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[Chronique littéraire] Le métier de vivant de François Saintonge

Bureau 2

Le métier de vivant – Éditions Grasset – 254 pages Parution : août 2015 – Couverture : ©Grasset – Prix : 19 €

La Der des Ders… Étrange période où les autorités françaises envoyèrent des milliers de conscrits comme les hommes en âge de nos colonies affronter l’envahisseur teuton Guillaume II sur nos terres de l’est du pays dans un premier temps, sur nos terres du nord du territoire ensuite. Ils durent tout supporter, guerre de mouvement, guerre de tranchée, gaz moutarde, shrapnels, baïonnettes, le froid, la malnutrition, la dysenterie, les obus ; ces pauvres hères ne comprenaient pas tout ce qu’il se passait obéissant seulement aux ordres de leurs officiers qui eux, souvent, restaient à l’arrière. Et du côté allemand comme prussien, on ne comprenait pas davantage. Nantis comme pauvres, ils furent appelés à honorer la patrie et à défendre les couleurs de la France, hormis quelques planqués. La France le leur rendra bien : la majorité sera rangée dans des cimetières sous une croix blanche ou balancée dans une fosse commune, les plus « chanceux » rentreront avec la gueule cassée, un membre en moins ou ayant perdu la tête définitivement. Des laissez-pour-compte, on ne saura les recenser.

C’est la trame du roman précis, fourni, documenté de François Saintonge qui nous fait entrer dans une famille de nobles où chacun des mâles doit aller accomplir son devoir. Nous allons donc suivre le destin de trois cousins, chacun au caractère bien trempé : Léo déjà sur le front et aviateur, Lothaire le jouisseur au pied-bot qui est réformé d’office et Max qui refuse cette boucherie mais ne pourra y échapper y perdant même un œil et toujours chaperonné par maman Adélaïde qui couve son poussin pourtant devenu un homme.

Malgré le drame national qui se déroule, les trois jeunes gens vivent avant leur départ dans l’insouciance, profitant de tous les avantages que leur ont légué leurs aïeuls. Chez eux pas de soucis financiers, on s’amuse, on fait ce qu’on veut avec la fortune présente pendant que d’autres s’échinent au labeur journalier. Lothaire saute toutes les putes qu’il veut au risque même de contracter la vérole, Léo, homme de devoir, pilote pendant que Max tombe dans les bras d’une femme craquante, Dionnée Bennet, lors du Blitz à Londres. Elle est mariée à un riche Américain et alors, ils vivent chacun de leur côté, donc les choses ne sont pas si graves. Et leur relation épisodique durera vingt ans, vingt ans durant lesquels on devine combien Max est plus attaché à Dionnée que l’inverse. Elle deviendra reporter de guerre et couvrira différents théâtres de conflits. Sans la veille constante de Max, elle serait morte puisqu’il aura l’occasion de lui sauver la mise à plusieurs reprises.

Après cette Der des Ders, les trois jeunes hommes reprendront le cours de leur vie, différemment, marqués et souvent traumatisés par ce que deux d’entre eux ont vécu ou vu au front. Léo aura perdu une jambe alors que Max sera borgne, ce qui apparemment n’altérera en rien sa beauté (lui se préférera même avec un bandeau que portant la prothèse mise au point par ces mêmes Allemands qui l’ont énucléé). Chacun portera son destin comme il peut, mais ils seront vivants et entendront bien en profiter chacun selon son caractère. L’un fondera une famille et donnera dans la religion, l’autre baisera jusqu’à sa dernière goutte de semence et le dernier aimera en silence et dans l’attente, gérant avec brio une galerie d’art ouverte rue de Rivoli à la grande surprise de son oncle qui l’a toujours pris pour un pleutre et une queue molle. Et même si les uns ou les autres devineront la montée du fascisme en Europe et la Seconde Guerre mondiale qui ne tardera pas, ils décideront de goûter chaque jour qui leur donné. Carpe diem.

François Saitonge

Photo François Saintonge ©DR

Francois Saintonge nous propose à la fois l’épopée de trois personnages atypiques et une peinture d’une époque que nombreux méconnaissent volontairement ou par simple ignorance. C’est remarquablement écrit et fort prenant. Malgré les qualités comme les défauts inhérents à tout être humain, chaque personnage est attachant même si d’aucuns soutiennent aveuglément l’Action française et l’antisémitisme. Et cette liberté affichée de Dionnée Bennet me séduit encore, quel temps d’avance sur la condition des femmes ! Vous en reprendrez bien un peu n’est-ce pas ?

Christophe Maris, Journaliste-Écrivain-Expert en communication
©MARIS Conseil – octobre 2015 – Tous droits réservés
Image à la Une collection personnelle de Christophe

Nous te rappelons la prochaine chronique littéraire de Christophe

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