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Le Boom festival, description scientifico-poétique

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Le  chemin vers la conscience et la liberté peut prendre bien des formes… Cette semaine c’est une nouvelle plume qui nous rejoint, Raphael. Etudiant toulousain, il a fait le voyage jusqu’au Boom Festival, au Portugal. Il te raconte la communauté, l,’ouverture, l’art. Son chemin, sa liberté.
Inspire-toi et rêve, ça commence maintenant.

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Le Boom festival peut se définir comme suit : assemblée de trente à cinquante mille personnes originaires de plus de 150 pays, unis pendant sept jours pour faire la fête dans une sérénité matérielle et sociale bien préparée. Ici, l’amour résonne bruyamment pour accompagner les valeurs essentielles qui lui sont liées : respect, empathie, tolérance.
Les festivaliers maintenant limités au nombre de 33 333 sont pour beaucoup des habitués de l’événement, ils l’attendent avec envie pendant deux ans. La semaine de festivité démarre sept jours avant la pleine lune du mois d’août. Le voyage pour se rendre sur le site engendre mécaniquement un détachement. On part en vacance, à l’extérieur d’une fade zone de confort discontinu. Les diverses pressions sociales ou professionnelles s’amenuisent tout comme les brouillards du passé ou du futur. L’instant s’étire. Chaque périple pour se rendre sur place est unique ; en vélo ou en avion, seul ou entre amis, depuis l’Océanie ou le village voisin. L’arrivé aux abords du site dévoile une queue monumentale qui s’étend toute la nuit. Le scintillement intense des étoiles et le ronronnement intermittent des moteurs permettent d’effacer les dernières attaches aux habitudes, au quotidien. Cette épreuve provoque un sentiment d’appartenance et éclipse un peu plus les réalités personnelles particulières à l’image de l’épaisse couche de poussière qui se dépose sur chaque voiture. On lève le regard, pour cesser de faire et commencer à être.
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Ce premier voyage mène dans un cadre naturel, sauvage, brut. Le site du festival se loge au sein de collines très plates et semi-arides du centre-est du Portugal. Les structures festives et artistiques essentiellement éphémères s’y construisent encore. Des chênes verts, épars et centenaires survivent ici doucement, au rythme des précipitations de l’hiver. Leurs racines se cachent souvent sous d’imposantes boules minérales radioactives : des morceaux de granit sauvés de l’érosion et polis par les vents depuis des milliers d’années.
Beaux et parfois recouverts d’un lichen doux et sec, ils constituent des esprits naturels, comme en Islande. Une savane d’herbes sèches traversée de fourmis granivores entoure les structures intemporelles. Le lac de plusieurs kilomètres constitue l’unique barrière du festival. En forme de tache de peinture, il s’étire sur des plages de sable et de cailloux où poussent quelques brins d’herbe encore verts. Son eau est chaude et assez claire pour apercevoir la vie qui l’habite.
Pompée en périphérie du festival grâce à un panneau solaire, elle alimente le site en eau potable salvatrice au détour de chaque sentier.
Des potagers libres d’accès profitent également de la ressource vitale en association avec le compost obtenu des éditions précédentes. Les oasis symboliques apportent la vie et la fraîcheur nécessaire à cet environnement désertique. Il fait très chaud la journée, le soleil écrase et la brise porte la poussière rouge générée par les millions de pas journaliers. La nuit le froid tombe du ciel et absorbe peu à peu le rayonnement infrarouge des pierres, c’est l’hiver journalier. L’espace est étendu, plutôt vide. Le lieu transpire le spirituel, l’immuable.
Les vallons lointains confondent le regard sur l’horizon qui disparaît dans une brume de poussière en plans successifs. Les levers de soleil transpercent le cœur des éveillés. Les crépuscules sur le lac engendrent une conscience collective synchrone et extraordinairement puissante. Le ciel nocturne révèle un troisième spectacle, celui de l’univers que les étoiles filantes du mois d’août finissent de sublimer.
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Ici les cycles astrologiques définissent le temps, le symbole astronomique ancestral de la lune s’illumine progressivement chaque jour pour marquer de son éclat total la fin du festival. Ces cycles incarnent une temporalité et une finalité nécessaire mais douce et relative à l’image de la course journalière du soleil. Les astres autours desquels la Terre évolue permettent aussi de se situer dans l’espace et le temps. Ils soulignent l’unique avantage de cette dimension physique : l’éphémère. Le lieu appel à la fête, à la communion des êtres, c’est grandiose.

