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Muza

Mais qui est Muza Rubackyté ?

muza

La Vi(ll)e En Rose t’a parlé à plusieurs reprises des concerts à l’Orangerie de Rochemontès. On y voit des noms de la musique classique, on y entend des œuvres célèbres, surprenantes, méconnues, divertissantes, envoûtantes, le tout avec le sourire de Catherine Kaufmann-Saint-Martin l’organisatrice.

Et ce dimanche 14 février, un nouveau : Muza Rubackyté avec son nouveau récital de piano Double jeu.
Muza, un nom proche de musique qui n’a jamais été aussi bien porté !
Mise au piano à 7 ans, elle obtient sa médaille à 16 ans, passe par Moscou, Saint-Pétersbourg, résiste pour l’indépendance de la Lituanie face à l’URSS et vient en France. Ses doigts agiles et déliés font voler des notes de Liszt, Beethoven, Franck, Brahms, Scriabine. Virtuose, expressive, cette ambassadrice de Vilnius Lituanie), Capitale européenne de la culture 2009 a tout pour faire « Honneur aux dames » !

MUZA©Christine-de-Lanoë-Genèvelight-350x350Qui se cache derrière la mystérieuse Muza Rubackyté ? Crédit photo @Christine de Lanoë

Pourquoi tu dois y aller ?

Parce que le programme est beau : une arabesque de Schumann dédiée à une femme, oscillant entre la passion et la dépression, un carnaval montrant des personnalités multiples, une sonate de Prokofiev qui oscille entre instabilité et tranquillité romantique.

Parce que c’est l’occasion de mieux connaître voire découvrir le compositeur et peintre Mikalojus Konstantinas Čiurlionis, avec ses accents romantiques pleins d’émotions.
Parce les doigts de Muza te feront rêver, elle vit sa musique et nous la vivrons avec elle.
Parce que l’Orangerie est un cadre magnifique où l’on est très bien reçu : après la musique aura lieu une dégustation de produits de la Ferme aux Téoulets de Merville et du vin du Château Joliet de Fronton.
Parce que nous y serons !
Pas de double jeu, mais un double oui pour voir ce que Muza nous cache. On se dit au 14 février ?

En attendant jette une oreille voire plus à sa discographie, on a particulièrement aimé

Informations pratiques

Dimanche 14 février à 16 h 30

Tarifs : 24€ – étudiants 15€ – gratuit pour les moins de 10 ans

Programme et renseignements ici. Réservations .

05 62 72 23 35 – cskm@orange.fr

Orangerie de Rochemontès – Route de Grenade 31840 Seilh

concertarochemontes.org

Musique en dialogue aux Carmélites

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Aux rendez-vous des amis

Deuxième édition du Festival de musique de chambre
« Musique en dialogue aux Carmélites » (été 2018)

Catherine Kauffmann-Saint-Martin, la programmatrice du Festival Musique en Dialogue aux Carmélites, est une femme qui aime.

Discrète et déterminée, elle est d’une eau puissante et pure. De celle qu’on hésite à toucher dans un torrent de montagne, car on anticipe la force de son courant, mais dont la fraîcheur attire inexorablement quand les étés sont chauds. Fraîcheur et Puissance. La programmatrice incarne son Festival.

Une femme dont l’unique soin a toujours été de parler des musiciens, de choyer les artistes et d’accueillir le public au rendez-vous des amis de la musique.

Quand elle découvre la Chapelle des Carmélites, elle sait que Toulouse recèle l’écrin des fêtes dont elle rêve.

Réunir ensemble tous ses amis : violoniste, pianiste, flûtiste, chanteuse, conteur, philosophe, musicologue…

Inviter un public fidèle et curieux à de vrais rendez-vous.

Partir tous ensemble et voyager au loin, le temps de concerts inédits et merveilleux.

Voici le programme de la deuxième édition :

JUIN 2018 L’amour toujours

Samedi 9 juin – 18h

Dimanche 10 juin – 16h

Clara Cernat, violon

Thierry Huillet, piano

Luc Ferry, philosophe

Musique : Camille Saint-Saëns, Jules Massenet, Paul Dukas, Gabriel Fauré, César Franck, Thierry Huillet

Textes : Luc Ferry, Marcel Proust, Anatole France, Henri Cazalis, Antoine de Saint-Exupéry, Goethe…

JUILLET 2018 De Venise à Venise, itinéraire d’un violon gâté…

Dimanche 8 juillet – 16h

Amanda Favier, violon

(Matteo Goffriler, 1723)

François Castang, récitant

Musique : J.S. Bach, Antonio Vivaldi, Jean-Marie Leclair, Niccolo Paganini, Eugène Ysaÿe, Fritz Kreisler, Nicolas Bacri…

Texte : François Castang et Amanda Favier

AOÛT 2018 Les années de pèlerinage

Dimanche 26 août – 14h30 (Suisse)
Dimanche 26 août – 17h30 (Italie et Rome)

