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[Chronique littéraire] La petite barbare d’Astrid Manfredi

une chronique littéraire ng

Le livre sort demain 13 août.

 Spécial rentrée littéraire, un premier roman à vous couper le souffle, premier roman à défriser les soi-disant bien-pensants…

La petite barbare – Éditions Belfond – 154 pages – Parution : août 2015 – Couverture : ©Anne Bullat-Piscaglia pour Voiture 14 – Prix : 15 € –

          Attention, je préviens les lectrices et lecteurs potentiels. On peut tomber avec chance sur le premier roman d’Astrid Manfredi, La petite barbare qui paraît aux Éditions Belfond (quel coup de maître elles font ces éditions !) dans une librairie, au détour d’un rayon de la FNAC. Machinalement, on lit la quatrième de couverture et l’on se dit : «Tiens, voilà un roman sur la cité, sur la prison, sur des paumés, encore un…». On l’achète parce que premier roman puis on regagne son salon cosy des jolis quartiers, bien loin des cités, de la violence, des bagnoles qui rouillent ou brûlent sur le parking, des gosses basanés qui font le guet pour des dealers (forcément des blacks ou des rebeus bodybuildés montés comme des ânes). J’avoue, je n’y ai jamais réellement mis les pieds sauf via mes lectures, mes analyses d’articles et quelques reportages télévisés ou entendus à la radio. Les politiques, il y a longtemps qu’on ne les écoute plus puisqu’ils parlent de ce sujet sans jamais avoir mis les pieds au rez-de-chaussée de barres érigées dans les années soixante qui pourrissent sur place et où même les flics n’osent plus aller à certaines heures. Il en va de même pour les pompiers ou certains médecins… On appelle cela des zones de non-droit. Économie parallèle. Économie souterraine. Eh oui, il faut bien bouffer quand on n’a que le RSA pour vivre et quand l’école de la République ne sait plus ce que veut dire ascenseur social. C’est se battre comme on peut ou crever. Roman militant. Acte politique de la part de l’autrice, à l’aise comme un poisson mais hors bocal, totalement dans le monde réel. Comme si elle venait de là… Comme si elle les avait observés avec empathie et quelques soupçons de compréhension voire de gratitude.

          Avec La petite barbare, on découvre une toute jeune femme que j’aurais également surnommée lors de ma lecture, La petite sauvage. Sans vouloir faire pleurer dans les chaumières, La petite barbare, la vingtaine à peine effleurée, se retrouve en taule pour complicité de meurtre d’un beau gosse des beaux quartiers, la bite astiquée, le parfum Dior dévidé en litres sur ses fringues Abercrombie & Fitch (et qui voulait la baiser, on tire son coup comme on peut ça change de la branlette en six minutes chrono devant Youporn). Sans vouloir faire chialer dans nos hôtels particuliers surchauffés, La petite barbare, via la plume tranchante de réalisme d’Astrid Manfredi, nous narre son histoire, son quotidien, ses rêves, ses colères, sa rébellion, ses envies de futur. Et l’ensemble n’est pas piqué des hannetons, comme dit l’expression. Astrid Manfredi n’en fait pas trop, elle se met simplement dans la peau de la jeune fille et déballe, déballe comme s’il y avait une urgence à se raconter avec ou sans pudeur, avec ou sans violence, pour reprendre son souffle et pour espérer échapper à sa condition, pour ne pas devenir une épave comme sa mère, qu’elle aime malgré tout. (N’épiloguons pas sur un beau-père qui pue l’inceste et  les comportements douteux à plein nez, pourriture de mec aux couilles fripées !) D’ailleurs l’écriture est rapide, efficace, sans métaphores et envolées lyriques même si l’on devine la poésie derrière la misère du quotidien. Derrière les murs gris de l’existence de la jeune fille, on distingue aussi la force des couleurs de son caractère. Elle ne se résignera pas de son sort, elle s’en extraira car elle a une soif de vivre. Terrible ! Oui cette jeune fille mérite de s’en sortir car à part naître dans les étrons qui a-t-elle outragé en réalité ? À part elle ? Personne… Une société de merde qui est au bord du chaos.

          Oui elle vient de la cité, oui elle a cru en ses rêves d’ado (qui ne se soumettra jamais au voile et aux grands frères qui tabassent et qu’elle peut côtoyer de près comme de loin) et s’est prêtée à quelques jeux douteux, (sucer des bites, se faire doigter… branler des vieux riches, se faire ramoner par un maton ou le dirlo de la taule pour améliorer l’ordinaire) pour quelques centaines d’euros, pour quelques instants de tranquillité bien chers payés. Oui la jeune fille est tombée amoureuse de David et s’est fait larguer… Le lexique est adapté aux situations et tous les ressorts de la langue sont visités avec ou sans jeux de «maux». Oui elle aime les belles choses, les belles fringues, les beaux escarpins, les parfums les plus raffinés comme les pétasses du XVIème. Comme quoi on peut venir de la zone et avoir du goût, de la classe et de l’espoir. Comme quoi on peut venir du rien et aimer tout. Et pas seulement pour attirer les mecs en proie à leurs crises soudaines de priapisme. La jeune fille, la petite barbare est aussi une fille sensible, adepte de l’amour comme de l’amitié ; sa relation avec Esba est on ne peut plus remarquable. De fidélité, d’authenticité. Les valeurs nobles n’appartiennent pas qu’aux nantis.

          Et puis au cœur de toute cette merde, on se prend rapidement d’empathie pour elle. Ok, elle paie sa dette à la société même si ce n’est pas elle qui a latté le bourge la queue molle dans son caleçon Paul Smith mais on devine que le ciel pourrait s’éclairer. Deux choses la maintiennent en vie : sa date de sortie qui approche et la littérature pour laquelle elle a toujours nourri une grande passion. Formidables instants entre les murs pisseux de la taule et les paysages enchanteurs décrits par Duras (relire L’Amant).

Photo Astrid Manfredi ©Jessica J.

          Au moment où l’on referme ce premier roman qui est – à mon sens -, une pépite, la jeune fille quitte cet enfer pour nous autres intouchables et libres ; elle laisse derrière elle ses amies d’infortune, sa piaule de quelques mètres carrés et ce dirlo qui chiale sur son existence pitoyable. Et là l’angoisse nous prend… Quelle force il va lui falloir pour réapprendre à vivre dans ce monde hostile qui ne laisse pas de place à grand monde surtout quand on revient de là. Cette jeune fille, cette bombe en puissance est désormais dehors… Livrée à elle-même, livrée à nous autres, prêts à la dévorer de nouveau pour mieux la renvoyer dans un espace que nous méprisons ou prenons plaisir à ignorer. Une sacrée leçon de vie.

          Un incontournable de cette rentrée littéraire. Méfions-nous avec bienveillance d’Astrid Manfredi, je suis persuadé qu’elle ne manquera pas de nous surprendre. Encore et encore. Pour notre plus grand bonheur.

    (Un grand merci aux Éditions Belfond, pour leur réactivité, leur écoute, leur gentillesse comme leur efficacité)

Christophe Maris, Journaliste-Écrivain-Expert en communication
©MARIS Conseil – août 2015 – Tous droits réservés
Image de Une créée par Nathalie Gautreau

 

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