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[Chronique littéraire] Le gardien de nos frères d’Ariane Bois

Bureau 2

Le Gardien de nos frèresÉditions Belfond – 400 pages – Parution : janvier 2016 – Couverture : ©Voiture 14 Anne Bullat-Piscaglia – Prix : 19,00 €

On n’écrit pas sous les larmes… On n’écrit pas sous les larmes… me lançait souvent un de mes mentors il y a quasiment vingt ans… On peut cependant tenter d’esquisser quelques phrases quand les soubresauts vous laissent un peu en paix. Je ne vous promets pas des fous rires, des sourires parfois tout au long de ces 400 pages, tout ce temps où nous allons suivre la vie, la survie, les drames qui vont toucher la famille Mandel. Simon, notre héros, «dépisteur», va nous embarquer dans l’histoire tragique de ces bourgeois parisiens pris dans les griffes de la folie nazie. Ainsi des années 1940 à 1967, nous allons «vivre», retenir notre souffle, nous effondrer, espérer aux côtés de Simon et Léna, qu’il rencontrera dans sa quête de recherche sans répit des siens, de son petit frère Élie, planqué peut-être dans Sud-Ouest, dans la région toulousaine, dans les Causses par des Justes qui ont bravé les Nazis en dissimulant nombre d’enfants innocents, les protégeant du pire, de l’horreur, des wagons plombés, des camps de la mort.

Photo Ariane Bois ©Philippe Mastas/Leemage

            Il n’y a pas un chapitre où l’on ne contrôle son souffle tellement les phrases d’Ariane Bois, d’une justesse désarmante, font mouche, sont précises et vous vont droit au cœur. Et quel honneur, elle rend à toutes ces âmes de bonne volonté qui ont résisté face à l’envahisseur, face aux bourreaux qui voulaient détruire le plus grand nombre de Juifs, ces rebuts de la société. Qu’ils soient jeunes, vieux, riches, pauvres, de la ville, de la campagne… Il fallait tous les éliminer… Cynisme au paroxysme, la France travaillait avec un zèle ignoble au funeste dessein du Reich, pour plaire à Hitler et sa clique, pour régler des comptes souvent. Des Français pas bien jolis, avec une âme noire et envieuse.

            Telle la maxime de Lao-Tseu, Simon, qui semble avoir perdu toute sa famille lors des différentes rafles, va tomber sept fois pour se relever huit, ne va jamais baisser les bras malgré la fatigue, le temps qui s’allonge alors que la Libération a sonné, malgré le chagrin de ne pas parvenir à ce qu’il veut, sauver encore et encore des enfants, rassembler des familles, se retrouver face à face avec des silhouettes faméliques qui reviennent de l’enfer, quand elles reviennent. Au Lutetia notamment. C’est aussi grâce à Léna, miraculée du ghetto de Varsovie, qu’il va connaître l’amour, qu’il va trouver la force de sillonner les Montagnes noires, les environs toulousains, les Causses pour tenter de rendre à des enfants – désormais pour la plupart orphelins – parfois quelques sourires. C’est aussi grâce à ces événements qu’il va devenir un homme. Un vrai. Un homme dans tout son être. Un homme tourné vers l’avenir, la vie, les projets…

            Retrouvera-t-il les siens ? Retrouvera-t-il Élie, son petit frère qu’il aime aussi comme un fils, ce bambin de dix ans qu’il a laissé aux bons soins de Marie-Noëlle, celle qui leur préparait le chocolat Banania dans l’appartement classieux du VIIe arrondissement qu’ils habitaient avant les massacres avec les parents, Marguerite et Henri ? Il faudra prendre la route de ce roman si fort, Le gardien de nos frères, qu’Ariane Bois nous offre tel un talisman dans dans un écrin en ce début d’année. C’est une formidable leçon de résilience rédigée mot après mot, colorée d’émotions que l’auteure nous transmet. C’est aussi un hommage appuyé rendu à tous ces «dépisteurs» qui ont œuvré pour retrouver ces gosses insouciants qui ne réclamaient que des jeux et de l’amour, pas la folie des monstres. Il faudra du temps, de la patience mais jamais on n’oubliera. Jamais !

            Ariane Bois ne fait pas dans la complaisance, jamais dans la mièvrerie. Elle adopte un ton juste, fluide et cette histoire inspirée du réel devrait trouver son public et sa place dans les bibliothèques des écoles de la République pour qu’on se souvienne de tous nos aïeuls qui ont laissé leur vie, pour tous les courageux qui se sont battus pour les autres. Pour ces héros souvent anonymes qui ont reconstruit un peu l’humanité. Les «dépisteurs», les Justes. Roman important, grave et essentiel pour mieux comprendre que la vie demeure forte et fragile à la fois. Au cœur même de ce paradoxe.

            Merci ! Merci encore pour ce voyage au plus près du périple de Simon Mandel.

Christophe Maris, Journaliste – Écrivain – Expert en communication
©MARIS Conseil – janvier 2016 – Tous droits réservés
Image de Une collection personnelle de CM

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