Muza Rubackyté, piano

Régis Goudot, récitant

Musique : Franz Liszt

Textes choisis et réunis par Christophe Ghristi : Marie d’Agoult, George Sand, Lord Byron, Victor Hugo, Charles Baudelaire, Gérard de Nerval, André Suarès et Sonnets de Pétrarque…

SEPTEMBRE 2018 Le Voyage à Lübeck
partenariat avec le Goethe Institut de Toulouse dans le cadre de la Quinzaine franco-allemande en Occitanie

Dimanche 23 septembre – 16h

Les Passions-Orchestre Baroque

Jean-Marc Andrieu, direction

Gilles Cantagrel, narrateur

Anne Magouët, soprano

Pascal Bertin, alto

Sébastien Orecht, ténor

Stephan Imboden, basse

Musique : Dietrich Buxtehude et Jean-Sébastien Bach

Texte : d’après le livre de Gilles Cantagrel «La rencontre de Lübeck».

Les après-concerts se poursuivent dans la convivialité et en compagnie des artistes, autour de produits régionaux sélectionnés pour leur qualité.

Le programme et les liens vers les réservations sont sur le site du Festival.

Vidéo souvenir de la première édition du Festival été 2017

 

Les deux saisons de Toulouse : Capitole et Carmélites enchantent la Ville Rose

ProgrammeCapitole_Saison 2017-2018@Marion Richard

Ils-elles sont discrets-ètes, on les aperçoit furtivement au printemps lors des présentations à la presse. Ils-elles travaillent dans l’ombre du grand art, à bâtir des expériences inoubliables. Ils-elles programment longtemps à l’avance les dates de nos plus belles expériences artistiques. Les programmateurs-trices sont à l’honneur aujourd’hui, cher-ère lecteur-trice de ton webzine favori.

MusiqueenDialogueauxCarmelites-presentationalapresse @Pierre-BernardKempfIl est des lieux où se produit la magie. La magnifique expression de l’âme humaine s’incarne nécessairement dans des êtres, mais s’abrite ensuite sous des voûtes et des plafonds. Ce sont alors de véritables châsses, parfois discrètes, parfois somptueuses.

Toulouse a récemment été témoin de deux importantes mises en valeur de ce patrimoine culturel, dans lequel nous aimons nous retrouver et communier notre amour des arts. Il s’agit de la secrète Chapelle des Carmélites, qui accueille en son sein une nouvelle proposition musicale et littéraire d’une grande élégance « Musique en Dialogue aux Carmélites » et du très international et prestigieux Théâtre du Capitole, qui a vécu le lancement de sa nouvelle saison danse et opéra.

C’est avec fierté et une pointe d’angoisse bien naturelle, que les programmateurs et les contributeurs offrent au public le résultat de leurs préparatifs. Il s’agit de se plier au cérémonial bien huilé de la présentation à la presse et aux partenaires.

Il est pourtant palpable dans ces moments, que les choix artistiques, qu’on prend soin de toujours engager dans des budgets et des contraintes bien terrestres, relèvent plutôt d’engagements qui semblent dépasser ceux qui les prennent. Les directeurs, les directrices, les hommes et les femmes qui ont la charge d’animer ces murs ont une conscience aiguë de l’héritage laissé par les précédentes générations.

TheatreduCapitole_Saison 2017-2018-presentationalapresse@Marion RichardAinsi le nouveau directeur du Théâtre du Capitole, Christophe Ghristi, qui sera en poste au premier septembre prochain, se dit attaché à son théâtre toulousain. Il y a occupé un poste à responsabilité dans le passé et affirme être bien heureux de le retrouver en si bon état. Il faut dire que l’intérim assuré par Jean-Jacques Groleau laisse une maison d’opéra et de danse, visiblement saine et heureuse de contribuer au succès de ses artistes.

Il revient à la sublime troupe du Ballet dirigée par Kader Belarbi de recevoir des lauriers mérités, amplement justifiés par l’amour du public, jusque sur les plus prestigieuses scènes françaises et internationales. Ainsi, c’est un cadeau que d’offrir une nouvelle fois « Giselle », le grand ballet blanc, aux amateurs du genre et à tous ceux qui auront la curiosité d’en découvrir la puissance émotionnelle. « Casse-Noisette » l’incontournable programme dansé de Noël, est à son tour re-écrit. On assiste à Toulouse depuis cinq ans à la création d’un répertoire chorégraphique qui  entre au patrimoine du Capitole et dans le cœur des Toulousains.

À ce compte, la saison « Musique en Dialogue aux Carmélites » ne pouvait pas passer inaperçue, car elle aussi brille d’une histoire ancienne et d’un projet commun.

Avec la mise en valeur de la Chapelle des Carmélites, située au 1 rue du Périgord, dans le cadre la candidature toulousaine au « Patrimoine Mondial de l’Unesco», il y a aussi l’engagement  de l’équipe municipale à faire de ce joyau du baroque méridional, l’écrin d’événements singuliers, que seule une fidèle amie des artistes aurait pu imaginer.

