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Laisse-toi écrire : l’atelier de mai 2016

Une_atelier_lver_mai_2016

Le Festival de Cannes a débuté mercredi. L’occasion de parler ce mois-ci des moments où tu échafaudes des scenarii, du plus glauque au plus joli, c’est toi qui choisis.
Je te propose de raconter un épisode de ta médiathèque personnelle, durant lequel tu t’es fait le plus incroyable des films.
Des flips.
Des flops.
Tout un monde, un pataquès, un cinéma, rien qu’à toi.

Un exemple ? Par ici… : 3, 2, 1, moteur

il_ne_passera_jamaisLe type attend devant chez moi je ne sais pas depuis combien de temps il s’est garé sur le trottoir d’en face il a coupé le moteur les feux et il est resté là dans le silence. Ce matin je le vois bien avec sa dégaine de cow-boy je dis ça parce qu’il a l’air serein
sûr de lui
calme
et en même temps
il a l’œil brillant
du fauve qui guette sa proie.

Je n’ai pas le choix j’ai beau aller d’une pièce à l’autre dans la maison il y a toujours une fenêtre depuis laquelle je le vois et il me voit. Le type doit en avoir assez de mon petit manège alors il sort de la voiture il est encore tôt le jour commence à peine à mordre le bitume je ne sais pas ce qu’il tient dans la main probablement un flingue c’est sûrement ça mais je ne perçois qu’une ombre une silhouette fantomatique et des yeux blancs d’acier des yeux blancs comme du lait qui se découpent violemment sur cette masse noirâtre.

La panique s’empare de moi je tourne en rond dans la maison je suis fait comme un rat je cherche dans mon esprit une issue un endroit un trou où je pourrais me cacher mais mon crâne est déjà vide on dirait que mon cerveau s’apprête à s’éteindre et l’autre est à la porte il cogne il cogne il cogne trois petits coups tap tap tap des coups légers des coups secs mais délicats qui me glacent le sang je ne sais pas pourquoi sans doute parce qu’ils m’indiquent comment je vais mourir lentement doucement ce type est un malade il est serein
sûr de lui
calme.

Dans mon désespoir je me réfugie dans la chambre je me jette sur le lit j’ai envie d’aller sous la couverture comme pour me préparer une belle mort me mettre en scène un truc comme ça ou bien peut-être que c’est un réflexe de gosse oui c’est plutôt ça je crois j’ai envie de me blottir sous les draps de me cacher le visage et de fermer les yeux en attendant d’être trouvé en attendant d’être dévoré.

La sonnette. Il appuie sur la sonnette. Je me bouche les deux oreilles et je ferme les yeux encore plus fort je serre les dents j’écrase mon visage avec le linge de lit j’essaie d’être le plus plat possible le plus invisible mais il sonne encore et là je me dis pourquoi est-ce qu’il sonne ce trou du cul comme si j’allais lui ouvrir Bonjour monsieur ! Vous venez me faire la peau ? Parfait, entrez donc me tuer.

– Je sais que vous êtes là, je vous ai vu à la fenêtre !
Bordel il se met à me parler et en plus d’un ton badin il a l’air de rigoler oui le sadique ça le fait bien marrer tout ça mais il ne m’aura pas aussi facilement je sors vite vite de la couverture j’attrape le premier objet contondant je pense à l’adjectif contondant parce que j’entends déjà la voix du flic qui dit L’homme a été frappé avec un objet contondant alors j’empoigne le truc le plus gros le plus lourd que j’aie sur la table de nuit je crois que c’est une lampe-coquillage et là je l’abats brutalement contre le coin de la table pour la briser la décapiter me faire une arme coupante et puis j’empoigne mon oreiller et je le place bien à plat sur ma tête pour me dissimuler.

Il y a quelque chose qui gratte à la porte bon sang mais qu’est-ce qu’il fout est-ce qu’il essaie de rentrer par effraction ? Je crève de chaud si je ne meurs pas sous ses coups ce sera sous l’oreiller j’ai tellement de mal à respirer j’ai le souffle court et rapide comme les battements de mon cœur et en plus il y a tout un tas de tissus lourds qui m’écrasent me noient m’ensevelissent je suis enterré vivant je suis déjà mort assassiné dans ma propre maison par ma propre maison
tout
est
contre
moi…

– Bon, je vous ai glissé le courrier sous la porte, hein…! Bonne journée !