Dans cet espace, les commodités sont pensées de manière pratique ; en adéquation avec les besoins biologiques mais en compromis avec la capacité d’accueil du site naturel. La nourriture s’inspire du monde entier, les dizaines de stands ouverts en permanence proposent jus de fruits, steaks ou galettes végétariennes. Les festivaliers peuvent généralement travailler dans ces stands pour gagner leur repas. Un four à bois communautaire et des denrées alimentaires éthiques sont également proposés. Mais le besoin physique laisse vite place au but cognitif ; le boom est avant tout un lieu d’apprentissage du bien-être et du bien vivre. Yoga, tantra et massages soignent la chair, méditation, chamanisme et conférences journalières éduquent l’esprit. La spiritualité, l’écologie, l’éducation ou l’histoire de la musique trance rentrent en synergie pour apporter de la substance à la fête. Et puis il y a l’art. Il y en a partout et de toutes techniques, il s’insinue dans tous les détails.
Depuis le péage d’entrée où s’attache le bracelet symbolique en passant par les portes des toilettes, surgissant des myriades d’éclairages ésotériques ou des polices d’écriture, se cachant dans les arbres ou sur le lac, dans la galerie d’art, l’architecture des bâtiments eux-mêmes. L’art est primordial, il amène à la réflexion et au spirituel. Il permet de transcender la réalité physique et biologique tranchante et nous définit en tant qu’êtres doués de conscience. Les gens se fondent dans l’art ambiant, ils se déguisent, se maquillent, portent des bijoux. Ils s’habillent de parures colorées ou restent nus. En accord avec eux même, avec leurs valeurs morales et celles des autres festivaliers, personne ne s’octroie le droit de juger.14352196_10210464108504816_498360583511163449_o

Détaché de la réalité des problèmes du quotidien et hors du temps, sous le soleil d’un site naturel grandiose habillé d’art, les gens deviennent libres. Une liberté incroyable, inconditionnelle, d’une profondeur rarement égalée. Il n’y a ici aucune barrière physique, morale ou théologique. L’interdit fait place à la réflexion, au respect. Ce qui paraissait paradoxal et difficile devient une évidence. La liberté des uns commence là. Une communauté bienveillante et utopiste émerge. C’est progressiste, c’est beau, c’est rassurant. festival-1043512_960_720
La musique permanente constitue les battements de cœur de cette communauté, accélérant et ralentissant en fonction de la ferveur que dégage les quatre scènes fabuleuses. Le son est techniquement parfait ; puissant et doux à la fois, à la pointe de la technologie. Même les courbes des scènes sont spécialement conçues pour son expression la plus totale. La simplicité mélodique de la musique trance permet de se concentrer sur soi, sur l’instant, au milieu des danses générales portées par les ondes sonores. Les gens sourient, ne se bousculent pas et bougent perpétuellement. Les décorations et l’animation visuelle sont encore une fois époustouflantes, surnaturelles. Elles accompagnent les plus timides et aident à synchroniser les festivaliers.
cette drogue naturelle est omniprésente et complètement transparente à la fois.
20160812-6T3A4512 A la manière de l’alcool dans les sociétés occidentales.
Une structure d’aide psychologique aux esprits naufragés est présente.
Les gens connaissent ainsi leur corps et leur esprit et sauvegardent leur conscience. Ils ouvrent alors les portes de leur perception et jouissent des capacités infinies du cerveau. C’est psychédélique, fantastique, mystique. Cela transcende la base vivante biologique, l’expérience d’un escalier vers l’ailleurs pour prendre une distance sur le monde et soi-même difficilement égalable. Les redescentes de ces paradis artificiels ne se font pas sentir comme elles le devraient, l’ambiance du festival efface les transitions d’états et réchauffe les cœurs. Les lendemains n’ont pas d’obligations ou de travail ; chacun prend le temps de se reposer selon ses besoins, calmement, paisiblement.
Les explosions de bonheur et de pleine conscience vécues ici couvrent allègrement les murmures des moments de doute ou l’odeur piquante des toilettes sèches. Ces sept jours merveilleux construits sur un travail logistique irréprochable insufflent une force considérable aux utopies. Ici, les désillusions accumulées sur la connerie humaine s’évanouissent comme nulle part ailleurs. Dans les conditions physiques et psychologiques violentes de ce festival particulier, les flaques de l’incompréhension s’évaporent et une terre riche d’amour et de joie se révèle alors.
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Sur le revers du bracelet des éditions 2014 et 2016 étaient marquées les phrases « We are love » et « Nature has the colours of the spirit ».

crédits photos : merci à Laure E, et à Yumiya Saiki photography que tu peux découvrir par ici !

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1 commentaire

  • Répondre lucienne 9 février 2017 at 15 h 04 min

    ça donne envie d’y aller, ne serait ce que pour ressentir tout ce que tu as ressenti. Bel article qui dore un peu le blason de ce genre de festival !

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