Catherine Kauffman-Saint-Martin (que je te présentais ici), qui dirigea plusieurs saisons musicales à l’Orangerie de Rochemontès, y poursuivra avec la passion qu’on lui connaît, sa défense et illustration de la musique de chambre. Hélas peu programmé, ce format musical invite à une véritable rencontre du cœur, avec les artistes et avec les compositeurs. Ce sera désormais sous les voûtes peintes de Carmélites, un dialogue heureux avec les mots des poètes, des écrivains et des philosophes.

M-C. Barrault© Georges EppMarie-Christine Barrault, que les Français aiment tant sur scène et à l’écran, ouvrira la voie et portera les mots de George Sand au côtés de Denis Pascal au piano et Marie-Paule Milone au violoncelle, qui feront entendre la note bleue de Frédéric Chopin.
Les « Années de Pèlerinage » de Franz Liszt feront une halte bienvenue sous les doigts de la merveilleuse pianiste Muza Rubackyté et discuteront en toute convivialité avec d’Agoult, Nerval, Byron ou Baudelaire dont Régis Goudot portera les plus belles pages.

La saison sera romantique et amoureuse dans cet écrin intime au creux de l’été toulousain.

Je t’invite chaleureusement, cher-ère ami-e lecteur-trice de ton webzine favori, à porter le plus souvent possible un regard amoureux à ce patrimoine qui nous est commun, aux superbes bâtiments, qui inspirent ceux dont le talent immense est d’imaginer les belles saisons de la Ville (en) Rose.

Opéra du Capitole

►Giselle (19 au 24 octobre) et Casse-Noisette (21 au 31 décembre) de Kader Belarbi

►Les Forains/L’Arlésienne/Carmen (8 au 14 mars) de Roland Petit …

►La Walkyrie (30 janvier au 11 février), Carmen (6 au 19 avril), Macbeth (18 au 29 mai) …

Toute la saison 2017-2018

Musique en Dialogue aux Carmélites

►La Note Bleue 27 août – 15h30

►Les Années de Pèlerinage 3 septembre en deux parties 14h30 et 17h30

Toute la saison 2017-2018

Je t’invite également à relire tous nos anciens articles concernant les Concerts à l’Orangerie de  Rochemontès (2012-2016 programmation Catherine Kauffman-Saint-Martin)

Vidéo-cadeau

Muza Rubackyté joue Franz Liszt sur la scène du Capitole (2009)

 

 

Catherine Kauffmann-Saint-Martin : les musiciens au cœur

CKSM et Jean-Marc Andrieu-Rochemont@Lamodi

Cher-ère lecteur-trice de cet illustre webzine, comme tu l’as déjà appris dans nos pages, l’Orangerie de Rochemontès invite le public dimanche 20 novembre à assister à son 20ème et,  hélas, ultime concert de musique de chambre : À travers Clara.

Cath&cat©D.Taillefer

CKSM © Didier Taillefer

Le but de cet article n’étant pas de te faire gémir de regret de ne pas être allé-e suffisamment à l’Orangerie durant ces cinq belles années de programmation, je t’invite au contraire à la douceur du sentiment, pour toi-même d’abord car tu peux encore rattraper le coup en réservant ta place,  et comme disposition d’esprit pour accueillir l’interview qui va suivre.

Catherine Kauffmann-Saint-Martin fait partie de ces attachées de presse dédiées à leur mission, dont l’action est d’autant plus efficace qu’elles sont discrètes, et, qui se demandent quelle mouche nous pique à vouloir les connaître pour elles-mêmes. Femmes -le plus souvent-, de l’ombre -la plupart du temps-, elle mettent en lumière les autres, les artistes, ceux qui ont «quelque chose» à dire.

Ma rencontre avec la programmatrice de Rochemontès relève plus du dévoilement délicat et intime que de la promotion personnelle. Sa confiance m’a émue et attendrie, je dois te l’avouer, cher-ère lecteur-trice, et je choisis de te livrer un entretien dont la longueur inusitée pour moi doit beaucoup à la rareté de la confidence.

Catherine Kauffmann-Saint-Martin : j’ai passé ma vie dans le monde de la musique classique mais ce qui m’intéresse ce sont  les musiciens, ce sont les êtres humains.

La Vi(ll)e En Rose : vous êtes musicienne vous-même ?

CKSM : pas du tout. J’aimerais beaucoup savoir lire la musique, je n’ai jamais eu le temps d’apprendre. Je connais tellement de musiciens extraordinaires que je ne vois pas pourquoi j’irai assassiner les compositeurs, même si ça m’aurait fait plaisir de sortir trois notes d’un violoncelle.

LVER : comment est venue cette passion ?