Il ne passera jamais, [Nouvelle-chocolat noir aux éclats de rire]
Texte et images © Nathalie Gautreau

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13 Commentaires

  • Répondre macha seruoff 12 mai 2016 at 18 h 13 min

    elle était là. tapie dans l’ombre. je le savais. je la sentais. j’entendais même sa respiration. des gouttes de suée froide commençaient à me dégouliner dans le bas du dos.
    j’allais payer…
    elle était là. tout près de moi. mon erreur fatale allait avoir raison de moi. je le savais. mentalement je repensais à tout ce que j’avais pas eu le temps de faire dans ma vie. mourir si jeune non vraiment je n’avais pas prévu… des gouttes de suée tiède désormais me dégoulinaient de partout.
    elle est là. juste à côté de moi. j’ai pourtant une main sur le clavier. l’autre sur la souris. je vais rattraper mon erreur. pitié ne me tue pas pour ça… pitiééééééééééééé… des gouttes de suée chaude me tombent dans les yeux se mêlant à mes larmes d’effroi. NON je ne veux pas mourir.
    elle me dit de sa voix suave chaude et rassurante :
    – hahem… macha… tu as oublié de publier l’atelier d’écriture ce matin y a un souci ?
    ayé j’y suis j’ouvre le site d’une main. le résal social face de bouc de l’autre. mes yeux se noient. je vis mes dernières minutes…
    – ayéééééééééééééééééééééééééééééééééé !!! ayééé publié héhé hein souci non j’ai zappé j’suis désolée…
    alors elle sourit. et me remercie même !!! puis retourne à ses copies à corriger. je la vois disparaître sous quatre tas de copies d’élèves qui ne lisent même pas la ville en rose !
    je chope les rideaux et je m’essuie le visage dedans. ça laisse une trace bien plus intéressante que le saint suaire !!! mais ça… c’est pour un autre scénario !
    elle me dit :
    – tu fais quoiiiiii ?
    – bah je remplis ton atelier d’écriture !!
    – oh chouette je vais lire ça !!
    – je n’ai pas tout à fait respecté la consigne mais bon…
    ce soir on mangera du gratin de courgettes. c’est une bonne idée. pour ce jour où j’ai failli mourir.
    de honte !!!

    • nathalie gautreau
      Répondre nathalie gautreau 15 mai 2016 at 12 h 25 min

      Super Courgette même pas cap(e) de (se) taper Super Gratin. S’il y en a une qui finit en morceaux, c’est hachée menue par une serpette ! Merci pour cette belle tranche de vie, de film et de rires 😀

