s’il éveille en toi des envies d’espionnage, de Vodka-Martini (au shaker, pas à la cuillère), de belles voitures et de femmes fatales, ne t’y trompe-pas, il cache très bien son jeu. Cette première impression n’est que le costume-trois-pièces taillé sur mesure qui dissimule l’argot et le pastis de son porteur, car dès les premières lignes, le lecteur est plongé dans un univers radicalement autre que le Bon Chic Bon Genre de Ian Fleming.

Couverture Tuez-moi demain BAT

Arnaques, crimes et apéro

L’auteur, Dominique Terrier, nous jette sans retenue dans l’action, riche en rebondissements en tous genres. Action qui sera agrémentée de pétarades et coups de mandales directement inspirés du cinéma de la Nouvelle Vague. On suit donc Poulbot, brigand parisien désabusé et marginal qui aime glandouiller autour d’un verre anisé accompagné de son ami et acolyte de toujours, Lolo.

Si l’histoire complète cumule plus de 150 pages, on distinguera deux arcs scénaristiques. C’est un peu du polar deux-en-un, comme le shampoing, mais qui ne pique pas les yeux.

La première moitié du récit m’a clairement fait penser à Pulp Fiction, c’est dire le niveau d’écriture ! Il est question d’une mallette, passée de mains en mains à travers les époques, bandit après bandit, et contenant un des plus beaux trésors au monde, un diamant de la taille d’un poing. Cette boite de Pandore maudite finira par entrer dans la vie de notre Arsène Lupin de terrasse de café d’une bien étrange manière. Reste à savoir ce qu’il en fera ?

Nous avons recueilli un témoignage de Quentin Tarentino :
– Vous dites ? Un diamant dans la mallette ? Mais c’est du génie, j’achète ! 

Comme quoi, il suffisait d’insister un peu pour savoir ce qu’il cachait dans la sienne…

Non, sérieusement, Tarantino n’aurait rien eut à envier à cette « poursuite du diamant jaune » rocambolesque.

Suite à tout ça, Poulbot aura à peine le temps de rejouer Scarface dans une maison corse immense qu’on enchaîne avec la seconde partie du récit.

Ici la part belle est aux voyages à l’étranger – vol 007 à destination du Royaume-Uni !

Plus question de « petit » larcin de plusieurs millions d’euros, on vise là le grand banditisme, la police internationale et les trafics illicites macabres. Poulbot et Lolo cassent du nazi, ça se trouve clairement pas au rayon jeunesse !

Ce sera l’occasion de quelques rencontres très plaisantes, quelques retrouvailles agréables, entrecoupées de captures, de kidnappings, de séances de torture et de passages à tabacs. Une belle immersion au pays de Sherlock Holmes et Jack l’Éventreur, avec un petit détour en kilt par la patrie du whisky.

Les mémoires dans la peau

Le style de narration peut être très déroutant au premier abord ; chaque chapitre décrivant les aventures de nos compères est suivi d’un chapitre d’exposition nous expliquant les faits antérieurs qui les ont menés là où ils en sont. Une fois qu’on a pris le rythme, une fois habitué à cette gymnastique, l’histoire se distille au compte goutte et on en vient à attendre impatiemment la découverte d’un élément nouveau qui viendra compléter l’histoire en cours.

Et ce ne sont pas les quelques rares facilités scénaristiques de style deus ex machina qui vont entacher la lecture, au contraire. Je trouve que ça renforce l’aspect «roman d’espions» en jouant avec le bon vieux cliché du héros qui s’en sort toujours.

Spirale-35

Dominique Terrier revendique ce style si particulier du polar d’espion qui lui tient tant à cœur, et mélangé à l’argot parisien du style d’Audiard, on se retrouve à savourer chaque ligne de dialogue avec délectation tant les phrases « coup de poing » (les fameuses punch-lines) pleuvent dans des échanges mémorables.

Les phases narratives ne sont cependant pas en reste. Les lieux sont toujours décrits avec une grande précision, pour situer l’action de manière optimale, et les nombreuses comparaisons et métaphores font toujours mouche, avec beaucoup d’humour accompagné de références cinématographiques qui forcent le respect.

Tout l’ouvrage transpire la passion.

La passion de ce style vintage d’après-guerre. Du coup il n’est pas rare de tomber sur des dialogues tels que : «Oh, la Grignette ! Tu lèves les brandillons, sinon ça va débarouler sur ta caboche». Il n’y a pas que moi qui imagine Gabin lâcher un tel scud, si ?

La passion du cinéma. Il n’y a qu’à voir les notes de l’auteur en fin de livre pour s’en rendre compte, les références sont légion, et vont de Citizen Kane à La Grande Illusion.

La passion de la musique. Là-aussi, les références sont nombreuses, et TRÉS qualitatives, avec du bon vieux son rock (U2, Queen, Deep Purple) ou encore du français d’un temps que les moins de 20 ans… vous connaissez la suite (Fernandel, Maurice Chevalier).

Bref, si Jean Gabin disait dans le Pacha «La pire maladie des hommes, c’est de donner son amour à une seule femme», moi je dis que la pire maladie des hommes, c’est de ne donner sa chance qu’à un seul livre. Alors fonce et donne une chance à celui-ci, il en vaut le coup !

Tuez-moi demain de Dominique Terrier publié aux Éditions du Carnet à Spirale (toute nouvelle maison toulousaine dont nous te parlions ici) sortie en janvier 2018 (mais tu peux te le procurer dès maintenant sur Toulouse ou Lyon en les contactant).

Photo de l’auteur et de la couverture © Frédérick Lejeune

[NDLR : Peyo fut le premier à chroniquer les 5 ouvrages des Éditions du Carnet à Spirale. Tu peux retrouver ainsi les articles sur des recueils de nouvelles, Valises de David Pascaud et Le paradis est un enfer comme les autres d’Émile Castillejos, un roman Revenir de Florian Oger, et un roman Fantasy jeunesse, Les Révoltés de Noël de Gilles Monchoux]

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1 commentaire

  • Répondre LA SPIRALE SUR LES BLOGS - Éditions du Carnet à Spirale 16 novembre 2017 at 11 h 42 min

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