CKSM : j’ai fait beaucoup de danse quand j’étais petite. J’aimais beaucoup Tchaïkovski. J’habitais Carcassonne et Toulouse. Puis, je suis allée à Paris.
J’ai fait des études de psychologie et une maîtrise de psychopathologie. Ce qui m’intéressait en dehors de la musique elle-même, c’était d’observer comment se passait un concert, ce qu’était une vie de musicien, de les rencontrer, de les apprécier, de voir aussi les différents caractères dans un orchestre. J’ai découvert la musique à travers les musiciens.

LVER : quelle voie professionnelle avez-vous suivie ?

CKSM : en 1972, je suis entrée à l’ORTF (Office Radiodiffusion Télévision Française) comme assistante de réalisation. On y faisait toutes sortes d’émissions, aussi bien les Maigret, que Maritie et Gilbert Carpentier, des émissions politiques ou scientifiques. J’ai rencontré Sting mais aussi Casimir et Hippolyte (rire).
Il y avait trois chaînes seulement, mais la première chaîne donnait des concerts de musique classique qui duraient deux heures. On me proposait souvent sur le planning des assistantes de réalisation et des scriptes de ces émissions.

LVER : c’était une époque incroyable pour la musique classique à la télévision…

CKSM : oui, j’ai rencontré des solistes extraordinaires comme le grand violoniste Isaac Perlman et tous les grands chefs d’orchestre qu’on voyait dans les années 70 à 90. J’ai fait des Grands Échiquiers avec Jacques Chancel… Pendant vingt-cinq ans j’ai participé à énormément d’émissions sur la musique classique, avec d’immenses réalisateurs.
J’ai aussi fait une série d’émissions qui s’intitulait Pour ceux qui aiment…  Bach, Beethoven, Vivaldi… On a tourné à Venise sur les pas de Vivaldi avec des musiciens comme le violoncelliste Frédéric Lodéon. On montrait des lieux fermés au public. Pour Beethoven, Gérard Depardieu disait des textes et Anne Queffélec jouait dans les salons du Sénat. C’était sur TF1 à 20 h 30 !
Cela a duré vingt-cinq ans mais les studios des Buttes Chaumont ont été vendus en 1992.  Avec la disparition des grands studios, c’était la fin d’un monde pour moi. Il fallait que je tourne la page et je suis retournée à Toulouse dans mon pays.

LVER : comment s’est passé votre retour dans la ville rose ?

CKSM : j’y ai retrouvé ma mère, ma famille. On me disait «Tu es trop vielle, avec ce que tu sais faire, tu ne trouveras jamais de travail». J’avais 45 ans ! (rire) Alors, j’ai créé mon propre emploi. Je me suis installée comme attachée de presse indépendante.
Comme je venais de la télévision, France 3 m’a proposé une émission mensuelle, où les chefs cuisiniers de Midi-Pyrénées rassemblaient quelques personnalités autour d’eux. C’était De la terre à la table présentée par Jean-François Bataille. Dès le premier tournage, à Cahors, j’ai rencontré un mécène allemand le Dr Hereth, qui possédait le château de Montcuq et une collection incroyable d’instruments anciens, dont un Stradivarius. Il a créé le festival Été Musical dans la Vallée du Lot en 1996 et j’en ai été l’attachée de presse. Puis le festival Toulouse les Orgues est né et l’administrateur m’a proposé de m’en occuper aussi.
Toujours grâce l’émission De la terre à la table, j’ai rencontré le chef de chœur Patrick de Chirée qui lançait le festival Éclats de Voix en 1998 dans le Gers. Je me suis encore occupée du festival Piano Pyrénées
Petit à petit je suis devenue la seule attachée de presse de musique classique indépendante de la région.

LVER : et comment êtes-vous devenue programmatrice musicale à votre tour ?

CKSM : j’ai arrêté les festivals, car c’est devenu trop lourd pour moi, mais j’y ai rencontré de grands musiciens au fil des années. En 2011, les propriétaires de l’Orangerie de Rochemontès à Seilh, Christine Roaldes d’Huy et son père (descendants de Pierre-Paul Riquet, le concepteur du Canal du Midi) m’on demandé d’y organiser des concerts.
J’ai pensé à des concerts de musique de chambre, l’après-midi à 16 h 30, parce que le lieu est tellement beau qu’on peut en profiter avant ou après le concert. Je voulais toucher un public qui n’aime pas trop sortir le soir, aller au parking… Beaucoup de personnes âgées viennent à Rochemontès et j’en suis très fière. Ça leur permet de venir au concert très souvent en famille, avec les enfants. Après le concert, il y a toujours une dégustation d’un vin régional et de produits du terroir de la Ferme de Merville. Mais surtout on peut rencontrer les artistes et les organisateurs.
Le premier concert a eu lieu en janvier 2012 avec Les Passions de Jean-Marc Andrieu dans un concert justement dédié à Pierre-Paul Riquet. On a été débordé ! Il faisait mauvais temps et 200 à 250 personnes sont arrivées alors que la jauge est de 200 places.

LVER : quel choix de programmation avez-vous fait ?