  • Répondre jiraya shado fong 12 mai 2016 at 18 h 42 min

    Trifouillis les oies à la saint chat, autrement dit la mi-aout.
    C’est l’aurore sur notre bonne vieille ville.
    Le soleil s’extirpe tant bien que mal entre les barres d’immeubles.
    Mais même avec tout le mal que cela lui incombe il arrive à percer de ses flamboyants rayons l’épaisse couche de pollution qui stagne en ce matin d’été au dessus de la cité.
    C’est à cette heure tôdive, qui est sans contestations le contraire de tardive, que Salomé Patrot s’éveil effleuré par les flamboyants rayons précédemment susnommé.
    Salomé n’est pas un jeune homme ni même un vieil homme, voir ont pourrais s’autoriser à penser que c’est juste un homme en fait. Il est dans la force de l’âge, sportif : pas trop, fêtard : un peu, dragueur : à la folie, travailleur : pas du tout.
    Comme il y a quelques années qu’il ne fait rien il avait décidé il y a quelques mois grandement aidé par le Pôle emploi, d’enfin faire quelque chose de sa vie.
    Et ce matin est LE matin ou jamais. Après des mois de préparations physiques et mentales intense il touche enfin au but et ca ne lui fout pas les boules, bien au contraire.
    Tous ces amis, parents et autres personnes de l’administration vont enfin être fier de lui.
    Il se lève, se dirige vers sa machine à café afin d’en préparer car pour cette nouvelle vie qui s’offre à lui il ne faut pas qu’il ne soit pas réveillé pleinement. Il attrape plein de conviction un filtre à café numéro quatre, puis d’une main toujours aussi certaine le paquet de café Grand-mère, car c’est bien connu il n’y a qu’elle qui sait faire un bon café. Puis dans un mouvement svelte et aérien attrape la cafetière et la remplie d’eau.
    ZIP, ZAP, GLOU, GLOU, CLICK !
    Ca y est la cafetière est allumée et commence à faire couler le breuvage sacré du nouveau Salomé.
    La première goutte est à peine tombée qu’il se dirige déjà d’un pas ferme et décidé vers la salle de bain. Il entre dans la salle de bain tel le ferait un héro de film d’action qui en entrant dans une pièce s’écrierait, « Ha, ha ! Tu es fait grenapan !!! ».
    A noter que Grenapan est un subtil mélange des mots gredin et chenapan, ce qui entre nous donne un coté super classe à un héro.
    Sauf que là pour le coup il ne crie pas d’une part parce qu’il n’y a personne dans sa salle de bain et d’une autre part…Bah non en fait il n’y a pas d’autres parts.
    Il n’a pas besoin de se déshabiller car il est déjà en tenue d’Adam, et oui Salomé a décidé que c’était le matin de sa nouvelle vie donc il a dormi nu pour pouvoir renaître.
    Par une habile manœuvre du mitigeur il arrive à faire couler une eau ni trop froide, ni trop chaude alors qu’avant ce matin l’eau n’étais jamais parfaite.
    Décidément cette nouvelle vie s’annonce prometteuse.
    Il se glisse sous le filet d’eau et dans un mouvement aussi érotique que dans les publicités pour shampoing, se passe la main dans les cheveux qu’il n’a pas. Salomé est chauve mais il trouve ça super classe de se passer les mains sur le crane comme dans les pubs.
    Vous noterez que sur cette scène j’ai omis de citer une marque de shampoing, c’est vrai quoi. Il ne faut tout de même pas pousser mémé dans les orties je ne suis pas là pour faire de la pub à outrance. Non mais !!!
    Il sort de la douche, l’eau ruisselle sur son corps de non-athlète, puis dans un mouvement toujours aussi déterminé empoigne une serviette et se sèche.
    Dans le coin de la salle de bain trône un chevalet. Sur ce même chevalet il y a ses habits de lumière. Bon je vous l’accorde ces habits ne brillent pas tant que ca en fait, mais vu que c’est sa nouvelle vie qui commence je voulais un formule choc. Il y a bien une chanteuse qui se dit papillon de lumière, alors pourquoi pas des habits de lumière après tout.
    Quoi qu’il en soit, de lumière ou pas Salomé s’habille solennellement puis il se regarde dans le miroir de la vérité. Une dernière petite retouche sur sa tenue et le voilà enfin prêt. Direction la cuisine qui fleure bon le café fraichement coulé, il s’en sert un mugs estampillé, « I’am the best. » un sucre, puis un deuxième, il saisit la petite cuillère et tourne son café avec un regard de chef d’entreprise déterminé à tout rafler sur son passage.
    Mon dieu que Salomé est beau ainsi.
    Un léger souffle de vent sort de sa bouche en direction du nectar afin de le faire refroidir, et hop le café est avalé.
    Aller Salomé, trêve de plaisanteries il est temps d’y aller.
    Il attrape son sac d’une main, ces clés d’une autre et rien dans la troisième vu qu’il n’en a pas. Ce qui est d’une logique plus qu’implacable.
    Il se retourne une dernière fois sur son appartement qu’il ne verra plus jamais des mêmes yeux. La prochaine fois qu’il verra son immense studio de 20m² il aura accomplis la tâche pour laquelle il s’est durement mais sûrement préparé ces derniers mois de l’année écoulée.
    Bon, ok ! Il est vrai que dans cette dernière phrase les rimes en « é » fusent à foison, mais je vais me permettre de les laissée si vous le voulez bien, bien entendu.
    Salomé claque la porte, mets un tour de clés et commence à descendre l’escalier. Ses voisins sont tous sur leur palier et l’applaudissent à son passage. Même monsieur Andy capé, tétraplégique depuis de longues années s’est levé de son fauteuil afin de l’acclamer, la nouvelle vie de Salomé a eue effet de miracle et lui a rendue ces jambes et ses bras.
    A son passage des encouragements lui sont lancés,
    « Vas y Salomé, on est tous avec toi !!! »
    « Bravo mon petit, tu es le plus fort !!! ».
    Madame Germaine Eloire en pleure même toutes les larmes de son corps.
    Salomé sent monter en lui une énorme fierté et descend en levant les bras tout en joignant ses poings tout en remerciant ses voisins.
    Il arrive au rez de chaussée, voit le facteur qui en guise de récompense pour sa volonté lui offre un calendrier avec une photo de chatons morts dans un panier. Cette offrande lui va droit au cœur, il prend le postier dans ses bras et lui sort de grands,
    « Merci, merci milles fois mon ami, mon frère. »
    Il essuie la petite larme qui perle à son œil et sort sur le trottoir. Les sirènes de la caserne de pompier retentissent dans toutes la ville, même le maire est présent en ce jour béni des dieux, il ouvre sa super 5 blanche et se met enfin au volant, un attroupement s’est à présent formé autour de la voiture et ce sont tous les badauds qui entonnent,
    « Ce n’est qu’un au-revoir mes frères ! »
    Mon dieu que d’émotions en ce jour.
    Il démarre enfin la voiture, regarde avec un regard de conquérant une dernière fois la foule venue l’acclamer, enclenche la première vitesse et s’en va vers son destin.
    Ca y est, c’est fait après des mois de préparations intense le voila enfin…
    Vacancier.
    Shado.

