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[Chronique littéraire] Aveu de faiblesses de Frédéric Viguier

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« Je suis laid, depuis le début. On me dit que je ressemble à ma mère, qu’on a le même nez. Mais ma mère, je la trouve belle. »

Frédéric Viguier nous emmène, pour son deuxième roman, dans le petit village de Montespieux-sur-la-Dourde, une bourgade coupée en deux ; d’un côté, les villageois installés depuis des lustres, de l’autre, les nouveaux résidents d’un lotissement érigé là pour des gens plus aisés, notamment le patron et les cadres de la société Boulonex, l’entreprise qui fait vivre les lieux situés à une demi-heure de Lille.

C’est dans la partie ancienne de la ville que vit Yvan Gourlet, adolescent rouquin de dix-sept ans, plutôt gros et peu attirant, raillé par tous ses camarades de classe et qui vit, la plupart du temps, reclus dans sa chambre quand il ne doit pas traverser les rues sous les quolibets des uns comme des autres. Il n’affiche aucun sourire, sa seule lumière de la journée, c’est répondre à la passion de sa mère : aller chercher des boîtes de camembert dans les poubelles alentour pour assurer la pérennité de sa tyrosémiophilie. Et que dire de l’autre passion de maman, la sculpture de mottes de beurre d’où elle laisse naître des personnages qu’elle engage ensuite son fils à manger malgré les colères de son mari. Et oui, dans les classes modestes, on s’occupe comme on peut. La peinture de l’auteur pourrait paraître caricaturale mais est-on loin du réel ?

Photo de Frédéric Viguier © DR

Photo de Frédéric Viguier © DR

Tout près de cette famille finalement si ordinaire, vivent dans une petite maison les Barral qui ont deux fils, Ludovic et Romain. Or un soir, Romain disparaît et on ne le retrouve que quelques jours plus tard, assassiné et jeté dans un fossé près de l’usine Boulonex. Jusque-là, un fait divers. Et puis tout s’emballe, tous s’emballent, les flics, le procureur, le maire, la patron de Boulonex, la populace : il faut absolument trouver un coupable et vite. Car les Barral sont perdus, car tuer un gosse, il n’y a rien de plus infâme, de plus lâche, de plus dégueulasse.

Que faisait donc Yvan Gourlet, l’adolescent mal dans sa peau à l’heure du crime ? Où était-il ? La police décide de l’interroger… Et c’est là que tout dérape !

Les flics, notamment, Grochard, l’inspecteur – qui n’est pas sans parfois nous rappeler le Javert de l’oeuvre Les Misérables de Victor Hugo -, ne laissera pas Yvan tant que celui-ci n’avouera pas ce crime auquel il n’entend rien. Le pauvre gamin bien loin du système judiciaire, d’une convocation policière, d’un interrogatoire, ne comprend absolument rien à ce qui lui tombe dessus et plein de bonne volonté, envahi par des peurs monstrueuses et ignobles, répond aux policiers, au juge, à qui veut l’entendre, tout ce qu’on attend de lui. Et se retrouve de facto comme le tueur de Romain Barral, conspué par tout un village que l’on appartienne à la partie la plus populaire comme aux lotissement des plus aisés. Le patron de Boulonex, bien entendu, également l’employeur de Monsieur Gourlet, ne lui fera aucun cadeau, tellement animé par sa prochaine candidature aux municipales, par son engouement pour la sécurité et mu par des idées se rapprochant d’un droite bercée trop près du mur.

Aveux, aveux veut le peuple, il les a. Maintenant place au procès… Et, on l’espère, à la condamnation incontournable de ce monstre tueur d’enfants. Qu’il soit coupable ou innocent, finalement cela importe peu. Il faut venger la petite victime et sa famille. Et pour une perpétuité, Yvan Gourlet fait un excellent candidat, il a une bonne tête de gagnant. Montespieux pourra ainsi recouvrer son calme et sa petite vie quotidienne ; les petits ouvriers iront chaque jour grossir les actifs de la société Boulonex, les dirigeants et cadres percevront leurs primes et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes crasseux.

Avec une subtilité remarquable, Frédéric Viguier nous peint le tableau d’une France populaire désindustrialisée, presque oubliée, où un fait divers va révéler le vrai visage des uns comme des autres. Que l’on s’inscrive du côté des habitants comme de celui de la justice, ce n’est pas joli joli à constater et pourtant tellement vrai. Mais le suspense entretenu jusqu’à la dernière page nous tient en haleine et ne manquera pas de surprendre le lecteur bien inspiré par ce roman exceptionnel. Viguier, lui, ne fait jamais Aveu de faiblesses !

Aveu de faiblesses – Éditions Albin Michel – 220 pages –  Parution : janvier 2017 – Couverture © Philippe Fruitier, Altimage/Light Motiv – Prix : 18,00 € 

Christophe Maris, Journaliste – Écrivain – Expert en communication
© MARIS Conseil – 2017 – Tous droits réservés.

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