CKSM : la musique de chambre ! En musique de chambre, ce sont avant tout des solistes, des duos, des trios. Nous avons accueillis des artistes très connus qu’on ne voit jamais à Toulouse dans ces configurations : David Grimal, Julia Kogan, Marc Coppey, Liana Gourdjia, le Trio Elysée, ma grande amie lituanienne Muza Rubackyté, Kotaro Futuma, un pianiste japonais venu en 2014 qui fait une belle carrière depuis.
J’ai programmé deux pianistes belges sur un coup de cœur en écoutant leur CD. Le Duo Solot n’était absolument pas connu. Un vrai coup de foudre, le public en parle encore.
Pour les artistes, c’est aussi le plaisir de jouer dans un beau lieu, avec une bonne acoustique, devant un public chaleureux et très proche. Il y a eu piano seul, piano violon, piano violoncelle, trio à cordes, flûte, flûte à bec, chant, guitare… Il y a une curiosité aussi de la part du public : c’était de la musique de chambre mais c’était toujours différent dans le choix des instruments et des répertoires.

LVER : pourquoi les concerts à l’Orangerie de Rochemontès s’arrêtent-ils avec ce 20ème concert ?

CKSM : je n’arrête pas parce que ça ne me plait pas, parce que je n’ai plus d’idée dans mon sac à malices, non j’adore ça. J’arrête parce que je n’ai pas d’argent pour continuer.
Les cachets des artistes, les charges, la Sacem qui représente plusieurs centaines d’euros à chaque concert, la régie complète car il faut tout installer dans l’Orangerie, et les locations de pianos Steinway à Auch, les prospectus de l’imprimerie Trèfle… Même si tout le monde concède des prix d’amis, je n’ai jamais pu payer l’administrateur, Pierre Bernard qui est resté un généreux bénévole, comme mon amie Charlotte qui préparait de délicieux repas. Les artistes ont été d’une grande générosité également. Le public est fidèle. J’ai reçu beaucoup d’emails d’encouragements,  de «dommage» et de «pourquoi».
J’ai une équipe de bénévoles extraordinaire mais j’ai passé tout de même quelques nuits blanches à m’angoisser pour l’équilibre économique des concerts. On aurait pu mettre les billets plus chers, mais je voulais que tout le monde puisse assister à ces concerts. L’argent… je sais le dépenser pour l’art, pour la musique, pour offrir au public ces merveilleux moments. C’est un métier d’aller chercher les sous… je ne sais pas faire, je sais faire autre chose (sourire).

LVER : juste après le 20ème concert, vous proposez aux mélomanes de rester encore, pour partager un moment musical unique…

CKSM : oui, à 19 h 30, il y aura un concert de soutien dont les recettes permettront de clôturer correctement les comptes de l’association qui a porté ce projet pendant cinq merveilleuses années. Je crois que l’amitié est une valeur suprême. Il y aura des musiciens exceptionnels et tous sont très contents de venir nous soutenir.
François Castang, dont la voix est bien connue des auditeurs de France Musique et qui est un ami de longue date, revient faire le Monsieur Loyal de la soirée et dire des textes, accompagné du pianiste de la Maîtrise de Radio France Jérémie Honoré. Thierry Huillet et la violoniste Clara Cernat nous offriront une création, la soprano Magali Léger sera là aussi… Ils seront dix-sept !  Je ne peux pas tous les citer, mais le programme est remarquable. Tous ces merveilleux artistes viennent généreusement, certains de Paris, d’autres de plus loin.
Pour le final, nous avons programmé la fameuse Barcarolle des Contes d’Hoffman d’Offenbach et le public sera invité à chanter en chœur… Attention à bien se préparer !

LVER : vous aimez rebondir avec panache ! Quels sont vos nouveaux projets ?

CKSM : je continue toujours à travailler avec Les Passions et avec la grande pianiste Muza Rubackyté. Et pour tout vous dire, nous avons une petite maison à Gruissan et j’adore y aller. J’ai besoin de voir la mer… je crois que j’ai mérité d’aller voir la mer et les flamants roses !

Pour rappel : 

Dimanche 20 novembre 2016 à 16 h 30
Concert À travers Clara

Dimanche 20 novembre 2016 à 19 h 30
Concert de Gala

OrangerieRochemontès©Michel Roubinet

L’Orangerie de Rochemontès la nuit @Michel Roubinet

Photo de Une : CKSM et Jean-Marc Andrieu à Rochemontès @Lamodi
Marion Richard novembre 2016 pour la Vi-ll-e En Rose

Rencontre à l’Orangerie

MUZA3-Rochemontès-14-02-2016©Céline-Lamodi-1024x683

Le 14 février dernier, alors que certains roucoulaient au restaurant, La Vi(ll)e En Rose a choisi de roucouler au son du piano de Muza Rubackyté à l’Orangerie de Rochemontès.