    • nathalie gautreau
      Répondre nathalie gautreau 15 mai 2016 at 12 h 22 min

      Je te répète ici ce que je t’ai répondu sur la face du bouc : je me suis bien gaussée, sale gosse 😀 J’adore ta plume, qui me châtouille toujours autant les aisselles 😉 on dirait un début de roman, tout à fait dans la veine des « Invraisemblables aventures de monsieur Tout le monde » par Mahrk Gotié

  • Répondre Anton 12 mai 2016 at 20 h 03 min

    Ma participation au « laisse-toi écrire ». Un petit scénar pour court métrage…

    Je n’avais pas vu qu’un très gros orage avait éclaté.
    Il n’y a pas de fenêtres dans la salle de danse où nous répétons.
    Lorsque je suis arrivée, il y avait une chaleur blanche, très lourde.
    Je suis dans le hall, j’hésite à me précipiter jusqu’à ma voiture car la pluie fait comme un rideau devant la baie vitrée.
    On n’y voit rien.
    J’allais me décider lorsqu’un jeune homme, une guitare accrochée dans son dos me demande si, par hasard, je vais jusqu’à un arrêt de bus.
    Il doit se rendre au centre ville.
    Effectivement, je peux l’avancer près du centre et le laisser à une station assez proche.
    1.2.3. nous sortons en courant, moi devant puisque je suis la seule à savoir où j’ai laissé ma voiture.
    On y est enfin.
    On s’engouffre.
    SPLASH !
    Il faisait si chaud que j’avais laissé les vitres ouvertes.
    Le déluge s’en est donné à cœur joie.
    Nous voila assis dans des fauteuils dont la mousse est détrempée.
    Rires.
    Je m’excuse pour l’inconfort et me présente.
    Lui sort de son cours de guitare.
    Il adore la musique et chanter en s’accompagnant.
    Je démarre.
    Essuies-glaces à fond.
    Lumières.
    On n’y voit rien.
    Je roule avec précaution mais ne peux éviter des nids de poule invisibles jusqu’à ce qu’un pneu tape dedans.
    Je m’en fous.
    J’en ris.
    Il dit que je suis inconsciente.
    Il me demande si je connais « Starmania ».
    Bien sûr !
    Mon adolescence…
    Comment un « jeune » d’aujourd’hui peut-il encore s’intéresser à ce truc ?
    Peu importe.
    Il chante :
    « Ziggy
    Il s’appelle Ziggy
    Je suis folle de lui »
    Je m’y mets aussi.
    Dans ma voiture trempée, sous une pluie battante, sans visibilité.
    Je chante.
    Avec un inconnu,
    Fan de « Starmania ».
    Et c’est bon.
    On fait des couacs.
    Rires
    Et on reprend de plus belle :
    « Ziggyyyyyyy
    C’est un garçon pas com’ les autres
    Mais moi je l’aime c’est pas d’ma fau-aut’ »
    Mais l’arrêt de bus est aussi l’arrêt de la chanson.
    Je le dépose.
    Merci.
    Rentrez bien.
    Merci pour le délire de la chansonnette.
    Rires
    Je rentre chez moi.
    Je vois l’heure : 20h17.
    Et je réalise,
    Il n’y a plus de bus après 20h.
    Merde.
    Je ne peux pas le laisser comme ça,
    Sous la pluie,
    Avec sa guitare.
    Je reprends ma voiture jusqu’à l’arrêt de bus.
    Personne.
    Voila.
    On ne se connaît pas, on ne se connaîtra jamais et pourtant nous aurons fait un joli bout de chemin pluvieux et chantant… c’est comme ça que je l’aime.
    La vie.

