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[Chronique littéraire] Le festin du lézard de Florence Herrlemann

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Premier roman…

Le Festin du lézard – Éditions Antigone 14 – 160 pages – Parution : avril 2016 – Couverture : ©Anne Duval – Prix : 12,80 €

Et si on se laissait embarquer pour l’étrange voyage auquel nous invite Florence Herrlemann dans son premier roman, Le Festin du lézard… Attention, cela secoue et déstabilise quelque peu… Passionnant et captivant !

         Quel est cet endroit ? Quelle est cette étrange demeure où se déroule ce huis clos ? Qui est Isabelle, la jeune femme de vingt-cinq ans ? Qui est son fidèle Léo ? Qui est cette Mère plus repoussante que jamais ? Qui est Avril ? Qui est Marcelline ? Qui est la jeune Éloïse ? Des personnages hauts en couleur composent ce roman choral qui ne manque ni de surprises, ni d’angoisses, ni de rebondissements, ni de provocations. Tout réside en réalité dans cet enfermement qui nous tient dès les premières pages et qui participe astucieusement de sensations inquiétantes qui croissent jusqu’au dénouement.

         Isabelle vit dans cette grande bâtisse que l’on imagine retirée de tout ou presque. C’est là que semble se jouer l’action ; la jeune fille nous raconte son quotidien et sa relation forte avec Léo, son compagnon. Est-il imaginaire ou existe-t-il vraiment ? En tout cas, il ne s’exprime jamais. Pourquoi Isabelle vit-elle sans cesse dans la peur de sa Mère, cette Folcoche qu’elle redoute et qui semble exsangue de toute forme de sentiment ? Pourquoi Isabelle ressent-elle ce besoin imminent de faire le vide autour d’elle ? Pourquoi passe-t-elle son temps entre les murs de sa chambre dont des barreaux griffent la fenêtre ?

         Des dizaines de questions soulevées tant par Isabelle que par l’auteur qui nous convient aux contours du thème central : la schizophrénie voire la «folie». Mais chacun d’entre nous sait combien notre mental peut être fragile et peut basculer d’une minute à l’autre. C’est aussi une sorte de requiem (façon Bach, que la Mère affectionne tant et dont elle ne se lasse pas de ses doigts boudinés  échouée au piano du salon) sur la maltraitance. Car on comprend qu’Isabelle, qui ne recule devant rien pour assurer sa sécurité, sa survie, est victime de la cruauté de sa Mère, reptile au sang froid, que jamais rien n’émeut hormis assurer sa suprématie au sein du petit monde qu’elle a imaginé.

         Les éclaircies de l’existence d’Isabelle résident finalement dans sa complicité avec Léo, avec Éloïse, le jeune servante qui débarque dans la deuxième partie de ce roman tragique, son Cèdre auquel elle se confie quand elle peut esquisser quelques pas dans le parc de la propriété ou et puis ce petit lézard bouffé par le Chat.

Photo Florence Herrlemann ©DR

         Ainsi dans le monde des adultes, le nôtre, le vôtre, il y a celui singulier d’Isabelle dans lequel elle se débat comme la petite fille qu’elle est condamnée à rester -marquée par le poids de la Mère, par les apparitions diaphanes du père– et dont elle ne semble pouvoir s’échapper sous peine d’être happée et réduite au silence. Son imagination la sauve du réel… Normalité ? Anormalité ? Il n’y a rien de normal, il n’y a rien d’anormal… Il existe juste autour de nous des personnes plus fragiles que d’autres, des êtres que l’on n’a pas entourés d’amour et de bienveillance et qui garderont des plaies ouvertes et béantes sans jamais pouvoir cicatriser, se réparer. Vivre libres.

         Florence Herrlemann ose lever un tabou : celui des enfants et des jeunes martyrisés par des parents, des adultes irresponsables et cruels. Des aînés qui demeurent seuls motivés par la cruauté et leur nécessité de faire souffrir. Une leçon de vie puissante que ce roman élégant, aux phrases fluides et souvent épurées qui font mouche ! (pourquoi mouche ? Lisez-le vous comprendrez !)

 

Christophe MARIS, Journaliste – Écrivain – Expert en communication
©MARIS Conseil – septembre 2016 – Tous droits réservés
Image à la Une : collection privée CM

 

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