Un concert prestigieux, car la pianiste nous offrait la primeur de son nouveau récital ! Du caviar pour les oreilles : du Schumman, du Prokofiev, du Čiurlionis joués avec la délicatesse, le charisme, la puissance et la virtuosité de l’artiste. Autant te dire que si tu as raté son second passage à l’Orangerie, nous te conseillons fortement de guetter le suivant !

Avant de s’envoyer les oreilles au 7ème ciel, LVER a fait une rencontre intéressante, celle d’Eric Callégari, accordeur et loueur de piano. Un rôle de l’ombre lors des concerts, mais essentiel. Lors du concert, la température s’est promenée plusieurs fois entre le soleil et la grêle, perturbant la mécanique et les cordes du piano. Heureusement Eric était là lors de l’entracte pour empêcher que des fausses notes ne gâchent notre plaisir. LVER s’est approchée de cet homme fort sympathique à l’accent bien de chez nous et lui a posé quelques questions.

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Eric Callégari en action

LVER : bonjour Eric, depuis quand et où exercez-vous ce métier  ?

Eric Callégari : ça fait 35 ans maintenant. Je suis basé sur Auch et rayonne dans la région.

LVER : depuis combien de temps travaillez vous avec les Concerts à l’Orangerie ? Avez-vous déjà travaillé avec Muza ?

EC : depuis le début, ça fait 4 ans. C’est la deuxième fois que je travaille avec elle à l’Orangerie, c’est aussi arrivé une autre fois sur Auch.

LVER : est-ce que vous vous occupez d’autres instruments ?

EC : que de piano, mais je ne fais pas que les accorder : je les entretiens et je restaure des pianos anciens du début du XXème, fin XIXème. On garde le corps du piano et on change les points de frottement, d’usure, les feutres, on vérifie les axes. Un piano est avant tout une mécanique, quand on joue, elle s’use.

LVER : la facture de piano vous a intéressé ? Qu’est-ce qui vous a dirigé vers l’accord et l’entretien de l’instrument ?

EC : La facture de piano se fait dans des unités de production, c’est de la manufacture, de la petite industrie. Il faut des machines, un outillage précis pour ça. J’en ai fait puisque j’ai appris mon métier dans une usine. Il y a quelques rares personnes qui font de la facture de piano seulement, mais généralement les gens comme moi restent sur l’entretien, l’accord et la restauration.

LVER : vous occupez-vous d’instruments similaires ? Comme les pianoforte par exemple ?

EC : il m’est arrivé de m’occuper de pianos très anciens comme des pianoforte du début du XIXème. Mais ça reste très rare, c’est une niche même si depuis quelques années on entend de nouveau quelques pianoforte ou pianos anciens. Souvent ce sont des instruments qui ont été refabriqués à l’identique plutôt que restaurés. Dans un piano il y a des contraintes, les cordes exercent plusieurs tonnes de tension. Sur des pianos très anciens, ça peut beaucoup les déformer. Comme les cadres sont en bois car il n’y a pas d’armature au début du XIXème, c’est donc trop compliqué à restaurer.

LVER : quelle est la durée de vie d’un piano à peu près ?

EC : ça c’est très compliqué à dire. Si on prend par exemple ce piano à queue Steinway, s’il est joué 4 heures par jour de façon intensive, au bout de 10 ans on va devoir changer les marteaux, les feutres, les cordes et il va repartir pour 20-30 ans. Un piano comme ça peut durer 100 ans, et même au delà, on en restaure des plus anciens parfois. Ça ne dure pas aussi longtemps qu’un violon, mais ça peut durer quand même.

LVER : quels sont les requis pour la formation ? Une oreille exceptionnelle ?

EC : non, l’oreille de l’accordeur est une oreille technique, pas une oreille de musicien. En fait tout le monde est capable d’entendre ce qu’il faut pour accorder, c’est juste qu’on ne vous a jamais mis l’oreille dessus. Donc quand on apprend l’accordage, on apprend à écouter des choses très spécifiques : des différences de fréquence qui émettent des battements. On apprend à les identifier, les gérer, les quantifier.

LVER : quel genre d’accordage utilisez-vous ?

EC : en général on utilise le tempérament égal. Il n’y a qu’en musique ancienne qu’on va utiliser des tempéraments plus spécifiques. Le tempérament égal lui, permet de jouer dans toutes les tonalités sans que ce soit vilain à l’oreille. Quand on utilise d’autres tempéraments, on va pouvoir jouer avec une ou deux altérations, si on veut en rajouter, on est obligé de modifier un peu.

LVER : les pianistes vous demandent-ils parfois un son particulier ?