    Pouche Pascale

    • nathalie gautreau
      Répondre nathalie gautreau 15 mai 2016 at 12 h 20 min

      La vie est belle sous ta plume… Les mots défilent sous nos yeux comme les images que tu y projettes… Et « Pouche », tout s’évanouit, magie. Merci Pascale pour cette jolie participation <3

  • Répondre melusiane 13 mai 2016 at 13 h 42 min

    -Je déteste les festivals.
    -Et pourquoi ça, mon chou ?
    -y a trop de monde, trop de strass, trop de sourires figés et faux, et trop de champagne.
    -ne me dis pas que tu détestes le champagne, chaque fois qu’on te prend en photo, tu as une coupe à la main !
    -faut bien que j’assure la promotion de ce film !
    Oui, chéri, mais tu n’es pas obligé de vider l’équivalent d’une caisse à chaque soirée !
    -ah parce que t’appelles ça des soirées, toi ? des petites conasses à moitié à poil qui lancent des œillades à des vieux libidineux qui bavent de la gueule à défaut de baver d’ailleurs ? moi j’appelle ça du peepshow !
    Et ces patrons de chaines de télé qui se prennent pour des stars pendant que les pseudos stars se prennent pour des producteurs, et les producteurs qui se prennent pour des beaux gosses et leurs grosses femmes qui se pavanent dans des robes trop petites pour elles et les journalistes qui……
    -STOOOOOOOOP !
    – …
    Fabrizzio Canciliano se trouve complètement coi, coupé dans son élan de haine profonde et d’exaspération envers cet endroit qu’il déteste, mais où il est obligé de venir, parce que la production du film dans lequel il joue un des personnages principaux l’y oblige, ça fait partie de son contrat.
    Ça n’est pas ce qu’il préfère, Fabrizzio. Faut le pousser pour qu’il monte ses foutues marches du bunker de Cannes, qu’il sorte le sourire n° 4127 bis pour charmer le bon peuple de moutons dociles que représentent les gentils journalistes qui écriront de gentilles critiques (ou pas) des films qu’on les emmène voir comme les vaches à l’abattoir à grands coups de petits fours, d’œufs de lump (trop cher pour des journaleux, le caviar) et de mauvais mousseux…
    La jeune demoiselle qui l’accompagne, il l’a rencontré sur le tournage. Elle y était accessoiriste, ou plutôt, stagiaire de la stagiaire de l’accessoiriste en second, celle qui s’occupait uniquement des armes présentes dans le film. Et comme le film s’appelle pompeusement « des armes et des hommes », on peut deviner qu’il y a beaucoup d’armes. De tous les calibres, de toutes les tailles, de tous les genres. Autant de raisons de passer et repasser devant le rôle principal, et d’avoir quelques chances de se faire remarquer.
    Il avait l’air si gentil, sur le tournage, Fabrizzio Canciliano ! toujours souriant, toujours un mot gentil pour tout le monde, qui aurait cru qu’il était aussi frappé que les bouteilles de champagne qu’il ne manquait pas d’ingurgiter pour oublier qu’il était ici ?

    Sophie de Fonsec avait de l’ambition. Elle n’allait pas rester accessoiriste stagiaire toute sa vie. Elle, ce qu’elle voulait, c’était jouer la comédie. Dans la cour des grands,! ceux qui venaient à Cannes, et qu’on retrouvait aux oscars, aux Césars, et dans les autres festivals d’Europe et des États Unis, elle rêvait faire partie du sérail… et même si pour ça, elle devait supporter les humeurs insupportables de ce petit acteur minable qui aura trouvé un producteur assez porté sur les jeunes garçons pour lui trouver un rôle dans un navet de seconde zone, qui, on se demande comment, a fini sur la croisette, dans la sélection officielle, qui plus est.
    Finalement, elle le déteste, ce type, mais donne le change, en grande future comédienne qu’elle sera, pour lui faire croire qu’elle l’aime et l’idolâtre….
    Alors pour l’instant, elle prend son mal en patience, en revêtant son fourreau noir de chez Chamelle, que la grande maison de couture lui a prêté, ainsi que les bijoux (prêtés aussi) par van clip et arpège, le prestigieux joailler. Elle jubile, la donzelle. Elle y est presque sur les marches…. Ce soir, c’est la gloire assurée, au bras de ce petit con de Fabrizzio qu’il faudra qu’elle aide à ne pas tituber en montant ces escaliers du succès, tellement il sera bourré, rincé, éreinté par tout l’alcool qu’il aura passé la journée à boire…

    Quant à l’ex futur grand acteur, pour lui, c’est bien loin d’être « stairways to heaven »… ce serait plutôt « highway to hell » ! Déjà, il est à peine capable de tenir debout, son smoking, repris de partout parce que 2 tailles trop grand, (il n’y avait plus sa taille dans la boutique de location) le gêne, et si il n’y avait que lui, il y serait allé en maillot de bain, voire sans maillot tout court… Ah, les emmerder, c’était son seul souhait, en ce premier soir de festival… même si il avait rêvé de se désaper en pleines marches, virer ce foutu costume de pingouin et tout ce qui va avec, il y avait la sécurité, des barbouzes aussi obèses que méchants et bien entrainés à diverses techniques d’arts martiaux, et d’arts armesques. Mais bon. Ce ne sera pas pour ce soir.

