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[Chronique littéraire] : A l’enseigne du cœur épris de Jean-François Pigeat

Bureau 2

Spécial rentrée littéraire, un premier roman à vous laisser sourire, parfois rire, sinon vous laisser disserter tranquillement sur nos existences actuelles…

À l’enseigne du cœur épris – Éditions Le Dilettante – 224 pages – Parution août 2015 –  Couverture : ©Aki –  Prix 18 €

          Les temps ont changé en l’espace d’un siècle : un truisme siffleront d’aucuns, une évidence claqueront quelques quidams moins érudits. Antan, nos grands-parents et certains de nos parents se mariaient soit par amour, souvent par raison et peu d’entre eux avaient recours au divorce. Depuis «l’émancipation» de la femme, l’apparition de la pilule, mai-68, leur accès plus facile à la séparation, les couples se font et se défont, se déforment et se reforment presque à la vitesse de la lumière. Je ne compte pas ceux desquels on dit qu’ils «vivent à la colle», petit sourire en coin parce que vivre hors mariage ce n’est tout de même pas très réglo religieusement parlant. En outre, plus on se sent libres d’organiser sa vie comme on l’entend, plus la solitude s’installe insidieusement dans nos existences.

C’est un peu ce sur quoi s’ouvre ce premier roman souvent sarcastique et merveilleusement caricatural de Jean-François Pigeat, À l’enseigne du cœur épris. On est seuls, on se sent seuls, on se dit que «peut-être» ce ne serait pas si mal d’avoir quelqu’un dans son quotidien et tenter de donner une suite à une première tranche de vie. Oui mais sans les inconvénients du mariage ou de la vie à deux chaque jour, chaque nuit, comme si aveugles, on pensait naïvement que l’on ne connaîtra dès lors que de bons moments. C’est ce qui arrive à Stéphane, qui après avoir eu une fille s’est retrouvé face à lui-même. Autres temps, autres mœurs ; aujourd’hui on met tout à notre service pour rencontrer l’âme sœur ; quelques clics sur internet et l’on dégote la femme ou l’homme idéal(e) selon des fiches élaborées par des soi-disants sociologues de renom, selon ses goûts et ses envies (quand on ne vous demande pas vos revenus pour éviter d’associer une caissière de supermarché à un ingénieur).

            Stéphane, l’auto-centré, rencontre ainsi Geneviève, mère d’un jeune homme, Yann, dont le père Amaury a pris la poudre d’escampette depuis belle lurette. Elle l’a élevé seule et n’en est pas peu fière. Même si elle n’en parle pas d’emblée à Stéphane qui lui fait sa cour. Nos deux héros, entre une quarantaine légèrement froissée par le temps et la cinquantaine qui les guette, semblent s’accorder. Mais c’est sans compter sur cette période de vacance de couple où chacun a pris ses petites habitudes. Plus on vit seuls plus on devient difficiles. Et d’une relation qui semble débuter de manière romantique, au fil de la lecture, nous allons de surprises en surprises. Si on semble s’aimer pourquoi y aurait-il des couacs ou des incompréhensions à répétitions ? Jean-François Pigeat nous plonge dès lors dans un labyrinthe ou un jeu de construction –le lecteur choisira sans jamais se perdre-, où finalement tout ne s’emboîte pas aussi facilement que dans une partie de Légo. Par contre le quotidien ressemble aux Légo, on passe par toutes les couleurs possibles, imaginables comme inimaginables. J’en ris encore… Une mécanique d’écriture particulièrement subtile émane de l’auteur qui nous conduit du plus cocasse au plus exaspérant parfois parce que cela nous renvoie à nos propres vies. Nous voulons tout et d’abord tout pour nous-mêmes avant même de prendre l’autre en considération. Moment d’extase extrême quand le fils de Geneviève entre en scène au retour d’un voyage et vient bousculer les petites habitudes des uns comme des autres. Stéphane ne le supporte pas et l’autre s’en tape comme de l’an 1940. Il s’incruste chez sa mère sans trop se poser de questions. On grimace, on trépigne et souvent on finit par des éclats de rire… Plus encore qu’un roman on s’invente aux côtés de l’auteur une pièce de théâtre, reflet des rapports de ce début de XXIe siècle.

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Photo Jean-François Pigeat ©Quentin Pigeat

            Et Pigeat ne loupe pas le thème central de son roman : est-il si aisé d’aimer et jusqu’où sommes-
nous prêts à aller par amour, jusqu’où sommes-nous prêts aux compromis pour satisfaire l’autre au risque de grandes frustrations ? Il faudra le retour de sa fille Valérie chez Stéphane pour que celui-ci commence à comprendre l’essentiel du dérisoire.

            Il faudra comme un couperet la disparition soudaine de Geneviève des écrans radars pour que Stéphane comprenne combien finalement il tient à elle. Il faudra des relations d’un soir, quelques plans culs avec des filles gentilles mais vulgaires pour qu’il prenne conscience de son propre égoïsme et la grandeur d’âme de Geneviève. Mais la belle est maligne et finaude. Elle a décidé d’aller prendre l’air on ne sait où pour faire le point sur sa vie, sur ses envies, sur ses priorités, laissant son appartement à Yann et sa petite amie pour que celui-ci s’assume enfin. Elle n’allait pas avoir un «Tanguy» de trente ans éternellement dans les jambes même si elle aime son fils par-dessus tout.

            Il faudra aussi que Yann devienne père à son tour pour comprendre qu’il y a un moment où l’on doit se prendre en mains et laisser derrière soi une adulescence confortable.

            Ces deux-là, Geneviève et Stéphane, finiront-ils par se retrouver un jour ? Pas évident d’autant que Geneviève demeure introuvable. À moins qu’un jour du côté du petit café où ils avaient leurs habitudes, À l’enseigne du cœur épris, ils finissent par se recroiser. Mais rien n’est moins incertain car Jean-François Pigeat jongle avec un suspens bien mené depuis les premières pages jusqu’au dénouement de ce roman empreint de fraîcheur.

            Un incontournable de cette rentrée littéraire… en plein cœur du mois d’août.

(Un grand merci à Juliette Cadaÿs, responsable presse aux Éditions Le Dilettante, pour sa réactivité comme son efficacité)

Christophe Maris, Journaliste-Écrivain-Expert en communication
©MARIS Conseil – août 2015 – Tous droits réservés
Image à la Une collection personnelle de Christophe

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