EC : on amène un piano qui est ce qu’il est, mon rôle c’est de le maintenir au top. Un piano a son son, sa vie, son âme, ce qu’il faut c’est que la mécanique marche bien. Là où on intervient c’est sur l’harmonisation, c’est à dire sur le timbre du piano. Par exemple les marteaux qui tapent sur les cordes sont en partie en feutre, à force de jouer ils peuvent se tasser un peu et le piano avoir un son un peu plus dur. A nous d’égaliser ça, de le rendre un peu plus doux. De temps en temps on intervient pour changer des pièces. Après les pianistes, quand ils vont faire un enregistrement par exemple, peuvent faire venir un piano particulier parce qu’ils ont trouvé le son très beau, ou une certaine marque ou modèle. En ce qui me concerne, je ne me balade pas avec 10 pianos dans le camion. Bien que ça puisse arriver quand même dans certains grand festivals. Il y a plusieurs pianos et le pianiste peut en choisir un en particulier. Après c’est aussi une question de budget.

LVER : on a tendance à imaginer un accordeur sachant bien jouer. Est-ce vous jouez du piano vous-même ?

EC : Au clair de la lune en version améliorée, ha ha ha ! C’est ce que je disais tout à l’heure, accorder un piano, c’est technique. Le musicien va avoir une demande et nous apportons un réponse technique à ça. Depuis 20 ou 30 ans, les accordeurs sont tous plus ou moins un peu musiciens, mais moi j’ai appris avec des gens qui ne jouaient pas une note. Et quand je dis pas une note, c’est pas une seule ! Autrefois, les accordeurs étaient seulement des techniciens. Dans les usines de piano, on n’en jouait pas. Après le fait de jouer peut éventuellement permettre de comprendre certaines petites choses, mais ce n’est pas indispensable.

LVER : ça ne vous a pas tenté, en vous occupant d’un instrument, d’aller un peu plus loin ?

EC : disons que du piano, j’en joue et j’aime ça, mais si j’étais pianiste professionnel, je ne serai pas accordeur.

LVER : en effet, ce sont finalement deux approches différentes du même instrument. Qu’est-ce qui vous a fait choisir ce métier ?

EC : un jour quand j’étais gamin, je faisais un peu de musique, et un monsieur m’a dit «Tu sais il y a un beau métier c’est réparer les instruments de musique». C’est rentré dans une oreille, c’est resté au milieu du cerveau et ça n’est jamais ressorti. Après j’ai cherché à me former et ça s’est fait comme ça. Je ne savais pas du tout ce que c’était, chez moi personne ne faisait ça, on n’était pas du tout dans le milieu. Après j’ai appris le métier, je me suis installé à mon compte, j’ai fait de l’entretien, de la restauration pour les particuliers. Pour la partie concert, ça fait une quinzaine d’années que je fais ça.

LVER : j’imagine qu’ensuite vous avez rencontré pas mal de musiciens ? Une rencontre en particulier ?

EC : oui en effet depuis qu’on fait les concerts, on rencontre énormément de musiciens. Une chose qui m’a éclaté, c’est de travailler pour des pianistes que j’écoutais quand j’avais 17 ou 18 ans. A l’époque où je commençais à écouter beaucoup de musique, des pianistes comme Bruno Rigutto, Jean-Philippe Collard m’ont fait découvrir plein de choses. Travailler pour eux plus tard, c’est quelque chose !

LVER : un petit mot sur la musique, quel genre écoutez-vous ?

EC : j’écoute énormément de musique classique, de Bach à aujourd’hui, beaucoup de piano parce que j’aime ça, mais également des quatuors, des symphonies ou d’autres encore.

Eric Callégari a de splendides pianos Steinway de toutes tailles et autres qu’il loue dans toute la région, son site internet est par ici. Il les transporte SEUL, même les plus gros et fragiles, avec une espèce de machine qui les met sur la tranche, il les monte sur les scènes les plus acrobatiques et les range dans son camion. Puis il les prépare, les chouchoute en fonction du pianiste, du répertoire, les accorde avant la répétition et les retouche juste avant le concert. Son rôle, bien que discret est primordial car un mauvais piano peut ruiner un concert. En revanche, un bon piano ne fera pas de miracle sur un mauvais pianiste. Mais Catherine Kaufman-Saint-Martin est là pour sélectionner les meilleurs.

Marc-CoppeyLiana-Gourdjia-e1453734253830-350x350A venir pour cette 4ème saison « Honneur aux Dames », le 10 avril, un duo de violon et violoncelle composé de Liana Gourdjia et de Marc Coppey, nous interprétant des suites, sonates et inventions de Bach, Ysaÿe et Mozart.

Violoncelliste reconnu mondialement et à la discographie éclectique, Marc a récemment enregistré les 6 suites pour violoncelles de Bach pour Arte.

Liana est une violoniste prodige venant de Russie. Célèbre depuis ses 6 ans, elle joue dans des occasions ou des lieux prestigieux comme les jeux olympiques d’Atlanta, l’Unesco à Paris, pour le pape Jean-Paul II au Vatican.

Les deux musiciens joueront tour à tour des pièces de soliste et des duos. LVER y sera pour découvrir leur talent, ainsi que celui des compositeurs. Tu viens avec nous ?

Informations pratiques

Dimanche 10 avril à 16 h 30

Tarifs : 24 € – étudiants 15 € – gratuit pour les moins de 10 ans

Programme et renseignements ici. Réservations .