    Après une dernière coupe de champagne bien méritée, (le rhum du con – damné) (en deux mots) nos deux starlitons commencent à se mettre dans l’ambiance. Pas terrible, l’ambiance… loin de prendre ce moment pour une fête, Fabrizzio tire une tête de 15 pieds de long, (une tête de pied, c’est bien connu, ça fait louche), et contamine un peu Sophie qui se demande si elle aura assez de force pour le soutenir sur les marches, et dégainer le sourire qui tue en même temps.

    Le ballet des limousines devant le palais hideux va bon train, déversant tour à tour des Deneuve, Depardieu, Tarrantino, Sutherland, qui se gèle, des stars étrangères et étranges que personne ne connait ici, à part pour leurs caprices dans les palaces cannois, des starlettes et des starlets bien fringués, trop maquillés, et jouant leur rôle de jeunes cons à la perfection, tout en simplicité et en authenticité, la limousine affrétée par la prod « dégueule » littéralement nos jeunes acteurs en devenir, qui pendant le trajet, n’ont cessé de s’hurler dessus à tel point qu’aux feux rouges de la croisette, le chauffeur-garde du corps descendait de la limousine le temps que le feu repasse au vert pour gouter un peu le calme des lieux….

    Grande solitude sur la croisette. Les cris de Sophie et Fabrizzio arrivent aux oreilles des journalistes et photographes aux zooms surdimensionnés, aux smartphones du public qui n’en perdent pas une miette, qui sait, ils tiennent peut être là LA photo à 50 000 € que s’arracheront Gala, Voici et Detective, peut être VSD ou France soir…. (Ça n’existe plus, France soir ? ah bon, on ne me l’avait pas dit ! ) voilà qu’ils en viennent au mains maintenant… le superbe chignon – choucroute de Sophie que la coiffeuse désignée d’office avait mis deux bonnes heures à mettre en place est maintenant plus plat qu’une galette beurre de chez Picore surgelés, et le nœud pap de Fabrizzio a décidé de voler de ses propres ailes, suivi de près par la manche gauche du costume rafistolé.

    C’est à ce moment que Sophie sortit de sa pochette de soirée une petite boule ronde incrusté de faux diamants, dégoupilla l’anneau, et jeta le « bijou » sur Fabrizzio, qui, plus bourré du tout, esquiva l’engin sauteur et répondit par une rafale de Famas bricolé qui arrosa toutes les marches. Sauf Sophie.

    La jeune fille élégante malgré tout dans sa petite robe noire sortit à son tour d’on ne sait où un bazooka miniature, et entreprit de faire un gros trou dans le palier du bunker, là où toutes les stars confirmées et les membres du jury se trouvaient, à discuter, plaisanter, et faire leur numéro de charme bien rôdé, en grands professionnels qu’ils sont.
    Je devrais dire qu’ils étaient.
    Parce qu’après le bazooka, leurs restes furent difficiles à reconstituer pour les Experts venus des États-unis pour faire aussi la promotion de leur nouvelle série, « les experts associés » donnant un renouveau pas cher à cette série qui aura marqué les 15 dernières années du Paf.

    Le sang giclait de partout, les blessés geignaient, les morts se taisaient, et les survivants hurlaient. La foule massée se partageait en deux : les cinglés qui continuaient à faire des photos, (voir des selfies à côté des cadavres… quel bon goût !) de cet évènement qui ferait le lendemain les gros titres (ou comment faire parler de soi dans un non-évènement comme le festival de Cannes) et les sensés qui soit avaient fui l’esplanade du palais, ou s’étaient couché par terre en attendant que le bruit des armes cesse. Les barbouzes, quant à eux, gisaient sanguinolents dans un cercle autour des deux tueurs-comédiens, n’ayant pas été assez rapides pour réagir à cet instant de folie.

    Le silence règne maintenant, et tout le monde reste immobile en attendant.

    Attendre quoi ?

    -Coupez, elle est bonne, on la garde ! cria Quentin, qui afficha son sourire d’homme satisfait.

    Et il alla féliciter Sophie de sa promotion soudaine, et lui proposa à l’oreille de venir le rejoindre à l’intérieur pour boire une petite coupe de champagne, et déguster un peu de caviar. Du vrai. Fabrizzio eut droit à une poignée de main du grand réalisateur. Il s’en contenta. Finalement, il le trouvait plutôt sympa, ce festival !

