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[Chronique littéraire] Les Cosmonautes ne font que passer d’Elitza Gueorguieva

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Premier roman…

Les cosmonautes ne font que passer

Les Cosmonautes ne font que passer d’Elitza Gueorguieva Éditions Verticales – 180 pages – Parution : juin 2016 – Prix : 16,50 € – Couverture © Philippe Bretelle

         Pour un premier roman, Elitza Gueorguieva fait fort et tape dur. Je connaissais d’assez loin l’histoire de la Bulgarie, la mémoire m’est donc revenue comme une gifle tranchante. C’est bien à l’Est que nous entraîne l’auteur via les yeux d’une jeune fille de treize ans qui nous dépeint son enfance, son quotidien en deux grandes parties : la Bulgarie d’avant la chute du mur et du communisme et la Buglarie qui s’ouvre dans une violence effroyable au tout capitalisme ou presque.

         Cela aurait pu être une analyse géopolitique parfois rébarbative de ce pays totalement soumis aux fondements mis en place notamment par l’URSS de Staline. Que le lecteur se rassure, il n’en est rien. Les cosmonautes ne font que passer est un vrai roman avec de nombreuses pointes de réalisme tout autant que de poésie très singulière venue du froid. Donc un roman-récit.

         Notre jeune héroïne vit dans une famille plus que modeste dans un pays entièrement contrôlé par les cadres du Parti. Et toute la famille, tout l’entourage, à la fois par peur comme par coutume sont entièrement à la botte de ceux qui les dirigent d’une main de fer. Le grand-père vit son communisme comme une religion, comme une drogue, d’ailleurs le communisme n’était-il pas l’opium de tous ces peuples ? La jeune adolescente encore un peu naïve essaie de s’épanouir comme elle peut, avec les moyens dont dispose sa famille, à savoir si peu. Quels sont les jeux des enfants de cette époque ? On s’amuse peu ou pas, on s’ennuie souvent c’est sûr. Et quand il faut passer à table, on doit se contenter d’un rien, de choux, d’un peu de soupe ; quant à la viande, elle est sporadique dans des assiettes bien trop grandes pour leur contenu. Et puis on boit beaucoup, beaucoup, beaucoup trop… probablement pour oublier un peu sa condition, les membres de la Nomenklatura qui eux, ne manquent de rien tant qu’ils respectent les diktats en vigueur, la corruption, les mensonges. Mais la jeune fille possède en elle toute la richesse du monde : une propension à s’évader par le rêve… et son héros, Iouri Gagarine, qui symbolise tant l’espace que la liberté.

         Et puis un jour de novembre 1989, tout bascule, le mur de Berlin est à terre et ce monde communiste va s’écrouler en l’espace de quelques mois. Est-ce que les conditions de vie vont s’améliorer ? Chimères. Dans un premier temps, la jeune fille, qui a grandi, goûte comme ses amis l’impression de liberté, l’ouverture vers l’Occident. Mais les lendemains déchantent rapidement… Et l’on finit par se demander si finalement, ce n’était pas mieux avant, quand tout le monde, ou presque, était placé au même rang. Les écarts sociaux se creusent encore davantage. Et hormis quelques briques de lait et quelques morceaux de pain, on danse devant le buffet. Alors nombreux sont ceux qui fuient à l’Ouest, persuadés d’atteindre le Graal, liberté et jours meilleurs, plus éclairés. Et puis, il y a ceux qui restent, qui assistent à la transformation du pays, l’apparition de musiques venues d’outre-Atlantique, d’investissements sauvages qui appauvrissent encore davantage une nation totalement destructurée. Le commerce de la drogue fait rage. La solidarité est une valeur oubliée. Heureusement, dans la famille de la jeune fille on serre les rangs et l’on se soutient même quand le grand-père perd la tête ou que le cousin multiplie toutes les combines pour combler les manques.

Elitza Gueorguieva

Photo d’Elitza Gueorguieva © DR

         Avec une acuité remarquable, une plume acérée, Elitza Gueorguieva dépeint un monde qui vacille et s’écroule, un monde qui tente de se reconstruire mais chute encore de plus belle et pourrit en plein chaos. Ce que l’on dénonçait avant la chute du communisme, on pourrait le dénoncer en passant dans un système capitaliste sauvage. Les anciens membres du Parti se sont recyclés, certains ont disparu, remplacés de sitôt par d’autres. Mais les modestes et les pauvres n’ont pas vu leurs conditions de vie s’éclairer. L’ascenseur social n’est qu’un leurre. L’auteur pose aussi cette question en filigrane : existe-t-il un monde idéal ? Effectivement, Les Cosmonautes ne font que passer…
C’est un véritable hommage que rend l’auteur aux dissidents qui se battent partout pour plus de démocratie comme de liberté. Rien que pour cela, ce livre appelle le respect. 

La deuxième chronique de la semaine par Christophe

Beaux rivages

Christophe Maris, Journaliste – Écrivain – Expert en communication
© MARIS Conseil – 2017 – Tous droits réservés
Image de Une : collection privée CM

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