05 62 72 23 35 – cskm@orange.fr

Orangerie de Rochemontès – Route de Grenade 31840 Seilh

Crédits photo Muza Rubackyté ©Céline Lamodi

« Honneur aux dames » à l’Orangerie de Rochemontès

1-Aline &  Martin+public-Rochemontès-nov 2015©JJ.Ader

Des nuages ont passé sur l’automne ces dernières semaines. Mais il y a eu de belles journées ensoleillées qui éclairent ce que les humains font de bien. Le 8 novembre fut une de ces journées. LVER t’a parlé (ici) des concerts à l’Orangerie de Rochemontès, et si tu n’y es pas allé, elle y est allée pour toi !

Un soleil radieux éclairait le domaine, nous permettant de profiter du cadre magnifique. On entre dans le bâtiment de l’orangerie, tout en brique, à l’immense plafond. Au centre contre le mur, une estrade, éclairée par de chaleureux spot. Là, les instruments trônent. La salle se remplit doucement, Catherine Kauffmann-Saint-Martin accueille les gens avec un grand sourire.

CKSM-Rochemontès-nov. 2015©Jean-Jacques Ader

Catherine Kaufmann-Saint-Martin, l’organisatrice amorce la soirée – photos ©J.J. Ader

2-Aline & Martin-Rochemontès-nov. 2015©JJ. Ader3-Aline & Martin-plan large dos+public©JJ.AderUne petite présentation de l’organisatrice, et la magie démarre. Les sonorités scintillantes du clavecin sont complétées par la chaleur de l’orgue positif sur un concerto de Vivaldi. Aline Zylberajch et Martin Gester, époux dans la vie comme sur cette scène, dialoguent, se parlent, complices à travers J.S. Bach, un concerto de Telemann, les variations sur les Folies d’Espagne de C.P.E. Bach. Entre les pièces, ils nous parlent de musique, avec passion et simplicité, présentant en quelques mots le contexte qui donnera plus de profondeur à l’écoute. Et on se laisse emporter par quelques œuvres plus solitaires comme les sonates de Scarlatti. Enfin nous avons eu droit à un bis avec une joli Pastorale concluant le programme de façon légère. Le petit coup de cœur de votre serviteur va à CPE Bach et Telemann avec les alternances de passions entre le phrasé sanguin et mélancolique.

A la fin du concert, un petit buffet avec vin et produits régionaux accentue la convivialité du moment. Il est possible d’admirer les instruments de près, notamment l’intérieur génial de l’orgue Deblieck, et surtout d’aller saluer et parler avec les musiciens, grands noms de la scène baroque.

Si tu souhaites vivre l’expérience des concerts à l’Orangerie, la saison 5 «Honneur aux dames» vient juste de débuter ! Il est possible de consulter le programme sur leur site.

Prochain concert :

Dimanche 14 février avec la pianiste Muza Rubackyté, qui présentera entre Prokofiev et Schumann, des pièces de son compatriote Mikalojus Konstantinas Čiurlionis.

Et si le temps te semble long d’ici le 14 février, il y a toujours la possibilité de voir les DVD de la saison dernière. LVER a apprécié la qualité des films et du programme. On voit les musiciens vivre la musique et des gros plans nous montre les détails du jeu sur les instruments. Un agréable moment à partager.

 

Les petits plaisirs du Seicento :

Recto jaquette PassionsRond galette-Passions

Grâce à l’orchestre les Passions, nous plongeons dans la naissance de la musique baroque au début du XVIIème siècle avec un trio dulciane, flûte à bec et claviorganum, des instruments inhabituels. Tu ne les connais pas ? Alors c’est l’occasion ! Et si tu les apprécies déjà, la musique de Frescobaldi, de Merulo, de Rossi et d’autres encore est vive et colle au cadre bucolique de l’Orangerie. On adore la présentation des instruments et les indications musicologiques de Jean-Marc Andrieu, qui restent légères pour ne pas ennuyer mais font découvrir plus profondément le sujet.

 

 

 

DVD jaquette- Rochemontes-Duo MelisandeDVD galette-Duo Melisande

Variations Goldberg et musique espagnole :

Le duo Mélisande lui, nous emmène dans l’univers de la guitare classique avec J.S. Bach et la musique espagnole d’Albeniz et Turina. La vidéo est belle, le son est bon, et le programme envoûtant. Très intimiste, les deux guitares s’accompagnent dans le calme des très classiques variations Goldberg, puis deviennent plus lyriques et rythmées sur le tango d’Albeniz, la Mallorca et la Danza de seduccion de Turina.

 

 

Te voilà donc avec une belle idée de cadeau pour la fin de l’année !

 

Informations pratiques :

Programme et renseignements ici. Réservations .

05 62 72 23 35 – cksm@orange.fr

Orangerie de Rochemontès – Route de Grenade – 31840 Seilh