    • nathalie gautreau
      Répondre nathalie gautreau 15 mai 2016 at 12 h 17 min

      Je te redis ce que je t’ai écrit sur Facebook, fée Mélu aux hallu mignones : ça c’est du Grand Toi ! Cynisme – action – retournement de situation !!! Merci beaucoup pour cette participation, un vrai festival 🙂

  • Répondre melusiane 15 mai 2016 at 17 h 25 min

    merci, Nathalie, venant de toi, je suis hyyyyyyypeeeeeeeer flattée !!!!! et un deuxième merci pour m’avoir donné l’idée d’utiliser Monsieur Quentin !!!!

  • Répondre macha seruoff 17 mai 2016 at 13 h 31 min

    oh putain véro mais t’es une graaaaaaaaaaaaaaaaande malade je viens de recracher ma tasse de thé en lisant ça !!!!!!!!!!!!!!!!!!! 🙂 🙂 quentin n’a plus qu’à !

  • Répondre Kate 17 mai 2016 at 20 h 47 min

    Court métrage…de Kate, 17/05/2016

    Les portes vitrées s’ouvrent avec énergie et :
    « Hello, bonjour Kate ? En forme ce matin ? »
    Un inamovible et vrai sourire chaud sur ses lèvres gonflées comme la brioche Vahiné, leur plus ancienne cliente, Kate Tennison-Laroche, 50 ans…(50 ans depuis…. 20 ans, d’ailleurs), fait une apparition remarquée, dans un nuage de Chanel No 19. Plus qu’un nuage objectivement, un brouillard dense et compact serait plus exact. Kate et son « fog chanellisé »…Elle fait la bise à chacun et s’installe dans « son » fauteuil.
    « Ah mes enfants, si vous saviez ! »
    Leur « one woman show » de la semaine vient d’arriver, tous tendent l’oreille et se préparent à se marrer, un jeudi ordinaire en somme ;
    Kate, leur anglaise préférée, 3 mariages et un enterrement comme elle se plait à le dire en se moquant d’elle-même (son dernier mari est décédé dans un crash de boeing), a toujours en réserve des histoires truculentes, des anecdotes originales, et sa manière pince sans rire et décalée de les leur raconter les fait hurler de rire.
    Les clientes les plus fidèles qui fréquentent le salon de Lorraine depuis des années, ont intégré leur improbable et très charmante petite famille capillaire. Certaines sont devenues au fils du temps des amies de tous âges, de tous horizons, de toutes conditions. Ils se sont d’ailleurs retrouvés, un certain nombre, à l’église des Minimes, pour l’enterrement de la pauvre Mme Martin, l’ancienne concierge râleuse et tatillonne, de l’immeuble au rez de chaussée duquel le salon de Lorraine est installé. Elle se faisait amener au salon en taxi de sa maison de retraite chaque semaine…
    Etrange situation, pour Lorraine qui se sent indubitablement plus proche de certaines de ses clientes, qu’elle ne l’a été, ces dernières années, de sa propre mère. Un relent de culpabilité acide se coince dans son estomac, elle grimace, respire et fait face, avec le sourire.
    A force de discuter, de partager, des mois de grossesses, des divorces, des maris volages, un enfant malade, des collègues vachardes, des rayons ou même une chimio, des deuils, des mariages, des naissances, des chômages, des bonnes et des mauvaises nouvelles…à force… un faisceau relationnel léger et réconfortant s’est tissé entre les coiffeurs et leurs chères « têtes » de toutes les couleurs.
    Comme s’ils avaient grandi, vieilli ensemble en quelque sorte.
    Kate, leur anglaise du jeudi, de l’avis général est plus proche de 70 ans que des 50, mais bon, la coquetterie des sujets de sa majesté est légendaire, n’est-ce pas, un léger relent d’accent anglais lui confère un charme terrible…Laquelle Kate trépigne sur son fauteuil rembourré, elle ne peut plus se retenir : il faut qu’elle leur raconte ce qui lui est arrivé chez son amie Ramona, hier après-midi.
    « Figures toi, darlingchérie, que mon amie, Ramo, tu sais, l’espagnole ? Ramo, donc, m’appelle vers 15h, complètement paniquée, et me demande d’arriver fissa, car un frelon asiatique semble avoir élu domicile dans sa chambre bonbon dragée parme beurk , chérie tu n’imagines pas ses goûts de chiottes. Les espagnols ont vraiment mauvais goût ! »
    Les tris coiffeurs se regardent et étouffent des sourires discrets, car les vêtements de Kate , aujourd’hui, ne sont pas franchement ravissants non plus…bref
