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[Chronique littéraire] Le sommeil le plus doux d’Anne Goscinny

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Le sommeil le plus doux – Éditions Grasset – 140 pages – Parution : avril 2016 – Couverture : ©Grasset – Prix : 13,50 €

« Son sourire aujourd’hui me donne envie de découvrir le monde. Elle oublie, je le vois, l’échéance des trois jours. Elle oublie que le temps est compté, elle oublie l’ombre et son murmure.
Il fait doux, Nice ouvre ses cadeaux. Il n’y a personne dans les rues. Je marche, enveloppée dans un caban trop large. Je ne pense qu’à ma mère. Je sais que la parenthèse se referme sur nous. Ma promenade, au gré du vent, au gré de rien, me conduit dans un joli jardin. Je m’assieds sur un banc, déboutonne mon manteau. Je respire. Trois pastels et mon carnet vont immortaliser le bleu, le vert et l’ocre.
C’est alors que je remarque cet homme. Il est là, tout près, assis sur un banc. Il me regarde. Il se lève. Vient vers moi. »

         Le temps qui reste… C’est la grande question qui taraude Jeanne au moment où elle emmène sa mère à Nice pour un dernier voyage, derniers regards sur la Méditerranée depuis la chambre d’un palace rococo, là même où elle est née, où elle a vécu des jours heureux. Si le sujet est lourd et marquant, la plume légère et aérée d’Anne Goscinny évite tout pathos en visant directement l’essentiel. Elle ne dissimule rien, rien des peurs et des angoisses de la mort, rien de la souffrance qu’inflige le cancer à la mère de Jeanne, rien non plus des relations d’amour qui unissent ces deux-là ; et tout autant la présence forte cependant discrète de la grand-mère qui les accompagne dans cet aller-simple avec son lot de souvenirs depuis qu’elle a quitté l’Ukraine autrefois, juive pourchassée.

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Photo Anne Goscinny ©JF Paga/Grasset

         Par petites touches, entre présent et analepses, le lecteur entre dans l’intimité de Jeanne et sa mère mais en suivant les consignes implicites de l’auteur : la subtilité et le respect absolu. Tout autant que les silences. Les thèmes de l’accompagnement du mourant, de la fin de vie sont abordés de face et non subrepticement comme c’est souvent le cas au quotidien.

         Et puis… Il y a plusieurs histoires d’amour dans ce texte : celle de Jeanne qui va faire la rencontre d’un homme… Gabriel. Celle de Jeanne et ses deux aïeules… Celle de Jeanne avec elle-même, qui va découvrir que pour aimer les autres il faut aussi s’aimer un peu soi-même.

         La pudeur colore chaque page. Et c’est heureux. C’est apaisant pour celle ou celui qui part. Et envisage aussi ce grand voyage qu’est la mort comme une sorte de libération, de calme espéré après la souffrance de la maladie. Et puis Nice en hiver c’est un peu comme la Côte d’Azur du Nord.

         En laissant s’exprimer les différents personnages, l’auteur rend le récit encore plus fort, encore plus visuel, encore plus sonore. Les descriptions des personnages sont si minutieuses et précises qu’elle les veut presque éternels mais surtout intemporels. Ce roman renvoie nécessairement au vécu où à ce qui nous guette nous autres petits lecteurs mortels attachés ou pas à celles et ceux qui nous entourent.

         Si parfois Anne Goscinny s’amuse à nous perdre c’est probablement pour mieux nous retrouver.

Christophe MARIS, Journaliste – Écrivain – Expert en communication
©MARIS Conseil – septembre 2016 – Tous droits réservés.

La deuxième chronique de la semaine par Christophe

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