Good News for you, we give more choice to read good articles, such as: about Abercrombie UK Clothing:Abercrombie UK,about Hollister Clothing UK:Hollister Outlet UK,about Burberry UK:Burberry outlet uk,About Louis Vuitton fr:Louis Vuitton Pas Cher,about canada goose canada:canada goose outlet,ralph lauren fr:ralph lauren pas cher,moncler fr:moncler pas cher, and moncler uk:moncler outlet,ralph lauren uk:ralph lauren outlet online,Polo Ralph Lauren fr:Polo Ralph Lauren Pas Cher,moncler fr:moncler jackets,Hollister fr:Hollister Pas Cher,Louis Vuitton uk:Louis Vuitton outlet UK. Best canada dvd shop Every people like beautiful things, but they donot know how to different.Today, we just show you some good articles to let you know more about beautiful things. first is ralph lauren sale uk, and ralph lauren soldes fr. about winter coats moncler outlet uk, and canada goose outlet canada direct,canada goose uk outlet clothing.doudoune moncler pas cher moncler fr, and goose ca canada goose sale. When you want watch tv, you can buy cheap dvd us,dvd Australia. Play golf, you can visit cheap golf clubs, Golf Sale uk. Women will like fashion bags, Louis Vuitton Outlet UK, and fr Sacs Louis Vuitton Pas Cher, and beats headphone uk cheap beats by dre, fashion clothing hollister outlet uk, and vêtements pas cher Hollister Pas Cher, hollister outlet uk, burberry uk Burberry Outlet. How it popular? we should let you know more information about beautiful things, please read carefully and get some useful things!
Beats By Dre Black Friday Beats By Dre Canada Hollister UK Michael Kors outlet uk ugg pas cher New Balance pas cher new balance 574 pas cher new balance canada New Balance Trainers New Balance Trainers New Balance shoes north face canada north face outlet Isabel Marant Sneakers ugg pas cher Ralph Lauren Paris Ralph Lauren Canada

[Chronique Littéraire] La Fabrique des pervers de Sophie Chauveau

buro biblio

            Cette famille-là pourrait sembler au premier abord comme une famille classique avec un père, une mère et des enfants. En apparence, une famille comme toutes les autres, presque banale… Alors pourquoi en faire un livre ? Pourquoi mettre le focus sur l’histoire d’un couple et de sa progéniture ? Jusque-là rien ne pourrait nécessairement présenter un intérêt singulier pour qu’on y consacre près de 300 pages.

la fabrique des pervers

La Fabrique des pervers de Sophie ChauveauÉditions Gallimard – 280 pages – Parution : mai 2016 – Couverture © Gallimard – Prix : 19,50 €

         Tout simplement ou monstrueusement parce que cette lignée n’est pas comme les autres. Parce que cette lignée porte avec elle depuis plusieurs générations les stigmates de l’inceste comme un crabe qui rongerait chacune des générations. Sujet délicat et lourd puisque même si cette déviance existe depuis la nuit des temps, ce sont régulièrement les non-dits et l’omerta qui dictent les lois, empêchant la verbalisation de souffrances indélébiles et ôtant souvent toutes formes de résilience aux victimes : les enfants. Ce qui en fait par là-même des personnes abîmées, brisées.

         Singularité encore – et loin des lois génétiques – quand le phénomène se reproduit sur des décades entières. Imaginons quelques secondes l’innommable et l’indicible quand hommes et femmes d’une même famille entretiennent ce genre de pratiques, laissant derrière eux des enfants qui deviendront adultes et – à leur tour – reproduiront le même schéma destructeur, devenant monstres et bourreaux auprès des leurs ou des coquilles vides parce qu’incapables d’émotions, de confiance, du sens du bien et du mal, de toute morale. De toute normalité. On ne touche pas à l’intégrité d’un enfant, au corps d’un enfant ; cela devient alors pour certaines et certains quelque chose d’impensable. Aimer un enfant, cela passe nécessairement par la consommation et la consomption des corps comme des âmes de jeunes victimes sacrifiées à jamais.

         C’est ce que décrit à la fois avec pudeur et une certaine crudité nécessaires Sophie Chauveau dans ce récit – s’appuyant également sur le vécu de sa cousine, La fabrique des pervers. Car cette histoire est vraie. Terriblement vraie. Elle explique comment s’opérait ce processus en apparence naturel de l’inceste qui se déroulait entre son père et elle-même avec la complicité implicite (même parfois explicite) d’une mère qui semblait dépassée, qui en réalité ne l’était pas tant que cela, aimant son mari à travers sa fille, ses filles. Jamais dans La fabrique des pervers, les prénoms des parents ne sont révélés, Sophie Chauveau ne le peut pas ; il n’existe – au-delà de toute forme de douleur – que le Père et la Mère.

sophie chauveau

Photo de Sophie Chauveau © DR

         Et l’autrice remonte les horloges qu’on aimerait tant arrêter quand les petites sont devenues adultes et découvre que ces pratiques avaient lieu dans cette étrange famille – que l’on pourrait croiser un soir dans un vernissage, lors d’un séjour en vacances – depuis des lustres : ses grands-parents, son oncle, ses aïeux dépossédaient également leurs enfants de leur intimité, de leur corps. Résultat : d’aucuns ont réitéré le schéma, d’autres sont devenus asociaux, d’autre se sont supprimés.

         Et cerise empoisonnée sur un gâteau gâté en forme de leurre, tous ces traumatismes, tous ces crimes se déroulent dans un milieu favorisé où ces actes illicites étaient presque légion pour mieux créer lésions. Après tout les autres le font, alors il n’est pas anormal qu’on le fasse aussi, cela fait partie de nos mœurs, souffleront les criminels. Et même si – dans cette bonne société, on rejette l’homosexualité, cela n’empêche pas non plus d’abuser de jeunes garçons… Ce n’est pas pareil que la pédérastie ou la pédophilie. Et pourtant tout n’est que pédophilie ! Sophie Chauveau sait trouver les mots et les situations pour nous le prouver. D’aucuns pourraient trouver ce récit – qui entretient le malaise – déplacé, nauséabond et dérangeant à lire ; il n’en est rien parce qu’elle libère le Verbe, son Verbe pour décrire la vérité de son enfance, de son adolescence, son mal-être à faire confiance aux adultes, à se construire en tant que femme avant de devenir épouse et mère à son tour. D’ailleurs son incapacité à mener son couple n’est-elle pas la résultante de ses traumas ?

         Et quand au moment de la disparition des siens, on implore presque son pardon (tout est encore là dans les non-dits, dans les souffles, dans les regards, dans les gestes), elle acquiesce mais ne peut se résoudre à oublier. On ne revient pas de l’horreur parce que les autres quittent une scène souillée depuis toujours.

         Un récit complexe, juste, et d’une vérité tragique qui permet de comprendre un peu plus la souffrance endurée des victimes. À caractère pédagogique aussi. Le livre de Sophie Chauveau est un requiem à l’amour et au désamour. Il raconte la quête de sens et la volonté de l’être humain à toujours tenter de se réparer. Quand il n’est pas trop tard…

La deuxième chronique de la semaine par Christophe

La vitre

Christophe Maris, Journaliste – Écrivain – Expert en communication
© MARIS Conseil – 2017 – Tous droits réservés
Image de Une : collection privée CM

Tu aimeras sûrement aussi...

Pas de commentaire

Un commentaire à faire ?