    Kate continue son récit :
    Ramo est une pauvre petite chose allergique, et ne sait pas quoi faire. Tandis que Kate du haut de son mètre soixante-dix est courageuse, et ingénieuse dans des tas de situations critiques. N’écoutant que son bon cœur, elle rassure son amie, lui enjoint de fermer la porte de sa chambre, se munit d’une bombe du pire « tue tout » possible, dégotée à l’arrache, dans son cellier, attrape ses clefs, ne prend même pas le temps de faire pipi avant de partir, ce qui n’est guère prudent, et :
    « J’arrive, Ramo, à cette heure-là, il n’y a pas grand monde le long du canal, je serai chez toi dans 20 minutes maximum. »
    Elle roule vite mais prudemment, et zut !
    L’envie d’uriner se précise et devient taraudante. Ouf, ça y est, un dernier feu, elle tourne à droite, quel bol une place juste devant l’immeuble de Ramo, elle saisit la bombe, ferme sa voiture, se retient de ne pas se faire pipi là, sur le trottoir, sonne à l’interphone en catastrophe chez son amie, qui lui ouvre la porte de l’immeuble.
    Elle s’engouffre, grimpe les étages deux marches par deux marches, entre directement chez Ramo sans prendre le temps de la saluer, fonce aux toilettes, ouf elle commence à se soulager, il était temps, grand temps, plus que temps, ses yeux se remplissent même de larmes, tellement elle a failli exploser !
    « C’était les chutes du Niagara, chérie darling, tu n’imagines pas.. »
    Elle relève enfin la tête et là ?
    OH my god ? Mais je suis où ? Elle a repeint ses murs la Ramo, depuis la semaine dernière ? Et l’immonde rideau avec les petites souris devant les étagères, il est passé où ? Et d’ailleurs, elles sont où les étagères ?
    Elle panique, devient rouge cramoisi, remonte sa culotte à la hâte, et ouvre doucement la porte des WC, passe une tête pivoine ketchup coquelicot, pour se trouver nez à nez avec… deux jeunes femmes héberluées, tétanisées devant le spectacle…qui lui demandent doucement si ça va ? Si elles peuvent faire quelque chose pour elle ?
    Horrible!!!
    Tu comprends ma gêêêêêêêne Darlingchérie?
    …Dans sa hâte, et n’écoutant que sa douleur de vessie, elle est montée trop haut, comme une fusée, elle a fusé, un étage de trop pour être exacte,au second au lieu du premier et…
    … Par la porte palière de son’appartement restée ouverte, elle entend son amie Ramo, inquiète, qui s’époumone et l’appelle de l’étage au-dessous :
    « Mais Kate ? Tu es où ? Tu fais quoi ? »
    Elle l’a vue passer comme une tornade, qui ne s’est pas arrêtée, Kate les yeux pratiquement fermés pour se retenir, n’a rien vu….
    Damned!
    Avec le peu de dignité qui lui reste, elle se rajuste à la va vite, se retourne et tire la chasse le plus discrètement possible, bredouille deux mots d’excuse en argentin ou en chinois, elle ne sait plus et ressort beaucoup plus doucement qu’elle n’est entrée, quasiment à reculons, puis…comme un folle, re-dévale les escaliers en sens inverse pour s’écrouler sur le canapé rouge et les « ravissants  » coussins jaune poussin de son amie, à l’étage en dessous, au premier. Et c’était reparti pour un fou rire mémorable qui leur a duré jusqu’au soir !… Oublié le frelon, elles se sont bidonnées tout l’après-midi.
    Sacrée Kate! si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer…
    Le salon tout entier est lui aussi submergé de gloussements et d’une monumentale hilarité, coiffeurs et clients confondus, tous tentent vainement de reprendre leur souffle et pleurent de rire, les bigoudis, les ciseaux et les peignes à queue tressautent dans tous les sens…

    • nathalie gautreau
      Répondre nathalie gautreau 20 mai 2016 at 15 h 04 min

      What else ? Kate aura surmonté tout ça avec une classe so british ! 😀 Je me suis permise de cacher l’âne sous le bonnet mieux rempli de Ramo ifyouseewhatimean… Merci pour ce partage et ce moment bien amusant 🙂 <3

  • Répondre melusiane 17 mai 2016 at 23 h 00 min

    j’ai eu mon fou rire du soir ….. j’avoue que je me vois très bien dans le rôle de Kate…. parfois….. bravissimo, bellissima !!!!

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