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[Chronique littéraire] Dakota song d’Ariane Bois

Dakota Song

Qui connaît Le Dakota de New York, immeuble huppé qui date du XIXe siècle situé sur la 72e Rue ? Face à Central Park ? En plein Manhattan ? Probablement seuls les chanceux qui ont séjourné dans la Grosse Pomme… Seuls ceux et celles qui l’ont connu de réputation ou y ont séjourné. Ou bien les petites mains qui y ont donné toute leur énergie…

Dans Dakota Song, ce roman choral totalement décalé, sublime, coloré et inattendu, Ariane Bois nous entraîne dans les coulisses de cette bâtisse imposante réservée aux nantis, aux artistes, à la haute société new-yorkaise. L’action s’étend sur une dizaine d’années entre 1970 et 1980, époque que d’aucuns méconnaissent quand d’autres en sont nostalgiques ou quand d’autres encore l’ont évoquée dans quelques papiers. Une époque où tout semblait possible, où il était interdit d’interdire dans l’Amérique de Nixon (l’auteure ne passera pas à côté du scandale du Watergate), de Carter, de Reagan, où les Noirs étaient encore au total service des Blancs, où les drogues en tout genre se consommaient à outrance, où l’insécurité était reine dans cette mégalopole de plus de huit millions d’habitants, où la sexualité était totalement débridée, où toutes les nouvelles musiques communiaient ; on était encore loin du sida et des récessions qui ne tarderaient pas à rattraper tous les milieux de ces années-là.

Au fil de la lecture de Dakota Song, on croise des personnages improbables, des gens connus, des célébrités – Lauren Bacall, Rudolf Noureev, John Lennon, Leonard Bernstein -, des gens moins connus, résidents de cet immeuble crénelé inaccessible aux plus humbles, lieu refuge où vivent reclus à l’abri du réel, de la rue, des quidams, dans un monde que l’on imagine aisément aseptisé et aux antipodes des préoccupations de ceux et celles qui passent sous leurs fenêtres, qui viennent observer les écureuils qui voltigent dans les arbres du parc, poumon vert de Manhattan. Et pourtant ce bâtiment, personnage à part entière de la fiction (tout comme le célèbre immeuble Yacoubian) souffre, en ses entrailles, du temps, de la pollution, de l’humidité… L’habiter n’est pas nécessairement toujours une sinécure tant pour les résidents que pour le personnel en place. Et les réunions de copropriété ne manquent pas de sel, tu verras…

Photo d'Ariane Bois © Yannick Coupannex

Photo d’Ariane Bois © Yannick Coupannex

Mais ce serait sans compter avec le personnage central dont nous suivons l’évolution du début à la fin de ce récit pour le moins décapant : Shawn, un jeune Noir de Harlem va devenir employé de cette entreprise : Le Dakota. Solaire, totalement éclatant, le jeune homme va prouver à tout cet aréopage que l’on peut être de couleur et servir au mieux les intérêts des occupants de l’endroit, que l’on peut s’émouvoir des hauts comme des bas de ces personnes dites d’exception, que l’on peut prouver à ces gens-là, tout en subtilité, que l’on ne vaut ni plus ni moins qu’eux. Que tous les êtres humains finalement se rejoignent devant les joies comme les peines. Avec délicatesse. Avec efficacité ! Avec beaucoup d’humour aussi !

Durant une décennie, Ariane Bois – qui marie harmonieusement réalité et fiction -, avec une main de fer dans un gant de velours, propose de s’inscrire avec discrétion dans les jours et les nuits des uns comme des autres ; les portraits se mêlent et s’emmêlent telle l’existence. La musique et la peinture de la société de l’époque rythment avec panache les différents tableaux qu’elle nous dépeint. C’est comme si on suivait le guide, tant dans ce monument récemment redoré que dans le quotidien des personnages. S’ils sont bien tous différents, au-delà même de leurs travers, ils deviennent attachants et on a peine à les quitter (ce qui ne sous-entend pas que l’on souhaiterait forcément vivre avec eux au Dakota). Pourquoi ? Parce que la grâce de la plume d’Ariane Bois nous les rend terriblement humains, imparfaits et finalement pas si différents de nous autres. Comme quoi l’argent, la notoriété ne renversent pas l’existentiel et l’universel.

Deuxième lecture à peine dissimulée : l’aspect sociétal en toile de fond. L’Amérique des années 70, c’est le Vietnam qui dure encore, c’est la corruption en politique comme dans la police, les drogues, les gangs, le racisme qui, malgré les combats de Malcom X comme de Martin Luther King, a encore malheureusement un bel avenir, c’est New York dont l’urbanisme appelle de profondes rénovations, c’est aussi la fin d’une certaine insouciance.

Un roman certes, mais une œuvre qui ne peut qu’emmener le lecteur vers le plaisir, l’inconnu, la découverte et l’envie de le relire encore et encore… Sur la couverture du livre, on devine les fameuse petites lunettes rondes de Lennon, qui tombera sous les balles d’un illuminé devant les marches du Dakota un jour de décembre 1980 ; elles servent aussi d’écrin au petit bijou que je vous souhaite tous de vous approprier.

Dakota Song d’Ariane Bois – Éditions Belfond – Parution : mars 2017 – Couverture : © Voiture14 A. Bullat-Piscaglia & G. Bullat – 440 pages – Prix : 20,00 €

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Christophe Maris, Journaliste – Écrivain – Expert en communication
© MARIS Conseil – 2017 – Tous droits réservés

 

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