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[Chronique littéraire] Le malheur sera ta chance de Renaud Santa Maria

Bureau 2

«Un fils qui a perdu sa mère, n’est plus un enfant, mais un homme qui vient d’éclore.»

Le malheur sera ta chance – Éditions Belfond – 272 pages – Parution : août 2015 – Couverture : ©Anne Bullat-Piscaglia pour Voiture 14 – Prix 17 €

En lisant la quatrième de couverture et le feuillet délivré par le service de presse des Éditions Belfond, je suis resté un peu hésitant quant à la lecture du roman de Renaud Santa Maria, Le malheur sera ta chance. Me lancer dans quelque 300 pages sur un travail de deuil me paralysait quelque peu tout en m’attirant à la fois. La mort entraîne souvent la peur car elle entraîne de même vers l’inconnu et comme souvent nous nous pensons immortels, pourtant témoins éplorés de celles et ceux qui nous entouraient et s’en sont partis, j’ai pensé : «Après tout, qu’est-ce qui te retient puisque de toute façon tu finiras bien par y passer…» Et puis m’est souvenu la phrase marquante de Chateaubriand pendant mes études de lettres à qui l’on demandait s’il était un homme de la vie ou un homme de la mort… Celui-ci, bien plus éclairé que moi-même, petit vermisseau sans grand intérêt, répondit sans ambages : «Il vaut mieux être un homme de la mort qui profite de la vie pleinement en connaissance de son issue fatale qu’un homme de la vie qui s’angoisse chaque jour jusqu’au dernier.» Et puis l’idée qu’une infime partie du roman se déroule dans le plus beau jardin de Paris, le Père-Lachaise, m’a poussé dans ces pages. Et je ne regrette rien. Au-delà du roman, c’est une remarquable réflexion sur l’existence, sur l’amour, sur le sens que nous donnons également à nos engagements… de la philosophie très accessible. Un texte touchant et authentique. Santa Maria écrit avec ses tripes, il ne ment jamais.

 

            Augustin, la quarantaine, est célibataire depuis qu’il a cessé sa relation avec Mathilde, devenue aussi sa meilleure amie, son âme sœur. Journaliste averti, il mène sa carrière avec brio et sérieux. Augustin a perdu sa mère Palma il y a un an d’un crabe qui lui a rongé le sein puis le foie puis le corps tout entier. Il ne s’en remet pas, ne parvient pas à entamer son travail de deuil et pense sans arrêt à l’absente avec laquelle il entretenait une relation fusionnelle. Palma a élevé seule son fils. Et le laisse seul pour le coup après des mois de souffrance qu’elle a courageusement dissimulés. Jamais une plainte… C’est même elle souvent qui a consolé son fiston de trente ans alors qu’il se sentait déjà perdu. Comment faire sans elle, elle qui finalement est et restera la femme de sa vie ?

            Il est pourtant très bien entouré Augustin mais n’avance pas. Un pas en avant, deux sur le côté puis trois en arrière. Non à la vie… La mort, la mort, la mort encore, la mort toujours de celle qu’il aimait… Sa mère. Maman. Palma.

            Renaud Santa Maria nous retrace tout au long de son récit les bons moments, les instants plus complexes, dus à la maladie, vécus avec sa mère. Mais il nous entraîne également dans une réflexion profonde et nourrie sur le sens de notre existence, de notre implication auprès de celles et ceux qu’on aime, de notre devenir quand ils s’en vont vers l’au-delà par maladie, par vieillesse. Et ce que nous choisissons de faire du temps qui reste… Comment on les honore, on les respecte, comment on les célèbre en les rendant vivants alors que leurs chairs se décomposent sous le marbre et l’épitaphe. Acte d’amour. Acte fort. Mais que d’efforts pour en arriver là. En paix avec soi-même, avec les autres. Vaste programme qui exige du temps, de la patience. Et un immense travail à plein temps. C’est ce long parcours qui demande réflexion, recul, aide que l’auteur décrit avec une justesse très émouvante. Et si vraie.

Renaud_Santa_Maria

Photo Renaud Santa Maria ©DR

            Non Palma ne t’a pas abandonné lui souffle son ami Pierre, son père de cœur, elle t’a fait homme libre. Le malheur sera ta chance, alors saisis-là cette chance ! Je pensais le roman un peu intimiste, grave erreur, il est totalement universel. Nous sommes tous concernés et c’est en ceci qu’il est marquant. Même certains instants qui pourraient nous sembler mystiques et nous rebuter nous attirent, tellement Santa Maria vise en pleine cible.

            Chose importante à ne pas perdre de vue quand on sort de là : on pleure, on peut pleurer un être cher mais on ne pleure pas sur soi. Quand on a dépassé toutes ces phases on est enfin disponible pour la vie, pour construire, pour aller de nouveau de l’avant, avec engouement, avec sourire, avec joie… On peut même trouver l’amour quand on s’en pensait handicapé pour le restant de l’existence. Finalement, Le malheur sera ta chance, nous invite à croire sincèrement que nous sommes éternels, nous autres, petits mortels. Seules les belles âmes comptent.

            Et c’est heureux.

             (Un grand merci aux Éditions Belfond, pour leur réactivité, leur écoute, leur gentillesse comme leur efficacité)

Christophe Maris, Journaliste-Écrivain-Expert en communication
©MARIS Conseil – août 2015 – Tous droits réservés
Image à la Une collection personnelle de Christophe

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