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[Chronique littéraire] Tous les peintres espagnols ne s’appellent pas Picasso de Gabriel Sandoval

Tous les peintres espagnols...

            Quand Gabriel se retourne sur son passé, lui qui vit à Toulouse depuis plus de cinquante ans, c’est pour nous raconter comment ses parents ont fui une Espagne gangrénée par le Franquisme. Les parents, Gabriel et Féli, ont décidé de laisser leur terre de León, en Castille, le cœur en déroute pour rejoindre la France, afin de se reconstruire ailleurs, afin de trouver un travail, d’élever leurs enfants dans un pays qui n’est pas emprisonné chaque jour dans les mâchoires de la dictature. Ils resteront malgré tout à jamais des déracinés.

            Avec une certaine nostalgie, Gabriel le fils, nous narre non sans poésie mais réalisme cet exil que nombreux ont connu à l’époque, les Espagnols certes, mais tout autant certains Algériens, Marocains, Italiens, Portugais, Polonais, Tunisiens, Grecs… On est en 1962 quand débute ce roman-récit ; on pourrait le situer aujourd’hui quand on constate les marées humaines de malandrins qui pensent toujours que la France, l’Europe pourraient s’annoncer comme un Eldorado possible.

            En ces années soixante, une fois un travail et un toit assurés, une fois débutée l’intégration dans la ville rose, Gabriel et Féli vont récupérer leurs enfants en Espagne. Ainsi, Gabriel junior et son petit frère, Bernardo, vont devoir s’habituer à cette grande ville qu’est la capitale de l’Occitanie, vont devoir apprendre une nouvelle langue même si, une fois la porte de l’appartement franchie, l’espagnol reste de rigueur. Elevés entre des parents aimants, entre des voisins issus comme eux de l’immigration, ils apprennent à grandir dans un pays libre mais ne cachent parfois que les étrangers, s’ils servent leur nouvelle patrie, demeurent des gens d’ailleurs.

Photo de Gabriel Sandoval © DR

Photo de Gabriel Sandoval © DR

            Pendant ces Trente Glorieuses, les parents réussissent à trouver leur place, ne reculant jamais devant le travail (Gabriel père est peintre mais loin de Picasso, ces œuvres à lui sont des façades de maisons, de HLM), des heures durant, pour s’en sortir ; et ils s’en sortiront. Et donneront une excellente éducation à leurs fils, lesquels rejoindront l’école de la République qui représentait à l’époque un véritable ascenseur social.

            Bien sûr, ils retourneront vers les leurs ; ceux-là noteront qu’ils ont réussi… Ils possèdent une voiture, s’habillent comme les sportifs, travaillent et surtout, sont libres. Libres, tout ce à quoi le peuple ibère aspire profondément et ne viendra qu’en 1975 à la mort du Caudillo.

            Les années passent et Gabriel junior se retourne encore en nous décrivant les journées d’école, les jeux, le sport, les amitiés et une vie de famille qui peut faire de vous un homme, un homme responsable. Aujourd’hui, les grands-parents ne sont plus là, les parents ont disparu mais les mots forts et percutants de Gabriel nous laisse des images de gens plus vivants que vivants. La magie des sentiments, la grâce des mots.

Tous les peintres ne s’appellent pas Picasso est une ode à la double culture, à l’Espagne, à la France, un hymne à la tolérance, une formidable lettre d’amour aux siens. C’est touchant et cela apaise les âmes.

            Tous les peintres espagnols ne s’appellent pas Picasso de Gabriel Sandoval – Éditions La Serna – 115 pages – Parution : janvier 2017 – Couverture © T. Sandoval @ M. Paradinas – Prix : 15,00 €

La deuxième chronique de la semaine

Les gentilles filles vont au paradis

Christophe Maris, Journaliste – Écrivain – Expert en communication © MARIS Conseil – 2017 – Tous droits réservés.

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