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[Chronique littéraire] Revenir de Florian Oger

Roman de Florian Oger

« Je ne suis pas une héroïne. » Alphonsine, Revenir.

Une phrase simple mais qui pourtant résume à merveille l’histoire, la vie d’Alphonsine.

Ce roman, dont la narration est amenée sous forme de journal intime, est une très belle illustration de l’élasticité et la relativité du temps. Albert Einstein lui-même en aurait ravalé sa langue de jalousie.

Couverture Revenir BAT

Et si j’étais née en 28, à Paris

L’héroïne naît en même temps que le premier chapitre. Ainsi passent les mois, puis les années, bien trop vite, au rythme grisant d’une jeunesse heureuse, aux nombreux moments de bonheur qui glissent entre les doigts.

Joies, peines, famille, patrie, et judaïsme se mélangent dans ce décor posé avec une précision et une vie éclatantes.

Les 11 premières années de la vie d’Alphonsine filent décidément bien trop vite.

Puis, arrive  l’année 1939. Les difficultés s’accumulent, les regards changent, le climat national se dégrade et tout part à vau-l’eau.

1940, on essaie de préserver les apparences. Premier voyage d’une longue série.

En 1941, on ne se sent plus à l’abri nulle part. Le temps ralentit.

1942 marquera la fin d’une confiance et le début de la Honte, affichée aux yeux de tous. Les heures se comptent en jours, désormais.

L’enfer allume ses fourneaux en 1943. La famille est transportée, entassée, elle dit « adieu » à sa dignité. Monotonie et rigueur militaire ne font pas bon ménage, et ce n’est pas la faim et l’ennui déprimant qui vont aider à relever la tête. « Appel, corvée, manger, appel, manger, dormir. Le cycle se répétait à l’infini. » Le temps s’arrête, les victimes continuent.

1943 encore, c’est reparti pour un voyage, du bétail en transfert. L’être humain est trié comme on sépare les fruits trop mûrs avant une tarte. Le temps n’existe plus.

1943 toujours. L’adversité montre le vrai visage de l’Homme, partagé entre union et unité.

Qu’est-ce que le temps ?

En 1944, le bétail est finalement mieux traité que l’humain. Tout dégénère et s’articule autour d’un mot : TROP. Trop de gens dans les camps, trop peu de ressources pour vivre, trop de vies fauchées gratuitement, trop…

En 1945, on se débarrasse des preuves. Les temps changent et ce mot reprend enfin du sens. Qu’il est bon de sentir à nouveau un TAC après un TIC !

Ce qu’il reste de l’histoire ne relève pas de l’Histoire, et au final, en tant que lecteurs nous nous sentons soulagés d’en sortir.

Au cœur du texte

Le récit, écrit par Florian Oger, est tellement criant de véracité, d’authenticité, qu’il est presque difficile de croire que l’auteur n’a «que» 26 ans.

On ne lit pas la biographie d’une femme âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer, on vit l’horreur de la guerre, on sent le temps accélérer ou ralentir au gré des événements, on subit directement la violence et la cruauté humaine.

Et si quelques dialogues paraissent parfois maladroits, dans leur construction et leur tournure, on oublie vite ces petits travers, écrasés par une narration impeccable, précise et captivante.

Le format journal permet un rythme naturellement vrai, qui se colle à la perfection à ce genre d’histoire et on n’en décroche pas une fois entamé. Plutôt que se perdre dans le contemplatif basique, l’auteur dépeint ses paysages en se basant sur les sentiments ressentis par son héroïne sur le moment, pour atteindre directement l’imagination du lecteur et le projeter au cœur de l’aventure.

florian oger 0040 - leandre leber - gazettesports

Et moi, et moi, et moi

Si je peux me permettre une analyse personnelle, je me dois d’abord de préciser une chose importante : d’ordinaire je ne suis pas du tout friand des biographies, réelles ou fictives. J’ai déjà beaucoup à gérer avec ma propre vie, je ne tiens pas particulièrement à étudier en plus celle des autres.

Mais là, j’ai été scotché, presque directement. D’abord, j’ai entamé tranquillement le livre sur une dizaine de pages, puis j’ai fini par dévorer les 140 pages restantes en moins d’une heure. Le style est tellement fluide que je me suis laissé couler avec l’histoire, en roue libre totale, et c’est avec un très grand plaisir que j’ai dégusté ce roman.

Recommandé pour les adolescents et adultes, à étudier en cours ou pour voyager, tout simplement.

Revenir, de Florian Oger, publié aux Éditions du Carnet à Spirale (toute nouvelle maison toulousaine dont nous te parlions ici) sortie prévue en janvier 2017 (mais tu peux te le procurer dès maintenant sur Toulouse en les contactant) !

Petit cadeau… Tu peux ici feuilleter les premières pages de Revenir

Photo de l’auteur Léandre Leber et de la couverture Frédérick Lejeune

[NDLR : Peyo fut le premier à chroniquer les 5 ouvrages des Éditions du Carnet à Spirale. Tu peux retrouver ainsi les articles sur des recueils de nouvelles, Valises de David Pascaud et Le paradis est un enfer comme les autres d’Émile Castillejos, un polar Tuez-moi demain de Dominique Terrier, et un roman Fantasy jeunesse, Les Révoltés de Noël de Gilles Monchoux]

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3 Commentaires

  • Répondre LA SPIRALE DANS LA PRESSE - Éditions du Carnet à Spirale 9 novembre 2017 at 2 h 49 min

    […] Chronique littéraire de Revenir de Florian Oger par Peyo […]

  • Répondre LES CHRONIQUES LITTÉRAIRES - Éditions du Carnet à Spirale 9 novembre 2017 at 13 h 08 min

    […] Chronique littéraire de Revenir de Florian Oger par Peyo […]

  • Répondre Éditions du Carnet à Spirale 9 novembre 2017 at 13 h 33 min

    Un immense MERCI Peyo pour cette toute première chronique de notre petite maison. L’auteur a apprécié !

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