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[Chronique littéraire] Poupe de François Cérésa

buro biblio

Henri Calet a écrit : « Ne me secouez pas, je suis plein de larmes. »

Poupe de François Cérésa

Poupe – Éditions du Rocher – 275 pages – Parution : septembre 2016 –Couverture © Editions du Rocher – Photo François Cérésa © DR – Prix : 18,90 €

         Installe-toi confortablement, un bon fauteuil, un bon thé, une lumière douce pour caresser les pages, chausse tes lunettes et pars pour le voyage que propose François Céséra avec ce livre attachant, touchant, prenant que tu liras probablement d’une traite, Poupe.

         Qui est Poupe ? Ce n’est autre que le père de l’auteur, récemment disparu. Et la douleur est extrême, la douleur est infinie. Alors pour le garder encore en vie, l’auteur en passe par l’écriture. Il pourrait y avoir quelque chose d’impudique dans le fait de raconter son père, sa vie, son passé, toutes les anecdotes qui scellent celui qui tient la plume – en hommage – à celui qui a quitté la scène de la vie. Il en est tout autre au contraire. Le portrait que nous offre Céséra de son père n’est en rien complaisant, juste bienveillant. Et quelle vie ! Via les pages, nous découvrons les lieux, les rencontres, une existence riche de tout. Poupe ! Nous croisons des personnages illustres comme d’illustres inconnus. Il n’empêche c’est passionnant et l’on ne décroche pas un instant. Remarquablement écrit, ce récit trace la force du lien entre un père et son fils, entre une famille et son enfant et cela fait un bien fou. Cela ne rend pas envieux ni jaloux, non juste admiratif.

         On oscille souvent entre sourires et émotion, là réside la force de la plume quand elle est aisément maîtrisée et c’est le cas. Et quand on sort de là, on a presque le sentiment d’avoir aussi vécu ces choses, ces choses qui pourtant n’appartiennent qu’à cet italien d’origine devenu un sacré personnage sinon un personnage « sacré » (du moins pour l’auteur).

François Cérésa, écrivain. mai 2011, photo © DR

François Cérésa, écrivain. mai 2011, photo © DR

« Quand je fais une certaine moue, je te vois faire cette moue. Quand je siffle, je t’entends siffler. Quand je parle, je t’entends parler. Quand je ris, je ne t’entends plus rire. Je t’aimais d’amour, papa. Tu me prives de ton visage d’insoumis, de tes épaules d’atlante, de ton sourire à la Clark Gable.

         Tu as conquis la liberté pour nous. Les autres disent que je suis brisé. C’est pire que cela. Mais ils n’en savent rien, car je reste fidèle à ta tenue. La mort ne te faisait pas peur. Je t’ai accompagné à tous les enterrements. Tu ne vacillais jamais.

         Mon encre est ton sang et mon sang est ton encre . Qu’y-a-t-il de plus beau, de plus sacré qu’un père ? J’aime à penser que tu es en moi. Pour te protéger comme tu m’as protégé pendant un demi-siècle. »

         Et si l’amour était encore plus fort (ou renforcé) par l’absence de l’être auquel on tient, auprès duquel on s’est construit jusque dans le mimétisme au-delà même de sa propre personnalité, de son propre-arbitre ? Céséra nous prouve là que l’on ne peut devenir homme sans fondations, sans s’appuyer sur des valeurs sures, en l’occurrence le père et la mère, la mère et le père. Sans quoi, on avance en boitant dans une existence incomplète.

La deuxième chronique de la semaine par Christophe

22 décembre également

 

 

Les 5 et 12 janvier tu pourras découvrir…

Christophe Maris, Journaliste – Écrivain – Expert en communication
©MARIS Conseil – décembre 2016 – Tous droits réservés
Image de Une : collection privée CM

 

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